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Mondialito – Groupe H : Chacun sa chance

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Bien malin celui qui trouvera le dénouement de ce groupe H. L’espoir d’atteindre les huitièmes de finale prédomine la Pologne, le Sénégal, la Colombie et le Japon avant le début de cette Coupe du Monde en Russie autant que les regrets viendront ronger les deux éliminés de ce premier tour. Ils seront les derniers à rentrer en compétition. Un groupe ouvert avec des équipes joueuses où les spectateurs devraient prendre du plaisir devant ces rencontres.

La Pologne comme en 86 ?

Les 23 Polonais :

Gardiens : Bartosz Bialkowski (Ipswich Town/ENG), Lukasz Fabianski (Swansea/ENG), Wojciech Szczesny (Juventus Turin/ITA)

Défenseurs : Jan Bednarek (Southampton/ENG), Bartosz Bereszynski (Sampdoria Gênes/ITA), Thiago Cionek (SPAL/ITA), Kamil Glik (AS Monaco/FRA), Lukasz Piszczek (Borussia Dortmund/GER), Artur Jedrzejczyk (Legia Varsovie/POL), Michal Pazdan (Legia Varsovie/POL)

Milieux : Jakub Blaszczykowski (Wolfsburg/GER), Jacek Goralski (Ludogorets Razgrad/BUL), Kamil Grosicki (Hull/ENG), Grzegorz Krychowiak (West Bromwich Albion/ENG), Rafal Kurzawa (Gornik Zabrze/POL), Karol Linetty (Sampdoria Gênes/ITA), Slawomir Peszko (Lechia Gdansk/POL), Maciej Rybus (Lokomotiv Moscou/RUS), Piotr Zielinski (Naples/ITA)

Attaquants : Dawid Kownacki (Sampdoria Gênes/ITA), Robert Lewandowski (Bayern Munich/GER), Arkadiusz Milik (Naples/ITA), Lukasz Teodorczyk (RSC Anderlecht/BEL).

Préparation :

Pologne – Chili : 2-2

Pologne – Lituanie : 4-0

La Pologne voudra laver la déception de l’Euro 2016. (Photo : AFP Photo/Janek Skarzynski)

La Pologne a réalisé une campagne qualificative très sérieuse. Dans un groupe où figuraient le Danemark, le Monténegro, la Roumanie, l’Arménie et le Kazakhstan, elle a terminé à la première place avec cinq points d’avance sur son dauphin, le Danemark. Elle a seulement fait un faux pas à Copenhague, une lourde défaite 4-0 et, a concédé le nul au Kazakhstan. Emmenée par son buteur Robert Lewandowski qui a inscrit 16 des 28 buts de son équipe, elle a toutefois montré des signes défensifs inquiétants, n’étant que la quatrième défense de son groupe.

La formation d’Adam Nawalka arrive en position d’outsider dans ce groupe. Elle était passée totalement à travers de l’Euro en France. Tous les voyants ne sont pas aux verts. Glik s’est blessé à l’épaule en voulant effectuer un retourné acrobatique à l’entraînement. Pas de quoi bouleverser les plans du sélectionneur qui avait commencé à mettre en place son 3-5-2. Il a continué les mises en place avec cette défense à trois même après la blessure de son roc défensif. En effet, ce système sied le mieux aux caractéristiques des latéraux polonais Rybus et Piszczek. Ils peuvent ainsi se projeter un peu plus vers l’avant et faire parler leur qualité de vitesse et de centre. Avec ou sans Glik, la défense n’a pas le même visage. Sans lui, ce ne sera pas la même chose. À l’heure actuelle, il a reçu le feu vert pour s’envoler vers la Russie. Mais rien ne dit qu’il sera apte à disputer les premiers matchs. L’hypothèse du côté de la Pologne, c’est qu’il se remette du mieux que possible pendant les poules pour être apte à jouer les huitièmes. Une défense consolidée par Krychowiak. Il sera positionné juste devant afin de récupérer le maximum de ballon avant la dernière ligne et gêner la progression des équipes entre les lignes.

Kamil Grosicki performe en sélection. (Photo : Footmercato)

Une équipe que l’on pourrait qualifier de contre. En tout cas, elle utilise un jeu direct et exploite à très forte dose les ailes. Le danger Lewandowski réceptionne la plupart des centres mais permet aussi aux joueurs de côtés de rentrer pour tenter leur chance. Grosicki et Blaszczykowski affectionnent ce genre de situation. Lewandowski sert également de point de fixation pour ses coéquipiers. Il aimante les défenseurs et permet de créer des espaces pour Milik qui tourne autour de lui ou les deux ailiers cités plus haut.

