Équipe de France – D. Deschamps : « J’ai mon XI pour Samedi dans la tête »

Ce lundi 11 juin à 14 heures avait lieu la première conférence de presse de Didier Deschamps depuis l’arrivée des Bleus en Russie.

A cinq jours du premier match de la France face à l’Australie (samedi, 12h), le sélectionneur des Bleus s’est donc présenté face à la presse plein de sérénité, comme à l’accoutumée. Professionnel, il a pris le temps de répondre à chaque question durant près d’une demi-heure, lui qui estime d’ailleurs que cela fait partie de son métier avec le minimum de respect qu’il doit.

Par ailleurs, Didier Deschamps a déjà son onze en tête. Le premier match est clairement « fondamental » selon ses dires, et hormis Umtiti et Sidibé qui s’entraînent à part, les 21 autres joueurs sont prêts et aptes à jouer. Le champion du monde 98 a par ailleurs évoqué le cas Olivier Giroud : « Olivier Giroud va bien (concernant sa blessure à la tête et ses six points de suture, ndlr). N’enlevez pas la qualité à Olivier, ça reste un buteur, un finisseur. Un profil différent de Kylian, qui n’a lui-même pas le même profil d’Antoine, plus dans la mobilité. Mais je n’attends pas la même chose, c’est pour cela que l’association est intéressante. »

REUTERS/Emmanuel Foudrot

Giroud a beau se sentir bien, depuis quelques temps, chacun imagine son onze idéal sur les réseaux sociaux. Et alors que beaucoup pensent à une potentielle attaque à trois entre Griezmann, Mbappé et Dembélé, pour le sélectionneur, bien que la proximité des joueurs soit un atout, il n’en reste pas moins objectif. Cela ne lui fera en rien changer ses idées concernant une équipe type : « Il y a des affinités de style de jeu qui peuvent rapprocher Kylian, Ousmane, Antoine. Olivier est dans un registre différent mais l’association est compatible aussi. Tant mieux s’ils s’apprécient mais ce n’est pas un critère décisif. »

« L’idée fixe, c’est d’avoir le ballon et de créer des problèmes. Cela peut passer par les latéraux, notamment avec des décalages, comme on l’a vu avec Benjamin Pavard et son centre réussi face aux Etats-Unis. Il y a une position trop souvent axiale. Nos latéraux ont trop souvent tendance à rester positionnés dans l’axe. Ce sont des choses à améliorer pour avoir de la variété. La complémentarité des déplacements est différente selon les blocs également, mais ils ont une liberté de mouvement, même si la solidité défensive est importante. »

Le sélectionneur est également revenu sur le rôle que peuvent avoir les leaders comme Antoine Griezmann sur les jeunes. Bien que préférant parler de leader sur le terrain que dans le vestiaire, le coach n’a pas tari d’éloges sur son protégé : « Antoine est un leader technique de part ce qu’il fait sur le terrain. Il a toujours le sourire, mais ne va pas se transformer (passer de leader sur le terrain à leader dans les vestiaires, ndlr). De part ce qu’il représente et ce qu’il véhicule, c’est un élément moteur. L’expérience, le vécu doit permettre de mieux appréhender le premier match et la compétition. Ils vont vite le découvrir (les jeunes du groupe, ndlr). Le but est de se nourrir de ceux qu’ils vont vivre, arriver concentrés et décontractés, ne pas faire le match avant, ne pas subir. Le groupe a un rôle important. »

La conférence en intégralité :

 

Lire plus :

CdM 2018 : Faites vos pronostics et téléchargez le calendrier complet de la Coupe du Monde 2018

Un commentaire

Ajouter un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *