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Étoile Rouge de Belgrade

Oublions les affaires de match truqué contre le Paris Saint-Germain le 3 octobre dernier. Et intéressons-nous à un club déchaînant les passions du côté de Belgrade. Le championnat de Serbie peut paraître déroutant par son manque de concurrence. Quoi que, le Partizan Belgrade est peut-être le seul concurrent au titre mais c’est un challenge tout aussi intéressant que le PSG en Ligue 1. Depuis six ans, le titre change de main chaque année avec le rival historique. Vous n’avez jamais eu envie de jouer dans une chaude ambiance et un stade mythique : le Marakana, en référence au stade brésilien, est sûrement le plus chaud d’Europe avec ses interminables couloirs ressemblant au labyrinthe d’une prison. Cela ne se traduira pas par l’ambiance sonore mais dans une partie FM, on est plongé dans un univers tellement réel qu’on peut facilement s’imaginer cette ambiance lors de nos matchs. À la limite, on vous conseille de mettre les chants des ultras sur YouTube pendant les matchs.

L’Étoile Rouge c’est un club au passé aussi bien riche que sombre. Une génération dorée lui offre la Coupe des clubs champions en 1991. Une compétition à laquelle elle n’a plus participé depuis, la faute à l’exil de ses talents côté italien (Savicevic, Mihajlovic, Stojkovic …). D’autres parcours viennent garnir l’histoire européenne du club serbe. Une finale de la coupe de l’UEFA notamment en 1979. Le côté sombre de l’Étoile Rouge se trouve chez ses supporters. Le club de la Police fait souvent la une des faits divers à cause de ses supporters considérés comme les plus chaud en Europe. Vous vous souviendrez peut-être de ce supporter toulousain, Brice Taton, violemment agressé en marge du match de coupe de l’UEFA en 2009 et qui a perdu la vie à la suite de ses blessures. Systématiquement le derby contre l’ennemi se termine en affrontement. En 1990, sur des fronts de querelles politiques et d’indépendance, le match contre le Dinamo Zagreb dégénère avant même le coup d’envoi. Boban restera comme le symbole de ce triste match en donnant un coup de pied à un policier qui chargeait au sol un supporter croate. Ce match est pointé comme le déclencheur de la guerre d’indépendance qui débutera un mois plus tard. Un club bien emprunté de son histoire. Bref il y aurait tellement de choses à raconter mais ce n’est pas le but de cet article.

Le défi que l’on vous propose avec ce club : faire régner votre domination sur la Serbie. Ce qui se traduit par réaliser le doublé coupe/championnat le plus souvent que possible. Et grâce à vos talents de formateur, et une belle génération de jeunes serbes, faire briller les couleurs d’antan, les mythique rayures rouges et blanches, de l’Étoile Rouge de Belgrade en Europe. Pour cela, vous allez devoir déjouer les règles strictes du championnat serbe (pas plus de 4 joueurs étrangers sur la feuille de match). Il vous faudra peut-être faire revenir les stars du football serbe au pays. Mais on vous laisse dessiner votre propre voie. En début de partie, vous allez pouvoir vous appuyer sur une belle petite équipe dont la star est Marko Marin, le virevoltant ailier allemand. À ses côtés vous aurez le brésilien prêté par Bordeaux Cafu et le Ghanéen Boakye. Côté Serbe, Krsticic, au cœur du jeu, fera vivre le ballon au rythme de ses géniales inspirations. Plus jeune, vous possédez en Dejan Meleg un talentueux serbe de 23 ans qui pourra vous faire économiser une place d’étranger par la suite. Dans vos équipes de jeunes, à vous de tirer au mieux du potentiel de Dejan Joveljic, un buteur de 18 ans. Et si vous le pouvez, tentez de conserver le milieu de terrain prêté par Manchester City Ivan Ilic. À vous de faire briller l’étoile.

Budget transfert : 2,3 M€

Budget salarial : 650 000€/mois

Durée de la partie : 10/20 saisons

Istanbul Başakşehir

Istanbul Başakşehir de son vrai nom est l’un des cinq clubs d’Istanbul à évoluer en Toto Super League. Si vous êtes fan des derbys et des conférences d’avant et après-match, vous allez être servi. Le club d’Istanbul BB est l’extrême opposé de l’Étoile Rouge qu’on vous a présenté avant. Une histoire très récente puisque le club a été créé en 1990. Soit presqu’un siècle après les trois dinosaures Besiktas, Galatasaray et Fenerbahce. Historiquement, c’est LE club de la mairie d’Istanbul. Il accède pour la première fois à la première division en 2007. Puis en 2014, le club, au bord de l’extinction, est vendu au AKP, le parti politique de Recep Erdogan, président turc. Depuis, le club est devenu l’un des clubs majeurs de Turquie en faisant venir des joueurs expérimentés turcs et étrangers : Arda Turan, Emre Belezoglu, Adebayor, Clichy … Dans un championnat assez hétérogène, de quoi donner rapidement du poids au club stambouliote. On peut allègrement le comparer au Milan AC détenu à l’époque par Silvio Berlusconi, le club du pouvoir. Avec un message derrière, plus politique, les petits peuvent devenir grands. Vous l’avez compris, vous arrivez dans une atmosphère politique.

Malheureusement, Recep Erdogan n’est pas disponible dans Football Manager 2019.

En prenant ce club, vous vous demandez quel est le défi avec toutes ces stars déjà au club ? Des stars, oui, mais des trentenaires. Un effectif qu’il va falloir renouveler petit à petit tout en rivalisant avec les trois rivaux stambouliotes dans la course à la Ligue des Champions pour disposer d’une manne financière intéressante. Car vous ne commencerez qu’avec 4,5M d’euros, soit l’équivalent de Lebo Mothiba. Inutile de préciser que le club n’a toujours pas de titre. Pour cette partie, il vous sera avant tout demandé de briller sur la scène nationale plutôt qu’européenne. Outre les vieux briscards comme Turan ,Inler , Adebayor, Clichy, Elia, Chedjou vous pourrez vous appuyer sur de jeunes joueurs talentueux. Tel Irfan Kahveci (22 ans) qui pourra s’inspirer du grand Emre Belezoglu pour devenir le milieu que toute la Turquie attend. Le roc ghanéen, Joseph Attamah (24 ans) assurera vos arrières pendant un petit moment. Il faudra cependant lui trouver un pendant plus jeune que Manuel Da Costa ou Chedjou. Pour des plus jeunes, ne comptez passur votre centre de formation, il est peu fourni en qualité. Mais ailleurs en Turquie, quelques pépites attendent bien sagement de pouvoir exploser au grand jour.

Budget transfert : 4,5 M€

Budget salarial : 3,1 M€/mois

Durée de la partie : 6/10 saisons

Kosovo

Cela paraît un peu farfelu d’aborder l’Étoile Rouge et le Kosovo dans un même article. Les ultras du club serbe revendiquant il y a quelques années encore ce pays comme une de ses régions natives. Et refusant de reconnaître l’indépendance. Prendre une sélection est souvent une bouffée d’oxygène dans vos parties de Football Manager. L’occasion de se faire plaisir et tenter des choses à moindre risque. Avec le Kosovo vous avez une histoire à construire. L’équipe a disputé son premier match officiel en 2014 et n’a disputer qu’une campagne de qualification à une compétition internationale de son histoire. Si vous prenez cette nation en début de partie, ce sera à vous d’aller chercher la première victoire en compétition officiel, sûrement en Ligue des Nations vu le groupe (Malte, Féroé, Azerbaïdjan).

Stade de Fadil Vokrri, le stade de l’équipe national du Kosovo : 14 000 places.

Durée de la partie : 12 saisons (afin d’avoir 3 phases qualificatives)

À plus long terme, l’objectif sera de qualifier le pays pour la première fois de son histoire à un Euro puis une Coupe du Monde. Pour ça,vous pourrez vous appuyer sur un effectif jeune et talentueux dont la tête d’affiche est Valon Berisha, le milieu offensif de la Lazio. D’autres jouant dans différents championnats européens. Paqarada et Rashica en Allemagne, Zeneli aux Pays-Bas ou encore Muriqi en Turquie. L’incertitude reste surl’évolution de cette sélection sur dix ans. A-t-elle un bon réservoir ? La relève sera-t-elle au niveau ? Mais vous aurez quand même une bonne décennie tranquille avant de vous poser la question.

Atenas de San Carlos

Un Ovni. C’est comme ça que l’on pourrait qualifier le Club Atlético Atenas. Club dit « de l’intérieur », c’est également l’unique équipe de football à évoluer en première division uruguayenne sans provenir de la capitale, Montevideo. 

Les Azulgranas possèdent un effectif homogène. Beaucoup d’uruguayens, évidemment, mais quelques étrangers également, tous sud-américains. Malheureusement (ou pas si vous aimez le challenge) le niveau reste loin des premières places, synonyme de qualification en Copa Libertadores. Ne vous faites pas avoir par l’armoire à trophées fournie, les titres de San Carlos sont tous amateurs, et la conquête de votre premier titre professionnel sera l’objectif principal de vos premières années.
Tel Oscar Tabarez, installez-vous à la tête de votre troupe pour deux décennies et imposez à vos soldats la garra, l’état d’esprit de La Celeste.

Malgré une ligne d’attaque fournie avec notamment le bon Federico Ramos, le reste de l’équipe montre une fragilité assez inquiétante. Vos milieux sont quasi tous des 6 et les défenseurs centraux se révèlent médiocres.

Le tout petit budget de Los Carolinos vous imposera d’user de malice en recrutant des jeunes et en renforçant votre centre de formation. De ce dernier vous allez devoir tirer le meilleur de Matias Tavares et Sébastien Cal, deux talents de l’académie.

Le championnat Uruguayen impose rigueur tactique et forme impeccable, de quoi mettre à l’épreuve le nouveau système d’entraînement « FM 2019 ».

Durée de la partie : 15/20 saisons

Une fois les bases de l’effectif solidifiées, pourquoi ne pas essayer de s’attaquer à la Libertadores ? Recevoir River Plate à l’Estadio Ateniense ou encore affronter le Gremio ou Cali dans des matchs intenses et mettre fin à la malédiction de trente ans sans titres pour les clubs du pays.

Budget transfert : 2139 € (oui, vous avez bien lu)

Budget salarial : 23 382€/mois

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