Malgré cela, la Pologne se confronte à une faible profondeur d’effectif. Avec des joueurs qui jouent pour la plupart dans des championnats de secondes zones. Il faudra surveiller Rafal Kurzawa auteur de 22 passes décisives cette saison avec Gornik Zabrze. Il tentera de soulager le milieu Zielinski/Grosicki en entrant en jeu. D’autant qu’il voudra se mettre en valeur, son contrat s’étant terminé en ce début de mois de juin. Et on sait comment les performances en Coupe du Monde influence le marché des transferts.

Une formation polonaise qui semble avoir les cartes en main pour passer ce second tour à condition qu’elle ne passe pas à travers.

Le Sénégal croit en sa chance

Les 23 Sénégalais :

Gardiens : Abdoulaye Diallo (Stade Rennais), Alfred Gomis (SPAL), Khadim Ndiaye (Horoya)

Défenseurs : Lamine Gassama (Alanyaspor), Saliou Ciss (Valenciennes), Kalidou Koulibaly (Napoli), Kara Mbodii (Anderlecht), Youssouf Sabaly (Bordeaux), Salif Sane (Hannover 98), Moussa Wague (Eupen)

Milieux de terrain : Idrissa Gueye (Everton), Cheikhou Kouyate (West Ham United), Alfred Ndiaye (Wolverhampton Wanderers), Badou Ndiaye (Stoke City), Cheikh Ndoye (Birmingham City), Ismaila Sarr (Stade Rennes)

Attaquants : Keita Balde (Monaco), Mame Biram Diouf (Stoke City), Moussa Konate (Amiens), Sadio Mane (Liverpool), Mbaye Niang (Torino), Diafra Sakho (Stade Rennes), Moussa Sow (Bursaspor).

Préparation :

Sénégal – Luxembourg : 0-0

Croatie – Sénégal : 2-1

Sénégal – Corée Du Sud : 2-0

Le Sénégal a obtenu son ticket pour la Russie le 10 novembre dernier en Afrique du Sud. (Photo : Reuters/Siphiwe Sibeko)

Bien que le Sénégal a facilement obtenu son ticket en Russie en terminant avec cinq points d’avance sur le second le Burkina, les qualifications n’ont pas été de tout repos. En effet, une affaire de corruption a entaché ce groupe. L’arbitre ghanéen Joseph Lamptey, depuis suspendu à vie, avait accordé un penalty imaginaire aux Bafana Bafana lors de la rencontre Afrique du Sud – Sénégal (2-1) le 12 novembre 2016. Les sénégalais avaient saisi la Fifa et le match avait été rejoué le 10 Novembre 2017. Les lions de la Teranga l’avait cette fois-ci emporté 2-0. Validant ainsi leur ticket pour la première fois depuis 2002, au grand dam du Burkina Faso qui n’a pu que subir cette décision. Les Sénégalais se sont distingués en encaissant seulement trois buts en six matchs lors de ce troisième tour des qualifications d’Afrique.

Sur le papier cette équipe a fière allure. Devant des joueurs capable de créer l’exploit à tout moment. Derrière, elle tient la route par rapport à certaines équipes qui seront présentes en Russie. Et, les milieux ont montré des qualités dans leur club respectif. Sur le terrain c’est différent. Tout ces joueurs profiteront de l’expérience d’Aliou Cissé, capitaine de route des Lions lors du magnifique parcours en 2002. Il a su retranscrire la recette Metsu depuis son intronisation en 2015 : Solidarité, agressivité et défense. Le 4-3-3 est le plus souvent plébiscité, le sélectionneur a son équipe type : la ligne d’attaque composé de Baldé, Mané et Sow. Un milieu où Gueye et Kouyaté sont le plus souvent accompagné par N’Diaye. Et la défense dirigé par le roc napolitain Koulibaly entouré de Sabaly, Sané et Gassama.

