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Stadito Tour : Un week-end football à Londres (Episode 2)

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*Disclaimer : il est possible que durant l’intégralité de l’article j’alterne entre la première personne du singulier et du pluriel puisque j’ai partagé ce voyage avec Dylan, lui aussi rédacteur Stadito. Au niveau des prix le taux de change lorsque nous avons voyagé était de 1£=1,13€.

L’enchaînement de deux matchs

Après un « DAY 1 » fort en émotion et riche en football plaisir, football passion et football anglais, me voici sur le point de poursuivre l’expérience anglaise. Aujourd’hui, beaucoup moins de kilomètres à pied de prévus (les 17km de la veille ont assez pesé dans les jambes) mais pourtant nous nous rendons à Wembley avant de rentrer en France en fin de journée.

Le temps du trajet :

Depuis notre location, il nous est indiqué une bonne grosse heure de trajet. Un enchaînement entre le Métro, l’équivalent du TER et un tout petit peu de marche et nous voici aux abords d’un monument du football anglais et plus généralement l’entertainment britannique.

Avant de poursuivre sur la découverte de Wembley, faisons un petit point sur une donnée très importante pour votre voyage : les transports. La ville de Londres est une ville très très très étendue. Le Londres intra-muros est 15 fois plus grand que Paris. A Londres tout ce qui pourrait être en France des villes, que nous regroupons en une agglomération (Créteil, Saint-Denis, Issy …), est organisé en quartier. Si nous élargissons Paris intra-muros à sa banlieue, son aire urbaine équivaut à celle de Londres.

Au niveau des frais financiers, le métro est très onéreux. De plus, ce tarif s’adapte à la distance que vous avez à parcourir. A l’achat, il vous faudra donc bien prévoir les différents lieux que vous souhaitez cibler. Pour vous faire un petit récapitulatif des quelques petits trajets que j’ai dû effectuer durant mon séjour :

  • De la gare Saint-Pancras à Vauxhall (en direction du AirBnB) : 4,90£ (soit 5,60€)
  • Puis 4,60£ de Vauxhall à la station de Earsfield (dans ce qui correspond à l’équivalent du TER)
  • Le lendemain, 3,30£ pour faire le trajet inverse jusqu’à Earsfield
  • Puis 5,90£ pour Wembley

Nous avons donc dépensé un total de 18,70£ (21,50€) pour quatre trajets. Pour éviter cela, je vous conseille de vous renseigner à propos de la Oyster Card qui vous permettra de réduire ces coûts si vous voyagez plus de deux fois dans chaque journée (ce qui n’était pas mon cas).

Wembley, un stade mythique

Nous voici arrivés à la station Wembley Park qui se situe au Nord Ouest de la cité de la Reine. Nous sommes à deux bonnes heures du début de la rencontre et pourtant le flux migrant vers le stade est déjà bien dense. Sur le chemin, l’arche mythique de Wembley se dévoile à peine la vue dégagée. Impossible de manquer ce géant. Muni de nos sacs à dos marquant notre côté touriste, nous faisons face à un petit aléa de voyageur : impossible de rentrer dans le stade avec. Pour pouvoir entrer une consigne est proposée mais à quel prix ?! 10£ par sac (soit près de 11€) donc attention à ça si vous venez au stade le jour de votre départ, pensez-y !

Passage traditionnel auprès du premier vendeur de programme du match et là, petite surprise. Après un petit stratagème totalement involontaire, je parviens à embrouiller le jeune vendeur anglais et j’obtiens deux programmes pour le prix d’un après avoir passé cinq minutes à chercher mes pièces en Livres parmi celles en Euro que j’avais « très intelligemment » mélangé. Ensuite direction la boutique, et là … ce fut quelque chose !

La queue pour accéder à la boutique mise à disposition du club est assez conséquente. A l’intérieur de ce store, le monde est fou. Impossible de circuler sans devoir esquiver un supporter, c’est la pagaille. Autour de tout ce monde, les produits à l’effigie des Spurs se déclinent en tout genre et plus particulièrement ceux à l’effigie de la star asiatique Heung-Min Son. Dans la boutique la population asiatique et principalement coréenne se rue sur les goodies et maillots. Je vois même passer à côté de moi un homme qui tient dans ses mains sept maillots, tous floqués « SON – 7« . C’est LA FOLIE !

Une fois cette boutique quittée dans une foule dense et totalement folle, place au stade. Les supporters continuent d’affluer en masse aux abords de Wembley et la pression commence à monter de notre côté. Nous marchons autour du géant accompagnés par une playlist très actuelle où s’enchaînent des classiques du moment comme Drake qui me fait « lâcher » quelques pas de danse. Postés devant notre portique d’accès N, nous entrons dans le stade.

