Kévin Malcuit, attaquant reconverti, latéral accompli

Formé à Monaco, Kévin Malcuit a surmonté sa déception de ne pas être conservé par l’ASM pour rebondir à Fréjus en National, il y a cinq ans. Evoluant encore au poste d’attaquant droit à cette époque, son replacement en tant que latéral s’est révélé propice. Ses expériences à Niort et à Saint-Etienne lui ont, ensuite, permis de monter en puissance jusqu’à, aujourd’hui, faire partie intégrante du projet ambitieux du LOSC et se rapprocher de l’équipe de France.

Kévin Malcuit commence le football à l’USA Clichy, le club de son quartier. Très vite, son potentiel est remarqué en région parisienne. Il faut dire que le garçon est passionné. « Il jouait matin, midi et soir. Dès qu’il avait une pause lorsqu’il était en cours il jouait dans la cour de récréation. Le soir, il jouait avec moi. Parfois, il nous arrivait de rentrer à la maison vers une heure du matin. C’était maman qui nous disait, « là il faut aller dormir » » se souvient son frère, Samir Malcuit. Il rejoint ensuite le Racing Club de France en 14 ans Fédéraux. Au sein du club parisien, au passé glorieux (un championnat de France et cinq Coupes de France) et réputé pour sa formation (William Gallas, Louis Saha, les frères Cheyrou, ou encore Zoumana Camara ont été formés au club), il explose et inscrit 16 buts avec les 16 ans Nationaux. Il est alors repéré par l’AS Monaco lors d’un match contre Torcy où il inscrit un triplé. « Une frappe du droit, une du gauche en pleine lucarne et un but de la tête » se rappelle son grand frère. Malgré des contacts avec deux autres clubs professionnels, le Francilien ne souhaite rejoindre que l’ASM. Il s’envole donc pour la Côte d’Azur à la fin de cette saison 2007-2008.

Formation et débuts en professionnel chez les Asémistes

Kévin Malcuit arrive au centre de formation de l’AS Monaco à 17 ans où il intègre une génération 91/92 « relativement impressionnante » selon les mots de Franck L’Hostis. Une génération qui remportera la Coupe Gambardella en 2011 avec Nampalys Mendy, Valentin Eysseric et Layvin Kurzawa entre autres mais sans Kévin Malcuit. Celui qui évolue encore au poste d’attaquant droit à cette période étant trop âgé pour disputer la compétition. En revanche, ce dernier est titulaire en équipe réserve où sa vitesse et sa spontanéité sont des atouts appréciables et appréciés. Son ancien coéquipier Franck L’Hostis relève tout de même un défaut : sa finition. Sans doute un des raisons pour lesquels il n’est pas plus souvent aligné avec l’équipe professionnelle. « À l’époque, à Monaco, il y avait énormément de monde dans le secteur offensif. C’était difficile de se frayer une place pour les jeunes joueurs à vocation offensive » indique le gardien passé par Martigues, Amiens et Clermont. A ce moment-là, ses concurrents en équipe première se nomment, par exemple, Chu-Young Park, Pierre-Emerick Aubameyang ou encore Benjamin Moukandjo.

Kévin Malcuit sous le maillot de l’ASM

Malgré tout, il parvient à faire quelques apparitions en pro. La première en septembre 2010, contre le Toulouse FC, où il rentre à vingt minutes de la fin du match. A l’été 2011, après avoir signé son contrat professionnel, il connaît sa première titularisation en Coupe de la Ligue contre Sedan. Au sein d’une équipe monégasque en restructuration après une descente en Ligue 2, il éprouve des débuts difficile avec une lourde défaite (4-1). Dans une première partie de saison, où l’ASM végète dans les bas-fonds de la deuxième division, il dispute, également, quelques minutes contre Amiens et Nantes. Malgré ce temps de jeu qui ne le satisfait pas, il garde le sourire. « C’est toujours le premier à chambrer et à se moquer, ce qui crée vraiment une bonne ambiance » ajoute Franck L’Hostis. Au mercato hivernal, il souhaite quitter le cocon monégasque et avoir du temps de jeu. Direction donc la Bretagne et le Vannes OC qui évolue en National.

