Coupe de FranceStadito Tour

Stadito Tour : Fête populaire au Stade Henri Seigneur de Croix

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Ce nouvel épisode des Stadito Tour est un peu différent de ceux que nous avons l’habitude de vous proposer. Au delà du stade que nous avons l’habitude de vous faire découvrir, aujourd’hui je vais davantage vous parler d’un moment de joie collective que j’ai vécu ce samedi 5 janvier 2019 lors d’un match de Coupe de France entre deux club amateurs : l’Iris Club de Croix (N2) et l’US Raon-L’étape (N3).

12h30 – Aujourd’hui j’ai de la chance. Pas de long trajet, pas de transports en commun à prendre, le match se déroule à moins de cinq kilomètres de chez moi. Le voisin Croix est en lice pour le 32ème de finale de la Coupe de France 2019 et reçoit les vosgiens de Raon-L’étape. Si l’affiche n’est pas la plus belle sur le papier, je sais très bien que les matchs de Coupe entre amateurs sont souvent de bons moments à vivre. Ce match est donc ainsi mon premier de l’année 2019.

L’avant-match et le contexte

Me voici garé à quelques mètres de l’entrée conseillée aux personnes ayant acheté une place « pourtour« , ce qui n’est pas mon cas mais bon … Pour ce match, le club de Croix a proposé deux tarifs assez abordables pour essayer d’attirer un public conséquent (7€ en « Pourtour » et 10€ en « Tribune »).

J’accède au stade assez rapidement, l’entrée y est fluide et l’organisation est très bien rodée. Etant arrivé par l’entrée opposée à la tribune où j’ai pris ma place, j’ai la chance de pouvoir prendre la température de l’ambiance montante, en passant notamment à côté de l’espace dédié aux vosgiens ayant fait le déplacement. Tout se passe dans une ambiance chaleureuse. Le coup d’envoi est prévu à 13h et de nombreux spectateurs ont fait de la friterie le bar d’avant-match. Les cornets s’enchaînent.

Les 22 acteurs et plus sont sur la pelouse synthétique du stade Henri Seigneur pour l’échauffement et la tension liée à l’enjeu commence à se voir sur les visages des joueurs dont nous sommes proches.

Une tribune flambant neuve

Amputé de sa seule et unique tribune depuis de nombreux mois, le leader du Groupe D de National 2, l’Iris Club de Croix inaugure aujourd’hui son nouvel espace dédié à ses supporters. Il est vraiment très intéressant de voir l’évolution des infrastructures d’un club, qui plus est lorsque cette évolution est accompagnée d’une évolution sportive en parallèle.

La tribune est d’apparence assez simple. Cependant, elle possède des avantages intéressant et elle se démarque des tribunes anciennes. Une de ses particularités se situe dans son accès. Comme dans les stades professionnels, l’accès aux gradins est séparé en trois entrées arrières ce qui facilite l’organisation et la gestion des flux. Son autre particularité est qu’elle est munie d’un abris sur toute sa longueur pour les personnes restées au bord de la main courante.

Tous les éléments sont réunis pour que nous vivions tous un moment important pour le club local, logiquement favoris de la rencontre.

Le match s’apprête à débuter et la tribune est quasiment complète au même titre que la main courante qui entoure le stade. Les personnes s’amassent autour du terrain pour profiter de la proximité qu’offre ce stade, tout en étant un peu surélevées (voir photo). La visibilité est très bonne. Je me suis rendu dans la tribune. Autour de moi je comprends assez rapidement que des proches des joueurs m’entourent. Contrairement au monde professionnel, ici ce sont des prénoms qui sont criés et non des nom.

Un match agréable mais sous tension

Le match est assez serré même si les locaux de Croix dominent. Les deux équipes proposent du jeu et ne se retiennent pas. Tout est joué à 100% et le match est très plaisant à regarder.

A la pause, aucun but n’a été marqué. En seconde mi-temps, la tension est de plus en plus forte. A la 57′, les esprits s’échauffent suite à un tacle appuyé des vosgiens sur le numéro 10. L’arbitre professionnel de ce match M.Perreau-Niel sort deux rouges ! Le numéro 6 de Raon-L’étape est expulsé ainsi que le numéro 4 Croisien. En tribune, l’heure est à la crainte et le public à l’air d’en vouloir à son joueur.

Les minutes s’égrainent et rien ne change. Je commence à me dire que je vais devoir passer encore une trentaine de minute dans le froid mais ce n’est pas sans me déplaire au vue du spectacle proposé. Les deux blocs sont scindés en deux. Croix attaque, Raon défend et semble se contenter d’une éventuelle prolongation.

Une fin de match déterminante

A une dizaine de minutes de la fin, le héros du 7ème Tour après son but victorieux contre le Paris FC à la 90+4′, Sofiane Mihoubi fait son apparition avec le numéro 15 sur le dos. A côté de moi, des jeunes se lèvent et crient « ALLER SOFIANE, C’EST POUR TOI MAINTENANT!!« . Ils ne croient pas si bien dire. Le milieu de terrain né en 1998, Mihoubi, frais après son entrée en jeu, se projette vers l’avant et se retrouve au second poteau pour placer sa tête ! L’Iris Croix ouvre la marque à la 87′.

Le stade chavire dans le bonheur et les portes des 1/16 de finale s’entrouvrent. L’histoire se répète. Le jeune joueur de 20 ans libère tout une ville réunie autour de ce terrain. Dans les arrêts de jeu, sur un contre l’ancien joueur de la réserve du LOSC, Ryad Habbas parachève le spectacle en inscrivant un second but anecdotique mais qui permettra de faire de cette fin de match une belle fête.

Joie et soulagement pour Croix

Après un petit tour d’honneur, les joueurs se dirigent vers la tribune, et entament leur fête en chanson puis continuent par un clapping avec le public resté nombreux en tribune. La fête est belle et les personnes présentent sont déjà la tête tournée vers la suite de la compétition. Et si l’Iris avait l’honneur de recevoir un club de Ligue 1 ?

De mon côté, je quitte tout doucement le stade, profitant de la friterie pour parachever mon reportage en ajoutant une touche gastronomique à mon périple. Après avoir vu des cornets de frites bien garnis et plutôt attirants, je décide de goûter ces frites. Ainsi, je fini cette belle rencontre sur une note très agréable puisqu’en plus d’être moins coûteuses que dans des stades professionnels (2,50€ le cornet contre 4€ généralement dans les stades), ces frites sont très bonnes et savoureuses.

Une autre aventure Stadito Tour :

Basile Brigandet
Fondateur de Stadito avec pour seul religion le football. Heureux dans un stade quelque il soit, je suis né à Troyes et idolâtre Benjamin Nivet depuis mon plus jeune âge.
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