Une équipe qui joue regroupée avec un bloc bas n’hésitant pas à laisser le jeu à son adversaire (Elle avait été ultra dominée contre l’Afrique du Sud en éliminatoire mais avait fait preuve de réalisme). Elle est d’ailleurs beaucoup critiquée du côté de Dakar. Mais Aliou Cissé a compris que la défense l’aiderait à reproduire un parcours similaire à celui de 2002. D’ailleurs, lors des amicaux il a testé d’autres systèmes comme le 4-2-3-1, 4-5-1 ou le 3-5-2. Le Sénégal ce n’est donc pas forcément un régal. Le sélectionneur tâtonne encore pour tenter de museler les Lewandowski, Rodriguez ou Kagawa. D’autant que son équipe a la fâcheuse tendance de concéder pas mal d’occasions. Le fait de ne pas posséder de meneur de jeu l’oblige forcément à jouer par des attaques rapides. Par conséquent, les côtés sont très utilisés notamment avec des longs ballons dans le dos des défenseurs. En espérant qu’on ait l’occasion d’en voir, mais elle est aussi capable d’avoir des séquences à une touche de balle en contre qui débouche la plupart du temps sur des actions de but. Enfin, les coups de pieds arrêtés peuvent être une arme. Ils ont beaucoup marqué sur corner lors des éliminatoires. Avec les bons joueurs de tête qu’elle possède, ce serait dommage de ne pas exploiter ce domaine. Une équipe qui a le talent pour créer la surprise. Mais elle va devoir élever son niveau car elle manque de résultats contre de grosses équipes.

La Colombie veut surfer sur 2014

Les 23 Colombiens :

Gardiens : José Fernando Cuadrado (Once Caldas), David Ospina (Arsenal/ANG), Camilo Vargas (Deportivo Cali).

Défenseurs : Yerry Mina (Barcelone/ESP), Santiago Arias (PSV/HOL), Davinson Sanchez (Tottenham/ANG), Farid Diaz (Olimpia/PAR), Johan Mojica (Gérone/ESP), Oscar Murillo (Pachuca/MEX), Cristian Zapata (AC Milan/ITA).

Milieux : James Rodriguez (Bayern/ALL), Juan Fernando Quintero (River/ARG), Abel Aguilar (Cali/COL), Wilmar Barrios (Boca/ARG), Juan Cuadrado (Juventus/ITA), Jefferson Lerma (Levante/ESP), Carlos Sanchez (Espanyol/ESP) Mateus Uribe (America/MEX).

Attaquants : Falcao (Monaco/FRA), Carlos Bacca (Villarreal/ESP), Luis Muriel (Séville/ESP), Miguel Borja (Palmeiras/BRE), José Izquierdo (Brighton/ANG).

Préparation :

Égypte – Colombie : 0-0

La Coupe du Monde 2014 marque le retour de la Colombie au premier plan. (Photo : Marca)

La Colombie a connu une campagne de qualifications un peu plus stressante que ses adversaires. Elle a été cherchée son ticket pour la Russie lors de l’ultime journée en arrachant un nul contre le Pérou. Profitant dans le même temps des défaites de ses adversaires directs le Paraguay et le Chili. Les Cafeteros ont été dominés par les grosses équipes de la zone Conmebol. Ils ont seulement tenu le nul à domicile face à l’Uruguay et un Brésil déjà qualifié. La bande à James Rodriguez a inscrit 21 buts et en a encaissé 19 en 18 matchs.

Le collectif est la base des équipes alignées par José Pekerman. Tout est bien huilé dans ce 4-2-3-1. Capable d’impulser des gros pressings pour récupérer des ballons très haut, elle fait preuve de grinta comme on a pu le voir lors de la seconde période en amical contre la France. Elle avait montré dans ce match deux visages dont celui qu’elle préfère : ne pas subir. Elle possède une vraie variété dans l’entrejeu grâce aux différentes caractéristiques de ces joueurs. James Rodriguez est évidemment la pièce maîtresse. Positionné derrière l’avant-centre, il est le métronome de cette équipe. Il distribue le jeu à droite ou à gauche mais est aussi capable de débloquer seul une situation. Il attire les défenseurs et permet de créer des espaces pour Falcao ou les deux ailiers. Dans cette configuration, elle utilise un jeu court et est capable de séquence de foot alléchante. Le danger vient aussi énormément des ailes avec des joueurs très rapides comme Cuadrado. Ils sont capables de rentrer vers l’intérieur ou de centrer pour Falcao qui excelle dans ce domaine.

Mais elle aime surprendre ses adversaires avec du jeu long permit par la vitesse de ses joueurs. C’est donc une équipe très offensive et plutôt physique qui s’offre à nous mais friable défensivement. Ses latéraux offrent énormément de solutions offensives mais ont des lacunes défensives, sans parler des ailiers qui ne font pas toujours le repli défensif nécessaire. Le milieu abandonne souvent sa défense et les équipes adverses en profite pour exploiter cet espace entre les lignes. On constate que les défenseurs font souvent preuve de naïveté et d’erreur de concentration. Elle se cherche encore un patron défensif même si Davinson Sanchez semble être l’héritier de Mario Yepes.

