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Moussa Guel (FC Lorient) : « Ma première au Moustoir est un souvenir formidable »

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Fils de l’ancien joueur Tchiressoua Guel (passé par Marseille, Saint-Étienne et Lorient notamment), Moussa Guel a signé cette semaine son premier contrat professionnel au FCL. Une bonne nouvelle qui vient faire suite à deux caps franchis ces dernières semaines : première avec les pros en Coupe de France, première en Ligue 2 le week-end passé. Avec gentillesse et confiance, l’attaquant de 18 ans nous raconte comment se met en place sa carrière dans son club de toujours.

« J’ai eu des périodes de doute »

Pour commencer, peux-tu te présenter à nos lecteurs ?

Je suis Moussa Guel, jeune joueur du FC Lorient. J’ai eu 18 ans en juin dernier, j’évolue au poste d’attaquant. Je suis détenteur d’un bac Économique et Social. Je suis très abordable et sans prise de tête.

Tu es le fils de l’ancien joueur du FC Lorient Tchiressoua Guel. T’inspires-tu de la carrière de ton père ?

Oui, forcément. C’est mon père qui m’a transmis cet amour et passion pour le football, et c’est également lui qui surveille mes prestations pour me donner des conseils.

Tu es un joueur très polyvalent. Quel est ton poste de prédilection ?

Je n’ai pas vraiment de poste de prédilection. J’ai une préférence pour le couloir gauche, mais dans ma formation mes éducateurs m’ont fait découvrir différents postes pour étoffer ma palette.

T’attendais-tu à signer un contrat dès cette saison ? Quelle émotion as-tu ressenti au moment de signature ?

Je ne m’y attendais pas forcément mais j’avais cet objectif. C’est une grande satisfaction car j’en rêvais depuis tout petit mais ce n’est pas une fin en soi. Je dois essayer d’aller chercher d’autres buts à présent.

| BENEAT Benjamin

Tu es arrivé très jeune au FC Lorient. Maintenant, tu signes ton premier contrat pro à à peine 18 ans. Ta carrière est-elle aussi simple qu’elle y paraît ?

Bien sûr que non, j’ai eu des passages beaucoup plus difficiles, des périodes de doutes, cela m’a formé. D’ailleurs, j’en aurai encore, mais je pense qu’il ne faut pas perdre de vue son but pour y arriver.

« Ça te rappelle le niveau d’exigence à avoir pour exister »

Avec ce contrat en poche, n’est-ce pourtant pas tentant de croire que le plus dur est fait ?

Ça serait facile de se dire ça, mais je pense que c’est seulement maintenant que les choses les plus dures commencent. Justement, je dois prendre ce contrat comme un boost afin d’essayer de poursuivre.

Penses-tu que la descente en Ligue 2 est bénéfique pour les jeunes joueurs comme toi ?

Oui, en effet, cette descente favorise le statut des joueurs du centre de formation. Mais Lorient a toujours voulu mettre les jeunes issus du centre en valeur.

As-tu ressenti des changements dans ton statut depuis lors ?

Un changement, non. Seulement une réelle consécration de ce statut.

À quelle période as-tu intégré le groupe professionnel pour la première fois ? N’est-ce pas trop impressionnant ?

La première fois que j’ai été en contact avec ce groupe, c’était l’an dernier, en octobre environ, avec le Coach Ripoll. C’était plus impressionnant de par l’intensité, le niveau technique et tactique des différents joueurs. Ça te rappelle rapidement le chemin à parcourir, et le niveau d’exigence à avoir pour au moins « exister » dans ce groupe.

« Coach Landreau rend ce groupe plus vivant »

Comment vit le groupe sous Mickael Landreau ?

De ce que j’ai pu voir et ce que je ressens, depuis le peu de temps que j’y suis, le groupe se porte très bien et il y a une très bonne ambiance. Le coach Landreau le gère très bien.

N’est-il pas « trop » proche des joueurs, n’ayant pas pris sa retraite il y a longtemps ?

Je pense que cette proximité avec les joueurs rend ce groupe justement plus « vivant », c’est un plus.

Tu as joué tes premières minutes avec Lorient en Coupe de France. Qu’est-ce que ça fait de porter ce maillot devant les supporters ?

C’était une sensation très agréable d’être avec l’équipe A du club. C’est aussi une grande fierté étant donné que j’ai grandi dans cette ville et que pas mal des supporters sont des personnes que je connais.

Lors de la Coupe Gambardella 2017, les Tango ont craqué contre l’AJ Auxerre. Photo : Bruno Perrel

Plus récemment, tu es entré en jeu et as contribué à un joli finish contre Sochaux (menés 0-1 à la 80e, Lorient s’impose 2-1). Quel souvenir garderas-tu de ta première ?

C’est un souvenir formidable. Tout d’abord, ma première fut au Moustoir, un stade où évoluait mon père. En plus de ça, nous étions menés et, après mon entrée, on revient au score de la plus belle des manières (mené 0-1 à la 80e, Lorient s’impose 2-1). C’est forcément une première que je garderai longtemps en mémoire.

La deuxième dès ce soir, à Bourg-en-Bresse ?

À présent, quels objectifs te fixes-tu pour le reste de la saison, sur le plan individuel ?

Mes objectifs sont principalement axés sur un travail sur moi-même. Je dois continuer à poursuivre mes efforts, sur et en-dehors du terrain. J’espère jouer un maximum de matchs avec le groupe professionnel.

Y a-t-il un joueur aux côtés de qui tu espères pouvoir jouer un jour ?

Eden Hazard.

Tu fais partie du groupe retenu par Mickaël Landreau pour le dernier match de l’année, ce soir sur le terrain de Bourg-en-Bresse (20h). Comment est abordé ce match ?

Avec sérieux, et avec l’envie de faire une grosse prestation collective, qui nous fera le plus grand bien avant la trêve.

Interview précédente :

https://stadito.fr/2017/11/24/loic-perfettu-durand-100-deplacements-autant-dhistoires/

Jonathan Tunik

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