A la recherche de temps de jeu en Bretagne

En partant de Monaco, Kévin Malcuit veut franchir un palier sur le plan footballistique mais aussi humain avant de revenir dans la Principauté pour s’imposer. « A cette période-là, il est devenu un homme. Il fallait qu’il s’occupe de certaines choses dont il n’avait pas l’habitude » constate son frère. Mais sur le terrain, il arrive dans une équipe qui performe et joue le haut du classement en National. « Nous avions des objectifs importants et l’équipe tournait bien donc difficile de tout changer. Ses qualités offensives nous ont permis de compléter le groupe. C’était un diamant brut à façonner. Il arrivait avec un comportement de jeune qui croyait avoir déjà prouvé alors qu’à ce niveau-là, il faut batailler tous les jours » convient Maxime Brillault, qui a joué deux ans à Vannes. Il ne dispute donc que douze matchs et inscrit deux buts en six mois. « Cette période-là aussi a été un peu délicate parce que le coach, Stéphane Le Mignan, le faisait jouer par intermittence. Et parfois il en avait marre. Mais ce sont des périodes où il a su être plus fort et ainsi devenir ce qu’il est aujourd’hui » estime Samir Malcuit. « C’était le choc nécessaire à son épanouissement » confirme Maxime Brillault. Ce dernier n’est, d’ailleurs pas étonné par ses performances actuelles du fait de ses qualités à l’époque. « Sa vitesse et son physique étaient de vrais atouts et son instinct d’attaquant lui a permis d’être un très bon contre-attaquant, soit le latéral des temps moderne » remarque-t-il.

Kévin Malcuit avec les Vannetais

Jusqu’à la dernière journée de championnat, le VOC espère remonter en Ligue 2. Mais les Vannetais ne parviennent pas à se hisser sur la troisième marche du podium synonyme d’accession. Malgré ce prêt en demi-teinte, le jeune monégasque espère revenir dans son club formateur et avoir du temps de jeu avec l’équipe première.

Désillusion sur le Rocher

A son retour à l’AS Monaco, Kévin Malcuit imagine avoir sa chance avec l’équipe première. Mais entretemps, Dmitri Rybolovlev, milliardaire russe, est devenu l’actionnaire majoritaire du club. En amenant dans ses bagages, Vadim Vasilyev (vice-président) et Claudio Ranieri (entraineur), le nouveau propriétaire lance un projet ambitieux. L’ASM, alors en Ligue 2, réalise à l’été 2012, un recrutement impressionnant pour un pensionnaire de deuxième division : Lucas Ocampos (13 millions d’euros), Delvin N’Dinga (4 millions d’euros) ou encore Andrea Raggi (libre) arrivent pour renforcer les Rouges et Blancs. Forcément cela ferme la porte à de nombreux jeunes issus du centre de formation qui sont, dès lors, poussés vers la sortie : Franck L’Hostis, Vincent Muratori, Thomas Mangani entre autres.

Poussé vers la sortie par l’ASM, Kévin Malcuit a vécu la période la plus difficile de sa carrière

Kévin Malcuit fait partie de ceux-là. Une période très difficile pour lui. « Du jour au lendemain, on lui enlève ce contrat sans même l’avoir vu jouer. J’ai trouvé ça assez moche quand même. Kévin n’était vraiment pas bien. Et je me rappelle qu’il avait appelé ma mère pour lui dire qu’il arrêtait le foot. Donc, on a dû le remobiliser, le remotiver » raconte Samir Malcuit. Mais aujourd’hui, c’est une épreuve qui lui sert. « Il connaît la valeur qu’a le fait d’être un joueur professionnel et que tout peut basculer. C’est pour ça qu’il se remet, tous les jours, en question, qu’il bosse énormément. Donc, sa réussite actuelle ne m’étonne pas parce que déjà il a le talent, mais surtout il a le mental. À sa place, beaucoup aurait lâché » continue celui qui est également footballeur et qui jouait la saison dernière à l’US Ivry. Ce dernier pense que, malgré sa réussite actuelle, son frère reste encore un peu amer, au fond de lui, envers l’AS Monaco.