Tottenham, du scepticisme au plaisir

14h00 – Mes yeux grands ouverts, je profite de ce moment ultime du premier contact visuel avec un nouveau stade, mon 36ème à mon compteur. Au premier regard, à une trentaine de minutes du début du match, le grand Wembley paraît bien vide. Les joueurs s’échauffent, Tottenham devant nous et Leicester à l’opposé mais au niveau des tribunes c’est le calme plat. Mon collègue et moi même nous regardons, perplexes, et nous accordons très vite sur cette petite déception que fut notre arrivée.

14h30 – Les joueurs entrent sur la pelouse dans une ambiance assez calme nous laissant encore une fois dubitatifs sur l’expérience que nous étions en train de vivre. Malgré tout, le stade s’était bien rempli et l’ensemble des anneaux 1 et 2 ne laissaient apparaître aucun siège vide.

Le match est lancé et les deux équipes sont décidées à jouer. Un vrai match anglais s’offre à nous. Les actions fusent de part et d’autre. La justesse technique de Maddison fait un bien fou aux Foxes de Claude Puel tandis que les fulgurances de Moussa Sissoko sont saluées par les supporters des Spurs. Le match en tribunes débute réellement lors de l’ouverture du score de Davinson Sanchez d’une tête foudroyante suite à un corner joué à deux. Le public à notre gauche debout durant toute la rencontre commence à entonner des chants entraînant tout le stade avec lui. Il nous manquait cela la veille à Fulham.

Le tournant du match intervient à la 60′ quand Hugo Lloris, gardien de l’Équipe de France, s’impose devant un Jamie Vardy entré en jeu pour tirer le penalty gagné par Leicester. A 1-0 pour les Spurs, le capitaine des Bleus est décisif et c’est tout un stade qui scande des « HUGO! HUGO! HUGO! » prononcés « OUGO! » bien sûr.

Peu de temps après cela, Christian Eriksen régale tout le stade d’une sucrerie déposée dans le petit filet de Schmeichel pour faire le break. Wembley exulte (nous aussi). Loin d’être abattu et en grand buteur qu’il est, Jamie Vardy se fait pardonner de son échec en marquant dès son ballon suivant sur un service de l’ancien niçois Ricardo Pereira. Le parcage des Foxes explose à son tour. Quel spectacle !

Depuis notre passage à la boutique, la folie asiatique autour de Son m’avait vraiment marquée. Dans le stade, à chacune de ses touches de balle, l’atmosphère se cristallise et nous sentons cette attente autour du génie coréen. En manque de réussite pendant toute la rencontre, il fallut attendre la 92′ et un contre de fin de rencontre pour voir ce que nous attendions : un but de Son pour contempler l’ampleur de la frénésie autour de lui. Après son but venant parachever le succès des locaux (3-1), les groupes de supporters coréens se manifestent en sortant leur drapeau. Incroyable.

L’après match et le ressenti

Une fois le match terminé et les travées de Wembley quittées, l’euphorie est encore présente. Le but de Son marqué dans les ultimes minutes a clôturé notre week-end football de la plus belle des manières. En refaisant notre match, nous arrivons rapidement à la conclusion suivante : nous allons devoir revenir. Que ce soit sur le plan historique, émotionnel ou encore footballistique, le football en Angleterre a, quoi qu’on en dise, un « truc » de spécial. Nous refermons cette folie britannique au « BoxPark« , un complexe tout récent aux abords de Wembley abritant de nombreux points de restauration en tout genre et surtout un écran géant rassemblant les fans de sport. A notre arrivée, la France se fait laminer au rugby (classique) par les Anglais, nous en profitons pour commander à manger. Ensuite, le match Manchester City/Chelsea est diffusé et nous assistons à la déroute des Blues devant des Citizens « on fire » (6-0).

Dans le métro en direction de la gare Saint-Pancras, je profite des dernières minutes sur le sol anglais pour me remémorer les beaux moments du week-end en triant les photos que vous voyez ci-dessous et je n’ai qu’une hâte, être au 8 mars prochain pour mon prochain week-end football au pays du chorizo, de la paella et des tapas.

L’album photo :

Un petit tour en Suisse

Wembley Stadium (Tottenham)

7.2

On a aimé
  • L'entrain des supporters des Spurs
  • La visibilité dans Wembley
  • Le parcage de Leicester
  • La playlist autour du stade qui m'a fait danser sur Drake
On n'a pas aimé
  • L'avant-match très peu animé
  • Le tarif des consignes hors du stade (10£ par sac)
Basile Brigandet
Fondateur de Stadito avec pour seul religion le football. Heureux dans un stade quelque il soit, je suis né à Troyes et idolâtre Benjamin Nivet depuis mon plus jeune âge.
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