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Jérémy Choplin : « Force et Honneur » pour « Robocop »

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Joueur de 32 ans, Jérémy Choplin est parvenu à se faire un nom dans le monde du football professionnel en France. De la formation au Mans à Niort en Ligue 2, avec quelques saisons en National et en Ligue 1, le joueur a accepté de répondre aux questions de Stadito. Retour sur le parcours d’un battant.

Des premiers pas au contrat pro au Mans

Natif du Mans, Jérémy Choplin a fait l’intégralité de sa formation avec le club local. « Cela a été un plus de faire toute cette formation aux côtés de ma famille et d’avoir une stabilité pour progresser vite », analyse-t-il. Tout s’enchaîne parfaitement pour le joueur qui va signer son premier contrat professionnel avec son club formateur. Ceci est la récompense de bonnes performances, avec notamment une victoire en finale de Coupe Gambardella en 2004. En effet, aux côtés de Ludovic Baal et Mathieu Coutadeur, Jérémy Choplin s’est offert un trophée de prestige, avec un but à la clé face au Nîmes Olympique (0-2).

Crédit photo : fanchonegirl.skyrock.com

« Durant la saison, je jouais avec l’équipe réserve et je m’entraînais avec le groupe pro ». C’est lors de la saison 2005/2006 lors de la troisième journée de Ligue 1 face au Stade Rennais que le défenseur central va fouler pour la première fois les pelouses de l’élite française. « C’était devant ma famille qui était venue me voir pour ma grande première, se souvient-il. Donc c’est un moment gravé dans ma mémoire ». Pour Jérémy Choplin, il s’agissait alors d’une récompense de connaître ses premiers instants en Ligue 1, aux côtés d’une « superbe équipe avec des joueurs comme Sessegnon, Romaric, Pelé, Matsui, Bangoura, De Melo, Gervinho,… ».

Deux prêts entre janvier 2006 et juillet 2007

Confronté à une forte concurrence dans le club manceau, Jérémy Choplin a fait le choix de s’éloigner dans sa ville natale pour engranger de l’expérience. « Au lieu de rester dans un club où il y avait une grosse équipe et beaucoup de joueurs, j’ai préféré partir et prendre de l’expérience ailleurs », nous explique le joueur de 32 ans. C’est ainsi que le joueur va successivement être prêté à Bayonne puis à l’Entente SSG en National.

Crédit photo : La Dépêche

Dans chacun de ses deux clubs, il va parvenir à se faire sa place et devient titulaire au sein de la défense. Pourtant, « ce n’est pas facile de partir à 20 ans à l’autre bout de la France, sans sa famille mais ça forge le caractère pour la suite d’une caractère », souligne Jérémy Choplin. Ainsi, après 26 minutes passées sur les pelouses de Ligue 1, le joueur a acquis une expérience d’une quarantaine de matchs de National en un an et demi. « Cela a été un gros plus pour moi et pour ma progression ».

Non désiré au MUC 72, il prend son envol

Après 18 premiers mois en National, Jérémy Choplin fait le choix de continuer à évoluer à ce niveau, avec l’AS Beauvais. Il gagne rapidement sa place de titulaire au sein de la défense beauvaisienne. « J’ai toujours été titulaire dans tous les clubs où je suis passé, donc je savais qu’il ne fallait pas lâcher ». Auteur d’une bonne saison son club qui se classe à la neuvième place du classement, le natif du Mans aspire toujours à « revenir un jour au plus haut niveau ».

« Après cette année à Beauvais, je pensais que Le Mans allait me donner ma chance. Mais Daniel Jeandupeux en a décidé autrement », nous confie-t-il. Ainsi, le joueur alors âgé de 23 ans va poursuivre sa carrière du côté de Rodez, toujours en National. Il restera deux saisons dans ce club où il garde de nombreux souvenirs. Parmi eux, il y a notamment « un super parcours en Coupe de France » lors de la saison 2008/2009, avec une victoire de prestige face au Paris SG, alors deuxième de Ligue 1. Durant ces deux années, il sera également d’une grande efficacité en inscrivant 11 buts, dont deux face au PSG en Coupe de France. « J’ai retrouvé mes sensations de buteur que j’avais plus jeunes dans les catégories 18 ans et CFA avec Le Mans. Quand j’ai signé pro, je jouais milieu droit », nous rappelle-t-il.

