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Stadito Tour : Derby de Copenhague

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“Nous ne sommes pas les seuls à aimer le football”

Après une rapide visite de Cologne la veille, destination le pays de Margrethe II pour ce premier week-end du mois de Novembre. C’est jour de derby à Copenhague. Brøndby IF, le club du quartier populaire de la banlieue de la capitale, reçoit son plus grand rival, le FC København.

Le réveil sonne très tôt pour un ‪dimanche matin‬ puisqu’il retentit ‪dès 4:00‬. Nous allons à l’aéroport en navette puis déjeunons une fois le contrôle de sécurité passé. Arrivés devant la porte d’embarquement, nous regardons autour de nous et nous nous rendons vite compte que nous ne sommes pas les seuls à aimer le football et à nous rendre au Danemark pour assister au derby de Copenhague. Autour de nous, une vingtaine de fans de football facilement reconnaissables à l’habillement dont une dizaine de supporters de Dortmund (The Unity, groupe ultra de Dortmund, entretient une amitié avec les Alpha Brondby, groupe de supporters de Brondby).

Nous arrivons dans la capitale danoise ‪vers 8h00‬. Le transfert de l’aéroport à la ville se fait facilement que ce soit avec le métro ou le train. On improvise une petite visite. Nous nous rendons devant la statue de La Petite Sirène, visitons le Kastellet, ouvrage militaire du XVIIè siècle puis terminons par la place royale, et l’église attenante.

Un spectacle dès l’arrivée

Un ami présent sur place nous rejoint et nous emmène au stade. Dès la sortie de l’autoroute, les abords sont bondés de supporters de Brondby. Nous nous garons alors dès que nous pouvons et suivons la masse qui se dirige vers le stade. Nous y arrivons près d’une heure et demi avant le match et pourtant, le parcage est déjà plein, tout comme la tribune basse de Brondby. Malgré le derby et les tensions ( la haine même) entre les deux clubs, le parcage et le secteur de Brondby chantent l’un après l’autre, comme si un match des tribunes se mettait en place, de manière fair-play. 

Un tifo magnifique 

Après quelques minutes, on se fait aborder par un ultras de Brondy qui tente de nous expliquer comment l’aider à dérouler le tifo. Notre danois, se limitant à “Hej” (=bonjour) appris le matin même, on fera style d’avoir compris ce qu’il nous a dit avec un grand sourire par politesse.


Un tifo « feuilles et bandes » est déployé sur l’ensemble du stade pour accueillir les joueurs. La tribune des ultras se pare d’un grand « BIF » (Brøndby IF). Des pots de fumée accompagnent le tifo un peu partout dans le stade y compris dans les tribunes latérales où nous nous trouvons. Dans le parcage, les drapeaux sont agités et une cinquantaine de torches sont allumées simultanément. Le rendu est magnifique. Vocalement, c’est très bon, que ce soit dans le parcage ou du côté de Brøndby. Cependant, j’avoue avoir été un peu déçu des locaux puisque je m’attendais à encore mieux. Les torches s’enchaînent au rythme des minutes au point qu’on se demande comment la fouille est effectuée. Le spectacle est autant sonore que visuel.

Parcage des supporters du FC Copenhague à la reprise des vestiaires.

À la reprise des vestiaires, les torches refont leurs apparitions en parcage comme du côté de Brøndby. Le match se termine sur un but victorieux à la 93ème minute. C’est l’explosion dans le parcage. Les supporters du FC en profitent pour vider le reste du stock de fumigènes et célèbrent la victoire avec leurs joueurs. Sur la journée, entre 300 et 500 torches seront utilisées. Je discute rapidement avec un groundhopper allemand posé à côté de nous puis nous repartons à la voiture.

Derby sous tension

A la fin du match, alors qu’on repart tranquillement en voiture, on se trouve à un feu rouge lorsqu’un groupe d’une centaine des supporters de Brondby encagoulés, partis attaquer le cortège des supporters du FC Kobenhavn arrive face à nous. Pile à la hauteur de notre voiture, leur leader siffle, leur demande de s’arrêter, certainement pour attendre et voir si l’attaque est possible. Le problème c’est qu’on se retrouve avec 100 mecs cagoulés, qui nous regarde bêtement. On sifflote, on se regarde, on fait mine de rien, puis avec un peu de chance ils finissent par repartir.

Nous repartons rapidement en visite après le match puis rentrons en France le lendemain matin.

Ça sentait le football, ça sentait le derby !

Derby de Copenhague

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On a aimé :
  • La pyrotechnie, présente tout au long du match.
  • La ville de Copenhague, une ville magnifique et chargée d’histoire.
  • L’atmosphère incroyable des l’entrée dans le stade. La ferveur populaire s’en émane.
  • Les verres de 0.75cl en vente à la buvette, remplis de bonne bière.
On n'a pas aimé :
  • Le coup de la vie au Danemark. 6€ le billet de métro.
Timothée Milhano
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