Rebond à Fréjus

Suite à la rupture de son contrat, Kévin Malcuit se met à la recherche d’un club avec l’aide de son frère. « Beaucoup de clubs étaient intéressés par lui et le refusaient au dernier moment. Et on ne savait pas pourquoi d’ailleurs. Certains évoquaient l’attitude alors que c’est un gentil garçon. J’ai pu entendre des choses un peu incongrues à son sujet. Voilà, c’était compliqué » affirme son frère. Finalement, c’est son coach en équipe réserve, Frédéric Barilaro, qui parvient à lui obtenir un test avec un club de National : Fréjus Saint-Raphaël. Jordi Delclos qui évolue à l’époque dans le club varois se remémore son match d’essai : « Il avait effectué une belle partie, une partie correcte. Il y avait eu un penalty et il nous avait supplié de pouvoir le laisser tirer pour pouvoir se montrer, pour pouvoir signer à Fréjus. Donc, on l’avait laissé tirer le penalty, il avait marqué, et à la fin de ce match, il avait été retenu par Michel Estevan, qui l’a fait signer derrière ». Un contrat d’un an plus une année en option.

Kévin Malcuit s’est relancé à Fréjus

A Fréjus, il retrouve notamment son ancien coéquipier à l’AS Monaco, Isaac Koné, lui aussi « virer » par les nouveaux dirigeants. Des connaissances qui l’aident à s’intégrer rapidement. « Il venait de Monaco donc ce n’était pas loin (90 km entre les deux villes). Je me rappelle d’un jeune un peu foufou mais très respectueux et très gentil » confie Jordi Delclos. Sa première partie de saison à l’Étoile Football Club Fréjus Saint-Raphaël est assez compliquée. Peu de buts, peu de passes décisives et il se retrouve donc sur le banc. Sa deuxième partie de saison est, en revanche, d’un autre niveau et il est un des joueurs les plus utilisés. Selon son ancien coéquipier, Jordi Declos, « il était monstrueux ». Un changement de statut qui est dû à une idée assez farfelue de son entraineur, Michel Estevan.

Changement de poste, changement de dimension

« On a manqué de latéral droit, je crois que c’était même latéral gauche. Et, donc Michel Estevan l’a testé à l’entraînement en tant que latéral gauche. Il a fait une première séance, très bien, une deuxième, une troisième, et puis il l’a testé en match. Et là, on a tout de suite vu qu’il avait un potentiel énorme, que latéral c’était vraiment son poste » raconte Jordi Delclos. Si au poste d’attaquant, ses qualités de vitesse et de percussion créaient des différences importantes, ses difficultés dans la finition étaient un problème de taille. Au poste de latéral, le joueur d’1m78 pour 77kg n’avait pas à se préoccuper de sa finition mais seulement de son « placement, parce qu’il ne connaissait pas le poste. Donc Michel Estevan a beaucoup insisté sur ça. Après, malgré son mauvais alignement, il rattrapait tout par sa vitesse et sa puissance. C’était vraiment très dur de le passer à l’entraînement » précise celui qui vient de s’engager avec le FC Canet en National 3. Samir Malcuit a lui été surpris de ce changement de poste, comme son frère d’ailleurs. « Au début, il a réagi comme tout joueur offensif : « Pourquoi il me met latéral, je suis attaquant moi ! ». Mais bon, déjà en tant qu’attaquant, il aimait bien défendre, et il y a pris goût au fil des matchs. Et à l’heure actuelle, on voit que ce poste lui va comme un gant. Il est rapide, il est physique, une grosse VMA (vitesse maximale aérobie), et c’est quelqu’un qui ne lâche rien ». Son frère, qui a notamment joué dans l’équipe réserve de l’Olympique de Marseille, pense même qu’il n’aurait pas fait la carrière qu’il a réalisé jusqu’à présent. « Je pense que s’il avait continué en tant que joueur offensif, il aurait été en Ligue 2 ou en National. En tout cas, il est très content, aujourd’hui, que Michel Estevan ait eu ce coup de tête » reconnaît-il.

A voir à partir de 3 min 16 sec, un but de Kévin Malcuit avec Fréjus avec le numéro 9 :

Malgré leur belle saison avec Fréjus, Kévin Malcuit et ses partenaires échouent lors de la dernière journée à accéder à la L2 et terminent 5èmes. Un échec qui a touché le joueur, âgé de 21 ans à l’époque. « Il voulait regoûter au monde professionnel et c’est sûr que cela l’a affecté. D’ailleurs dès le début de la saison suivante, ce n’était plus pareil. Il avait la tête ailleurs, plus à Fréjus » admet Jordi Delclos. Il restera, malgré tout, six mois supplémentaires à l’EFCFSR. Six mois durant lesquels il sera souvent blessé et ne disputera que cinq rencontres.

« Mais qu’est-ce que tu fais en Ligue 2 toi ? »

Début janvier, il valide son objectif de retrouver le monde professionnel en filant aux Chamois Niortais avec un contrat d’un an et demi. Durant ses premiers mois, il n’arrive pas à bouger le titulaire du poste, Tristan Lahaye. Mais en fin de saison, l’entraineur Pascal Gastien commence à les mettre en concurrence. Ce qui permet à Kévin Malcuit de disputer ses premières minutes sous le maillot niortais.

Avec les Chamois, Kévin Malcuit s’est révélé en Ligue 2 au poste de latéral droit

A l’été 2014, Niort change de coach. Exit Pascal Gastien. Bienvenue Régis Brouard. Un coach qui s’aperçoit immédiatement des qualités de son latéral droit et qui s’étonne même de le voir jouer en deuxième division. « Je me souviens d’une anecdote avec son coach qui l’avait vu et lui avait dit : « Mais qu’est-ce tu fais en Ligue 2 toi ? ». Il lui avait dit qu’il avait d’énormes qualités, qu’il allait l’aider à progresser, et à atteindre ses objectifs, c’est-à-dire la Ligue 1. Je pense que le coach l’a vraiment mis en confiance » révèle Samir Malcuit. Durant la deuxième partie de saison, il retrouve même son ancien poste d’ailier. Ce qui lui permet de soigner ses statistiques. Deux buts et trois passes décisives de la 25ème à la 32ème journée. Et en fin de saison la consécration pour lui en étant désigné meilleur latéral droit de Ligue 2 par France Football.

Un nouveau cap à l’AS Saint-Etienne

Dans les derniers jours du mercato estival, Kévin Malcuit s’engage avec l’AS Saint-Etienne pour un montant d’environ 500 000€. Comme à Niort, ses premiers mois sont difficiles. Les blessures de Kévin Théophile-Catherine en début de saison, puis de François Clerc en fin de saison, ne lui permettent pas d’obtenir plus de temps de jeu. Il doit même faire face à la concurrence du jeune Ronaël Pierre-Gabriel qui grappille quelques minutes de novembre à mars. « Il y a un fossé entre la Ligue 2 et la Ligue 1. Il a donc fallu qu’il digère tout ça. Et je pense que la première année, il était un peu foufou. Il fallait que le coach Galtier canalise un peu tout ça. Je pense que cela a été une année d’apprentissage pour Kévin. Et cela lui a énormément servi pour la saison suivante » renseigne Samir Malcuit.

Le tableau des stats par Benchr

Au début de sa deuxième saison à l’ASSE, le Parisien d’origine voit François Clerc quitter le club et se retrouve donc en concurrence avec Ronaël Pierre-Gabriel et Kévin Théophile-Catherine. Et c’est ce dernier qui débute la saison en tant que titulaire durant les tours de qualifications de la Ligue Europa. Mais très vite, Kévin Malcuit va s’imposer et provoquer le replacement en défense centrale de son coéquipier. Dès la 4ème journée de championnat, il est titulaire contre le Paris-SG et réalise une belle performance avec notamment une passe décisive à la dernière minute qui permet aux Verts d’arracher le nul (1-1).

A partir de ce moment-là, il ne quittera que très rarement le onze titulaire de Sainté. Il délivrera une nouvelle passe décisive contre l’EA Guingamp (1-0) lors d’un match où Christophe Galtier fera jouer son équipe, de nouveau, dans un 3-5-2 qui lui permet d’exprimer au mieux ses qualités offensives. Une statistique intéressante prouve cela : Kévin Malcuit est le défenseur qui a tenté le plus de dribbles (105) lors de la saison 2016-2017 en Ligue 1 devant le Niçois Dalbert et le Rennais Ludovic Baal (100). Il disputera, également, la double confrontation face à Manchester United en 16èmes de finale de la Ligue Europa.

Bientôt l’équipe de France ?

Avec cette dernière saison à l’ASSE où il est devenu une référence à son poste en Ligue 1, Kévin Malcuit est forcément observé par Didier Deschamps et le staff de l’équipe de France. Il a même reçu sa première pré-convocation avec les Bleus pour les deux matches face au Luxembourg et l’Espagne en mars dernier. « Il m’a appelé et il m’a dit : « je suis pré-convoqué avec l’équipe de France, t’avais raison ». Depuis Niort, je lui disais qu’il avait les qualités pour qu’il soit en équipe de France et je me rappelle, qu’il me disait : « t’es un malade toi, arrête de dire des bêtises ». Et je lui répondais : « écoute, fais ce qu’il faut, et tu verras tu seras en équipe de France. ». Et voilà, il est pré-convoqué, on en a rigolé » s’amuse son frère. Malheureusement une blessure aux adducteurs l’a empêché d’honorer peut-être sa première cape. Mais les Bleus ne sont pas les seuls à s’intéresser au latéral droit. La sélection du Maroc a également approché celui qui possède la double nationalité. Hervé Renard, le sélectionneur à l’époque, souhaitait le voir disputer la CAN 2017 avec les Lions de l’Atlas. « Il a échangé avec Hervé Renard mais il venait de s’imposer comme titulaire et ne voulait pas brûler les étapes. Il lui a donc expliqué les raisons de son refus » certifie l’ainé de la fratrie. Un choix qui a déçu beaucoup de supporters de la sélection marocaine. « J’ai reçu énormément de messages sur ma page Facebook le concernant, avec des insultes. C’est trop pour moi et j’ai donc fait une petite vidéo pour le défendre et pour qu’on respecte son choix. Il y a déjà des frères qui ont joué pour deux sélections différentes (Jérôme et Kevin-Prince Boateng) et cela n’avait pas posé problème. Je suis énormément derrière mes frères parce que j’en ai un autre qui s’appelle Enzo, qui a 16 ans et qui est au Racing aussi. Je regarde tous ses matchs et à la fin on s’appelle. Je les conseille beaucoup » explique Samir Malcuit.

Aujourd’hui, son choix en sélection nationale est fait et ce sera l’équipe de France. Avec pour objectif la Coupe du Monde 2018 en Russie. Au poste de latéral droit, personne ne s’est imposé depuis près de dix ans et la retraite de Willy Sagnol. Actuellement, ses concurrents se nomment Djibril Sidibé, Bacary Sagna ou encore Christophe Jallet. Rien d’insurmontable mais « cela passera par de grosses performances avec Lille » souligne son frère.

« Hâte de bosser avec Marcelo Bielsa »

Le 8 juillet dernier, le natif de Châtenay-Malabry où sont, également, nés Jérôme Rothen, Allan Saint-Maximin ou encore Habib Bamogo, s’est engagé pour cinq ans et neuf millions d’euros avec le Lille OSC. Malgré plusieurs offres en provenance de l’Angleterre et en particulier de West Ham et de Newcastle« Il a privilégié la stabilité, c’est-à-dire de rejoindre un club ambitieux, en Ligue 1, championnat qu’il connaît. Puis, par rapport à son objectif qu’est l’équipe de France, il ne voulait pas faire comme beaucoup de Français qui ont fait le choix de rejoindre l’Angleterre avant lui, et qui s’y sont cassés les dents » note Samir Malcuit.

Kévin Malcuit, au domaine de Luchin, lors de sa signature

Avec l’arrivée de Marcelo Bielsa et de treize nouveaux joueurs, le club nordiste a totalement changé de visage cet été. Au sein de cet effectif rajeuni, Kévin Malcuit fait figure de vieux briscard. Celui qui a fêté ses 26 ans cette semaine est, avec Nicolas De Préville, le joueur le plus âgé de l’équipe. L’envie de travailler avec Marcelo Bielsa est évidemment une des raisons de sa signature chez les Dogues. Que ce soit dans le 3-3-1-3 ou le 4-2-3-1 que devrait mettre en place le technicien argentin, il devrait exhiber ses cheveux peroxydés dans le couloir droit du stade Pierre-Mauroy. « Kévin a vraiment hâte de bosser avec lui, d’apprendre de lui, de franchir des paliers. Je pense que c’est le coach idéal pour qu’il passe encore un cap » avance son frère. Et pourquoi pas s’inspirer d’un certain Benjamin Mendy, au profil similaire à Kévin Malcuit, qui a passé un cap après avoir côtoyé El Loco à l’OM, a rejoint Manchester City cet été et semble s’être imposé avec les Bleus. « Il a les qualités pour être dans un top club européen. Maintenant, j’espère qu’avec le coach Bielsa, il va franchir ce palier qu’il doit franchir pour rejoindre un club d’un tel standing » conclut son grand frère.

Stadito remercie Franck L’Hostis, Maxime Brillault, Jordi Delclos et particulièrement Samir Malcuit pour leur gentillesse et leur disponibilité.

 

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