Les retrouvailles avec Frédéric Hantz

« En fin de saison, j’ai reçu une proposition de Bastia. Fred Hantz, que j’avais eu au Mans, m’a présenté le projet du Sporting. C’est quelqu’un avec des valeurs et une volonté énorme, donc je n’ai pas réfléchi ». C’est le début d’une aventure longue de trois saisons avec le club corse. Alors National, le club avait « le projet fou de monter en Ligue 1 » très rapidement. Avec cette équipe, Jérémy Choplin a connu des moments magiques. « J’ai tellement de souvenirs qu’il faudrait un livre pour les raconter ». Ce qui a le plus marqué le joueur c’est « la ferveur extraordinaire » qui existe derrière le club. Il nous explique qu’il « faut jouer là-bas pour comprendre comment une île avec tout un peuple est derrière vous ».

Crédit photo : turchinita

Bien sûr, ces moments de joie connu avec deux montées successives entre le National et la Ligue 1 sont contradictoires avec l’actualité de ce même club. « C’est triste d’en arriver là, constate le défenseur. C’est une ville, une île qui mérite d’avoir une équipe au plus haut niveau ». Il regrette également le fait que de nombreuses personnes « crachent sur ce club ou veulent le voir mourir ». Il répète ainsi qu’il faut vivre l’expérience de l’intérieur pour « comprendre cet engouement qui vous marque à jamais ». Ce qui est sûr, c’est que Jérémy Choplin a vraiment ce club dans le cœur. « S’il fallait remettre la tunique bleue pour faire remonter ce club, je le ferai sans hésiter ».

De la Corse à la Lorraine

Alors en Ligue 1 avec le Sporting, Jérémy Choplin fait le choix du changement et rejoint le FC Metz. « Je savais que j’avais fait mon devoir à Bastia et qu’il était temps de se lancer dans un nouveau défi ». Il retrouve donc la Ligue 2 avec ses nouvelles couleurs. Le défenseur en sortira encore vainqueur puisque pour la deuxième fois, une deux saisons passées en Ligue 2, le joueur est sacré champion de France de Ligue 2 avec son équipe. Il s’agissait donc d’un « défi réussi » pour les Grenats.

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Cependant, la seconde saison aura été plus compliqué sur le plan sportif. Tout juste promu en Ligue 1, le club se voit relégué la saison suivante. « Beaucoup de choix ont fait que l’équipe a perdu pied en deuxième partie de saison », nous explique-t-il. Il fait ainsi le choix de quitter le club mosellan, comme nombreux de ses partenaires. Mais, Jérémy Choplin garde de bons souvenirs avec l’équipe messine. « Metz est un super club avec un engouement qui se rapproche de Bastia. Les gens aiment le foot dans cette région », comme il a pu voir.

Nouvelle étape chez les Chamois Niortais

En cette saison 2017/2018, Jérémy Choplin enchaîne sa troisième saisons sous le maillot bleu. Après avoir connu relégation avec le FC Metz, le défenseur se lance un nouveau défi avec ce club « bien structuré en Ligue 2, avec un projet de stade dans quelques années ». Arrivé comme un cadre dans cette équipe, le joueur s’est montré « très intéressé » par ce projet.

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« L’objectif principal pour cette nouvelle saison est le maintien, nous confirme Jérémy Choplin. Après, si l’équipe tourne bien, nous pouvons accrocher une place dans les huit premiers », estime-t-il. Nul doute que le joueur de 32 ans va jouer un rôle important dans la saison de l’équipe qui a terminé à la dixième place du classement de Dominos Ligue 2 la saison dernière. « Avec mon expérience, je peux apporter aux jeunes une vision du haut niveau pour qu’ils progressent ».

Les souvenirs de Jérémy Choplin

« J’ai beaucoup de souvenirs en tant que footballeur, surtout avec les titres de Champion de France. Donc, je dirais que les trois titres sont les moments plus marquants. Mais c’est vrai que la descente avec le FC Metz m’a beaucoup marquée aussi. Je suis un joueur qui donne tout sur un terrain et qui a une mentalité d’ultra. Je suis très proche des supporters, donc, pour, moi de faire descendre un club c’est les trahir. »

Un mot pour décrire Jérémy Choplin

« On va dire « Robocop  ». On me surnomme comme ça dans tous les clubs où je suis passé car je suis quelqu’un qui n’est jamais blessé et qui enchaîne entraînements et matchs. Je veux tout jouer. Même encore à mon âge je n’aime pas rater un entraînement ou un même un match amical. »

Un proverbe pour le parcours de Jérémy Choplin

« J’ai un proverbe depuis très longtemps : c’est « Force et Honneur  ». Avec ces deux qualités là on peut aller jusqu’au bout de nos rêves. »
Stadito remercie Jérémy Choplin pour sa disponibilité et sa gentillesse, et lui souhaite bonne chance pour la suite.

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https://stadito.fr/2017/06/11/cyriaque-rivieyran-interviewito/

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