PSG-AS Monaco : un dernier choc pour la route

C’est la grosse affiche de ce week-end. Indéniablement, puisque le PSG, incontestable leader cette saison, affronte son dauphin, l’AS Monaco de Leonardo Jardim. Comme l’année passée, mais pas tout à fait : cette fois Paris court vers le titre, qu’il pourrait arracher justement à son rival.

Au printemps, c’est le temps des records

En effet, en ce mois d’Avril, le PSG n’a plus tellement de doutes à avoir, à l’inverse de ce qui s’était passé la saison passée avec la formidable épopée monégasque. Les Parisiens écrasent le championnat, 14 points devant les hommes du Rocher, et pourraient, c’est l’enjeu principal, ravir un cinquième titre en sept saisons sous pavillon qatari. Plus précisément, ils pourraient battre leur propre record de points (96, pour la dernière saison de Laurent Blanc, en 2015-2016). Il ne leur manque plus pour cela qu’à remporter 4 matchs au moins avant la fin de saison. Ils pourraient aussi, de façon plus confidentielle, battre un record détenu par l’ASM 2016/2017 : celui du nombre de points engrangés à domicile (52).

Cette statistique reflète dans le fond la hauteur de la marche qui attend les monégasques. Paris a pris 48 points à domicile en 16 matchs : tout simplement, ils n’en ont pas laissé filer un seul depuis le début de saison. Le Parc, tombé en Europe face au Real, n’a vu cette année que des victoires. Des victoires durant lesquelles les locaux ont toujours scoré au moins deux fois ; des matchs où, la moitié d’entre eux, le PSG a mené à la mi-temps et à la fin du temps réglementaire. On ne s’étonnera pas de ces chiffres, évidemment. Mais par-delà les écarts légitimes du budget, de l’effectif, de l’expérience, surnagent des stats qui montrent l’exception que représente encore ce PSG dans l’histoire de la Ligue 1. Une grosse victoire contre Monaco, ce soir, réaffirmerait la supériorité évidente d’une équipe médiatiquement chahutée.

Une affaire de symboles

C’est peut-être d’ailleurs la clé d’analyse de ce match : le PSG n’a plus rien de palpitant à jouer, si l’on omet la demie de Coupe de France face à Caen et une éventuelle finale. Monaco, de son côté, doit tenir le rythme (Lyon est provisoirement revenu à 4 points après sa victoire à Amiens) mais ne semble pas devoir paniquer non plus pour une place en Ligue des Champions la saison prochaine. Ce match sonne surtout comme une affaire de symboles, de revanches, de fin de cycles.

A Monaco l’occasion de laver l’humiliante démonstration parisienne en finale de Coupe de la Ligue (3-0), où les hommes de Jardim étaient passés à côté ; l’occasion aussi d’enfin battre le rival parisien, celui où brille l’enfant du Rocher, Mbappé. Après s’est battu les yeux dans les yeux avec les parisiens la saison passée, l’ASM a perdu trois fois cette saison (1-2 au Trophée des Champions, 1-2 en Championnat, 0-3 en Coupe de la Ligue). Pour Paris, de façon plus symbolique encore, cela semble être la dernière affiche de l’ère Emery (avant Tuchel ?) : après la défaite face à Lyon (1-2), et les deux démonstrations face à Marseille (deux fois 3-0), le basque voudra sûrement accrocher un dernier gros résultat avant le clap de fin. D’autant plus s’il marque le titre. D’autant plus après la déroute en Ligue des Champions, où son équipe a été sortie bien trop tôt. Gagner contre Monaco et entériner un sacre à cinq journées de la fin pourrait, dans cette optique, nuancer le bilan triste de l’ancien technicien de Séville.

Comment faire pour Monaco ?

Avec toutes ces motivations en tête, les joueurs de la capitale ont tout pour fissurer le Rocher. Difficile d’imaginer que le match leur échappe, tant le contre semble hors d’une ADN monégasque basée cette année sur l’attaque placée (72% de buts marqués depuis la surface). S’ils résistent aux assauts parisiens, les hommes de Jardim devront s’en remettre aux coups de pieds arrêtés, où ils performent (14 buts cette saison contre 9 pour Paris), ou sur la vitesse de Rony Lopes, d’une efficacité redoutable en ce moment. Le jeune brésilien est tout simplement le meilleur buteur de l’année civile, avec 10 réalisations ; il a scoré sur ses 8 derniers matchs de Ligue 1. De quoi, peut-être, allumer une lueur d’espoir pour l’ASM, que l’armada parisienne tachera d’éteindre au plus vite.

Crédit photo : AS Monaco

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