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Mohamed Guilavogui : “S’il y a d’autres clubs qui viennent…”

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Vous êtes co-meilleur buteur de votre club en championnat (avec Quentin Boisgard et Vincent Thill, 4 buts). Que pensez-vous de votre début de saison?

Je peux encore mieux faire. Je dois essayer de donner encore plus. Marquer plus de buts, être encore meilleur collectivement. Il faut que j’essaie de marquer à chaque match. Le problème c’est de finaliser les occasions. On en a, mais souvent on ne finit pas.

Comment y remédier ?

Il faut du travail à l’entraînement, être plus adroit devant le but.

Avez-vous un objectif en terme de buts ?

Oui, je voudrais marquer 18 buts cette saison.

Comment l’atteindre ?

Il faut que je progresse. Il faut travailler plus collectivement, ça va venir.

Après être passé par Montpellier et Clermont, Pau est le club qui vous correspond ?

Oui, Montpellier a été ma première saison en France, ça n’a pas été très facile. Le temps d’adaptation a été difficile. J’arrivais du Mali, la culture était un peu différente. À Clermont, je me suis assez bien adapté, et à Pau c’est encore mieux.

Qu’est ce qui n’a pas marché à Montpellier ?

Je ne me suis pas adapté assez vite au niveau de la culture, de l’hygiène de vie. Je ne m’y connaissais pas trop dans ces domaines. Il fallait que je fasse de la musculation et plus attention à ce que je mangeait. Ils ont été obligé de me donner un nutritionniste.

À Clermont, vous avez joué un peu plus avec les A, sans vraiment vous imposer. Pourquoi ?

Ca se passait bien, mais on ne m’a pas trop fait confiance. On ne m’a pas donné beaucoup de temps de jeu dans le monde professionnel (seulement 35 minutes en Domino’s Ligue 2). J’aurais aimé en avoir plus. À l’entraînement j’étais bien, sur une bonne dynamique, mais on ne m’a pas fait confiance.

Cette saison est l’occasion de vous montrer ?

Oui, c’est une occasion. J’essaie de progresser, de faire mieux.

(Photo : Sud-Ouest)

Lors de votre arrivée en France à 18 ans, votre objectif était le monde professionnel. Comment vivez vous le fait de ne pas y être parvenu pour le moment ?

Ça n’a pas été trop dur. Je sais que j’ai une belle marge de progression. C’est à moi de travailler pour atteindre le haut niveau. Je bosse, je bosse…

L’objectif est qu’un club professionnel vienne vous chercher ?

Oui, il y a ça, mais il faut faire le maximum pour Pau déjà. Après, s’il y a d’autres clubs qui viennent…

Pourquoi votre choix s’est il porté sur Pau ?

C’est un club qui m’a fait confiance et pour ça, je lui dois beaucoup.

Vous avez été formé au Yeelen Olympique, une académie au Mali. Que vous a-t-elle apporté ?

Je ne serais pas là sans eux. Ils m’ont apporté ma formation, c’est grâce à eux si j’ai été à Montpellier. C’était compliqué, mais ils ont fait beaucoup d’efforts pour qu’on ait plus de temps pour travailler à l’école et pour s’entraîner. C’est pas facile, il m’ont beaucoup aidé.

Quand on est au Mali, que représente le football en France ?

C’est un rêve pour tout jeune footballeur malien de signer pro et d’aller jouer au haut niveau.

Quels sont vos objectifs pour cette fin de saison ?

Personnellement, c’est de faire une grosse saison et atteindre cette barre des 18 buts. Avec Pau, on va faire le maximum pour essayer d’atteindre le haut du tableau, on sait qu’on a les moyens de le faire.

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