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Oumar Sissoko : « Je suis ouvert à toutes les propositions »

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« Comme tout jeune de quartier, j’ai commencé le foot avec mes amis d’enfance, se présente Oumar Sissoko. J’ai intégré mon club de quartier l’A.S.C.M.B. (Association Sportive Culturelle Montreuil Bel-air) quelques années avant de rejoindre le club de ma ville le R.S.C.M. (Red Star Club de Montreuil). Puis, en 2000, j’ai intégré l’INF (Institution Nationale de Football). C’est à ce moment-là que ma carrière a réellement pris un sens ». Le jeune garçon d’origine malienne va alors voir les portes du monde professionnel s’ouvrir peu à peu, à force de travail. Il va ainsi joué son premier match en professionnel et obtenir la montée en Ligue 1 avec le FC Metz. Ensuite, il va découvrir l’élite du football français dans les cages de l’AC Ajaccio, avant de rejoindre Orléans et d’y vivre une montée en Ligue 2. Puis, la carrière de l’international malien a connu un véritable coup de frein du côté du Havre.

La galère du Havre

« Il y a eu un discours avant ma signature qui n’a pas vraiment été respecté une fois au club », commence à nous expliquer Oumar Sissoko. Tout juste arrivé en Normandie et le gardien se retrouve en position d’indésirable aux yeux du coach. « Lors d’un entretien avec le coach, il m’a fait comprendre que pour lui il avait un numéro 1 et que cela n’allait pas changé, qu’il ne voulait pas le mettre en concurrence, sous pression ». Une situation qui ne convenait pas à l’international malien. Ce mécontentement lui coûte même sa place au sein du groupe professionnel du HAC. « Depuis 2006, j’ai toujours appartenu à un groupe professionnel quoiqu’il arrive. Et, 13 ans après, on me demande de reprendre avec un groupe réserve ». Résultat, zéro match officiel dans les cages de l’équipe dirigée par Oswald Tanchot.

Oumar Sissoko avec le maillot de l’USO. – Crédit image : Pascal PROUST

Ce genre de situation est difficile pour tout footballeur. S’ils vivent encore de leur passion, ils ne peuvent plus la pratiquer et cela peut vite devenir un cauchemar. « Dieu merci, j’ai eu ma famille, mes amis, ainsi que certains supporters qui m’ont aidés à surmonter cette épreuve », se remémore Oumar Sissoko. Un soutien sans faille qui permet de garder la tête haute et ne pas baisser les bras. L’homme de 31 ans se souvient aussi d’où il vient, des sacrifices nécessaires pour arriver dans le monde du football professionnel. « Lâcher, abandonner ? Jamais. Je suis un compétiteur, je suis parti de chez mes parents à l’âge de 12 ans pour le football. Dans une carrière il y a des hauts et des bas. Il m’en faudra plus pour me faire craquer. Ce qui te tue pas te rend plus fort ! »

Le gardien veut soigner sa relance

« Dans la vie il y a beaucoup plus grave que le football, relativise le joueur qui a fait ses débuts professionnels au FC Metz. C’est un métier magnifique que je pratique par la grâce de Dieu. Le sourire fait parti de moi, et quoi qu’il arrive il sera toujours présent sur mon visage ». Aujourd’hui, c’est un nouveau départ que veut prendre Oumar Sissoko. Pour cela, il participe actuellement au stage de l’Union Nationale des Footballeurs Professionnels. Une situation que le gardien de but a déjà connu il y a quatre ans avant de rallier Orléans, où il a connu une montée de National en Ligue 2. « L’UNFP n’est pas un frein, bien au contraire, nous confirme ainsi le natif de Montreuil. Nous sommes exactement dans les mêmes conditions qu’un club professionnel, voire même mieux que certains … L’ambiance y est excellente. Tout est réuni, que ce soit le staff, le groupe, l’environnement, pour passer de très bons moments sur le terrain mais aussi en dehors, et travailler dans des très bonnes conditions ».

La photo de présentation d’Oumar Sissoko lors de son arrivée au Havre. – Crédit image : Le Havre AC

« Aujourd’hui, ce que je recherche c’est le temps de jeu. J’en ai été privé pendant deux ans et cela me manque beaucoup », explique-t-il. Retrouver le goût de la compétition est quelque chose d’important pour l’international malien. « Je suis ouvert à toutes les propositions en France ou à l’étranger, tant que le projet sportif reste professionnel ». Pour cela, les clubs peuvent s’appuyer sur les matchs amicaux joués par le groupe ainsi que les séances d’entraînements mises en ligne. Oumar Sissoko reste optimiste quant à son avenir, même s’il a, au fond de lui, la déception de ne pas avoir vécu la Coupe d’Afrique des Nations avec le Mali. « La CAN est une compétition renommée que tout international africain rêve de jouer ». Mais, celui qui avait vécue l’aventure en 2008 avec les Aigles, a du suivre ses coéquipiers depuis chez lui. « Forcément, ma situation en club a eu un impact sur le fait que je n’ai pas été sélectionné. C’est compréhensible puisque pendant deux ans je n’ai pas vraiment été compétiteur. Donc, je ne peux qu’accepter la décision finale du sélectionneur ». Le regret est bien présent et doit être une force supplémentaire dans l’envie de trouver un nouveau défi afin de se relancer pour Oumar Sissoko.

« À côté de la difficulté, est certes une facilité. »

 

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