Fondation Max Gradel : « voir renaître l’espoir dans leurs yeux »

En Octobre 2016, sur l’initiative de Max-Alain Gradel, joueur du Toulouse Football Club, est née la Fondation Max Gradel. Stadito vous présente cette fondation, ses objectifs et la détermination de l’Ivoirien de 30 ans pour venir en aide à des familles défavorisées, en Afrique.

La naissance et les objectifs de la Fondation Max Gradel

« C’est une évidence, une obligation morale », nous dit-il. En effet, après avoir reçu de nombreux messages via les réseaux sociaux, il est vite devenu « impossible de rester insensible à une certaine souffrance sans rien faire » pour Max-Alain Gradel. Ce sont des familles démunies en terme d’argent, mais surtout démunies face à la maladie de leurs enfants qui contactent le joueur afin qu’il leur vienne en aide. S’il a répondu favorablement à certaines requêtes, le joueur ne pouvait pas faire de même pour toutes les familles. Ainsi, l’idée de créer une fondation lui est apparue logique et évidente. « J’ai pensé que je pourrais apporter mon aide à une échelle plus grande et soutenir un nombre plus important de parents si je coordonnais cela via une structure officielle », qui est la Fondation Max Gradel.

« Tant que je peux aider, je n’hésite pas. »

« Mon objectif premier est de soutenir le maximum de parents démunis qui désespèrent de pouvoir soigner leurs enfants en situation de cas urgents de maladies », explique l’international ivoirien. Si ce sont des mots qui peuvent sembler banaux dans la liste d’objectif d’une fondation, c’est bien là qu’est la clef. Les enfants atteints de maladies graves, et dont l’espoir de survivre est mince parfois, sont malheureusement aujourd’hui encore nombreux. C’est ce que veut combattre Max-Alain Gradel avec sa fondation. Pour nous démontrer le genre d’actions menées, il nous cite « les cas de la petite Trifène et du petit David, tous deux atteints du cancer de l’œil, et plus précisément du lymphome de burkitt. Ils ont été opérés et sont aujourd’hui hors de danger ».

Apporter plus qu’un soutien financier

Si les deux enfants sont aujourd’hui hors de danger, « ils continuent la chimiothérapie et nous les suivons de près jusqu’à leur guérison totale », nous précise Max-Alain Gradel. Comme évoqué auparavant, le suivi et le soutien aux familles font partiep des objectifs de la fondation. Le footballeur professionnel tient à ce que les familles sachent qu’il a envie d’apporter un soutien allant plus loin qu’un simple financement. « Leur apporter mon réconfort, voir l’espoir renaître dans leurs yeux, voici ce qui me guide ».

« Je n’ai pas la prétention de pouvoir sauver tous les enfants du monde, mais j’espère quand même arriver à aider le plus grand nombre. »

« Je ne veux pas qu’elles me voient comme un simple pourvoyeur d’argent, mais qu’elles comprennent combien leur situation me touche ». Ce pourrait être un slogan de la fondation, et Max-Alain Gradel fait au mieux pour s’y tenir. Par exemple, sur la page Facebook de la fondation, on peut voir deux vidéos où il rend visite à Trifène et David, avant et après leur opération qui leur sauve la vie. Cela montre aussi la force de caractère de ces jeunes enfants et des familles. « Je suis touché par la détermination des personnes que je rencontre dans le cadre des activités de ma fondation », nous avoue-t-il. On a beaucoup à apprendre de leur force d’esprit, selon lui. « Ces personnes vivent en général dans des situations de précarité inimaginables. Et quand il arrive qu’un des leurs tombe gravement malade, il faut du courage et une force incroyable pour tenir le coup et faire face ».

Voir encore plus grand

« Je n’ai reçu de la part des personnalités du football et des clubs que des soutiens d’encouragement, ce qui me touche déjà énormément », explique-t-il. Cependant, cela ne suffit pas pour sauver les vies des enfants gravement touchés par la maladie. C’est pourquoi « il faut encourager chaque personne privilégiée, qu’elle joue au football ou pas, à s’investir dans des actions humaines, à aider et protéger ceux à qui la vie a donné moins de chance ».

« J’espère sincèrement que ce genre d’action se multipliera. »

Si les actions menées par les footballeurs professionnels sont quelque peu privilégiées de par la portée médiatique, Max-Alain Gradel insiste sur le fait qu’il « ne faut pas croire que tout est facile pour autant ». En effet, l’argent reste le nerf de la guerre. Cela va faire deux ans que la Fondation Max Gradel a été créée, et « nous nous battons tous les jours pour trouver des fonds en vue de concrétiser enfin certaines opérations de grande envergure que nous avons en projet », précise-t-il. Ainsi, la fondation est à la recherche de dons, et si vous souhaitez participer à une action qui peut sauver la vie d’un enfant, vous pouvez contacter la fondation sur la page Facebook, ou envoyer un message à fondationmaxgradel@gmail.com.

Le mot de la fin

« Nos hôpitaux regorgent d’enfants atteints de maladies graves diverses, des enfants qui souffrent et dont les parents, désespérés, attendent parfois la fin pour les voir soulagés. Ce n’est pas qu’il est impossible de les soigner, mais le manque de moyens les condamne souvent à un départ bien trop précoce. C’est cruel. Nous pouvons les aider, ensemble. Nous avons la possibilité de leur donner une seconde chance de vie. Alors n’hésitons plus, agissons ! »

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