Quand elle se retrouve en difficulté, elle a cette capacité de passer en 4-4-2 et mettre un joueur de profondeur comme Muriel ou Bacca à côté de Falcao. Même si elle s’est bien renouvelée depuis le mondial brésilien, elle arrive avec une expérience non négligeable qui devrait faire la différence sur ce premier tour.

Qui sera le soleil japonais ?

Les 23 Japonais :

Gardiens : Masaaki Higashiguchi (Gamba Osaka), Eiji Kawashima (Metz/FRA), Kosuke Nakamura (Kashiwa)

Défenseurs : Wataru Endo (Urawa), Tomoaki Makino (Urawa), Yuto Nagatomo (Galatasaray/TUR), Hiroki Sakai (Marseille/FRA), Gotoku Sakai (Hambourg/ALL), Gen Shoji (Kashima), Naomichi Ueda (Kashima), Maya Yoshida (Southampton/ANG)

Milieux : Genki Haraguchi (Fortuna Dusseldorf/ALL), Makoto Hasebe (Eintracht Francfort/ALL), Keisuke Honda (Pachuca/MEX), Takashi Inui (Eibar/ESP), Shinji Kagawa (Dortmund/ALL), Ryota Oshima (Kawasaki), Gaku Shibasaki (Getafe/ESP), Takashi Usami (Fortuna Dusseldorf/ALL), Hotaru Yamaguchi (Cerezo Osaka)

Attaquants : Yoshinori Muto (Mayence/ALL), Shinji Okazaki (Leicester/ANG), Yuya Osako (Cologne/ALL)

Préparation :

Japon – Ghana : 0-2

Suisse – Japon : 2-0

Japon – Paraguay : 4-2

Le Japon n’a plus de temps à perdre. (Photo : Foot Mercato)

Les qualifications du Japon ont été un véritable parcours du combattant. Bien qu’il n’est pas toujours facile d’aller jouer en Irak, Syrie ou encore d’effectuer les longs déplacements en Australie, les Nippons ont terminé à la première place de leur poule dans leur deux tours. Difficile de sortir des enseignements de ces matchs d’autant que le pays du soleil levant a récemment changé de coach.

C’est en plein chantier que se présente le Japon en Russie. Akira Nishino a remplacé Vahid Halilhodžić au pied levé avant la dernière liste. Pas une première pour le bosniaque qui avait vécu pareil sort en 2010 avec la Côte d’Ivoire. En cause ? Une presse locale qui préférait voir un entraîneur japonais en place et des méthodes jugées trop autoritaire. Ce n’est pas Jérôme Rothen qui dirait le contraire. De plus, les cadres Honda, Kagawa et Okazaki, qui, avec le soutien des sponsors entrent en clash et font pression sur la fédération qui se retrouve dans l’obligation de changer de coach. Il est donc difficile de savoir quel style va imposer Nishino à cette équipe. Les matchs amicaux démontrent que le sélectionneur cherche encore. 3-4-2-1 au premier match contre le Ghana et un 4-4-1-1 lors de la seconde rencontre contre la Suisse avec le même résultat au final : deux buts dans les ficelles. Avant de vaincre le Paraguay dans un plus traditionnel 4-2-3-1.

Dans ces amicaux, l’équipe a été très collective et aime les phases de possession. Elle utilise quasiment que le jeu court et elle a de quoi. Avec Kagawa en chef d’orchestre, les phases de jeu du Japon sont agréables à regarder. Le danger vient très souvent des ailes avec Sakai et Nagatomo qui même vieillissant ne rechigne pas à la tâche pour venir apporter le surnombre. Une équipe très athlétique qui court énormément. Malgré cela, elle se fait énormément bouger dans les duels. Physiquement elle devait souffrir dans ce groupe avec des milieux très physique. Elle n’aime pas être pressé et dans ces cas là, elle s’expose à perdre la balle rapidement. Avec sa défense qui laisse beaucoup d’espaces aux attaquants adverses et qui est très souvent en retard, elle va beaucoup souffrir lors de la phase de groupe.

De plus, contrairement aux autres équipes elle ne peut compenser offensivement. Si elle possède de bons joueurs offensifs avec Kagawa, Honda, Okazaki, elle manque cruellement d’un finisseur hors pair. Ce qui explique une phase de jeu très fréquente lorsqu’on regarde un match du Japon. Le joueur de côté déborde et rentre vers l’intérieur pour adresser une passe en retrait à un joueur axial.

C’est une équipe qui marque assez peu, même lors des confrontations contre des équipes supposées plus faible comme la Syrie. Le Japon devrait être en difficulté dans ce groupe et avoir tout changer avant le début de la compétition ne l’aide pas forcément à augmenter ses chances de qualification.

Rodriguez, Lewandowski et Mané attendus

James Rodriguez s’était révélé au cours du Mondial brésilien. (Photo : Reuters)

Trois joueurs seront à suivre dans ce groupe lors de cette Coupe du Monde. Leur état de forme durant le mois de juin influencera forcément les résultats de leur équipe respective. D’abord comment ne pas aborder le colombien James Rodriguez ? Il s’était révélé au cours de la dernière Coupe du Monde au Brésil avant de rejoindre le Real Madrid. Meilleur buteur avec 6 buts, il avait été élu plus beau but de la compétition contre l’Uruguay et figurait dans l’équipe de type de la compétition. Bien que buteur en ¼ de finale face au Brésil, il n’avait pu empêcher l’élimination de son équipe. Cela aurait peut-être évité une humiliation du Brésil en ½ finale. Avec le Bayern Munich, il a réalisé une bonne saison (8 buts ; 14 passes décisives en 39 matchs). En quittant le Real Madrid, il a retrouvé le temps de jeu et la liberté dont il a besoin pour exprimer son talent. Une confiance retrouvée pour le plus grand bonheur des Cafeteros. Métronome de son équipe, il occupera le cœur du jeu et distribuera ainsi les ballons pour Falcao, Cuadrado et autre Muriel. S’il atteint un niveau similaire à celui de 2014, nul doute que la Colombie sortira au moins des poules et pourra rêver d’un nouveau beau parcours.

James Rodriguez croisera lors de la deuxième journée son coéquipier en club Robert Lewandowski. Lui aussi homme fort de son équipe, il sera à suivre lors de cette phase de poule. Auteur de seize buts lors des éliminatoires, la Pologne doit sa qualification à Robert. Avec 41 buts en 48 matchs avec le Bayern Munich, il sort d’une saison pleine qu’il espère bien poursuivre du côté de la Russie. Si la Pologne veut passer un tour, ce qui n’est pas arrivé en Coupe du Monde depuis 1986, Robert devra briller. Pas en réussite à l’Euro en France où il n’a inscrit qu’un but qui n’avait pas suffi pour se défaire du Portugal, au grand dam des Français. Cependant, par sa force de frappe, capable de dégainer à tous moments, il avait attiré les défenseurs sur lui créant des espaces pour ses coéquipiers en particulier Blaszczykowski et Milik. Maintenant, le peuple Polonais attend que son attaquant soit décisif.

Enfin, le troisième homme en vogue n’est autre que Sadio Mané. Nous ne dirons pas que tous les espoirs reposent sur lui mais si le Sénégal peut rêver de passer une seconde fois les poules en deux participations, il en est l’un des principal atout. Auteur d’une très grande saison. Finaliste de la Ligue des Champions, il a surtout vécu dans l’ombre de Salah et Firmino. Il cumule tout de même à 20 buts et 9 passes décisives en 44 matchs. Il a été décisif dans tous les matchs à éliminations directes en LDC sauf au match retour contre Manchester City et Porto. Par sa percussion dans les dribbles et sa rapidité d’exécution, il devrait se régaler dans un groupe où les défenses sont loin d’être le point fort.

Notre Pronostito

Ce n’est pas le groupe le plus alléchant sur le papier mais il a un air très Copa del Mundo. Tous les continents sont représentés dans ce groupe. On est impatient de voir ces oppositions où il devrait y avoir pas mal de buts. La Colombie sort un peu du lot et devrait terminer à la première place pour affronter le deuxième du groupe G. Pour l’accompagner, on se tenterait bien à un petit pari. Celui du Sénégal emmené par Sadio Mané. Etant donné qu’aucune défense semble prendre le dessus, la force de l’attaque sénégalaise pourrait faire des folies et rééditer l’exploit de 2002. Avec une petite pièce sur Ismaila Sarr pour la révélation de ce groupe.

 

L’épisode précédent :

Mondialito – Groupe G : La Tunisie pourra-t-elle inquiéter les Européens ?

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