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Baptiste Etcheverria : “Je reste persuadé que nous allons nous maintenir”

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Arrivé cet été à Tours en provenance de Bayonne, Baptiste Etcheverria avance à pas de géants. A 20 ans, il est titulaire avec Tours B en CFA 2 s’approprie déjà le brassard de capitaine. Il  a aussi fait une première apparition en Ligue 2, tout ça en moins d’un an. Il raconte son parcours depuis ses débuts jusqu’à aujourd’hui. “Du Pays Basque à Tours, il n’y a qu’un pas”.

Bonjour Baptiste, comment pourriez-vous vous présenter à quelqu’un qui ne vous connait pas du tout ?

Je m’appelle Baptiste Etcheverria, bientôt 20 ans. Je viens du Pays Basque et plus exactement de Cambo Les Bains à 20 minutes de Bayonne. Je suis titulaire d’un baccalauréat STMG suivi d’une première année de BTS Assistant Manager. J’ai commencé le foot à l’âge de 4 ans dans le club de la Kamboko Izarra (club de ma commune), puis les Genêts d’Anglet de poussins deuxième année à U14, suivi d’une année enrichissante en Espagne à La Réal Union (Club d’Irun). Pour poursuivre mes études et mon entrée au lycée je suis parti à l’Aviron Bayonnais FC pendant 4 ans où j’ai eu la chance de jouer au niveau national en U17 et U19.

©Baptiste Etcheverria

Vous avez commencé votre carrière senior à Bayonne avec deux matchs en CFA. Quel est la différence que vous avez aperçu entre les U19 et la CFA ?

Oui j’ai fait mon premier match en seniors fin décembre 2015 avec une entrée en jeu à la 70ème minute et une première passe décisive à la clé. Mon deuxième match était lors de la fin de la même saison. Il est vrai que j’ai pu observer des différences entre les U19 et la CFA. C’est beaucoup plus physique car on joue contre des « papas » ; plus technique car le jeu va plus vite, plus tactique parce que les joueurs ont souvent plus d’expérience.

Cette saison, Bayonne joue dans le ventre mou en CFA 2. Qu’est-ce que ça vous fait de voir votre ancien club dans cette situation ?

Déjà c’est particulier pour moi car c’est le club qui m’a permis de jouer au plus haut niveau national lorsque j’étais en équipe de jeunes. Bayonne est vraiment un très bon club, je ne m’en fais pas pour eux. Ils vont se maintenir en CFA2 et jouer l’an prochain la montée en CFA. Tel est l’objectif de tout club ambitieux. Je les suis de près et je leur souhaite de bonnes choses pour la suite.

Quels souvenirs gardez-vous de l’Aviron Bayonnais ?

Je garde vraiment de bons souvenirs. C’est un club familial qui fait confiance aux jeunes en équipe première. Ces 4 années passées dans ce club resteront à jamais gravé dans ma mémoire. J’ai tous mes amis qui jouent encore pour ce fanion. Sans eux je ne serais pas le joueur que je suis aujourd’hui, donc je remercie énormément l’ABFC pour tout ce qu’elle m’a apporté. Je les suis régulièrement car mon père est toujours dirigeant de ce club.

©Baptiste Etcheverria

Vous avez été recruté par Tours durant la trêve. Était-ce une envie de partir dès cet été ou plutôt un rêve de gosse qui se réalise ?

Oui c’était une envie, c’était aussi un objectif car j’ai travaillé dur pour me donner les moyens d’y arriver. Mon souhait a toujours été de devenir footballeur professionnel, de faire une longue et belle carrière. Le fait d’aller au Tours FC a été pour moi une belle opportunité de pouvoir réaliser mon rêve.

©Lucie Noël

Quelle a été votre réaction en apprenant votre recrutement ?

La première chose qui me soit venue à l’esprit sont mes parents. Depuis tout petit ils ont toujours été là pour moi. Ils m’ont amené aux entraînements 3 à 4 fois par semaine pendant 10 ans. J’étais heureux d’apprendre cette nouvelle que j’attendais depuis fort longtemps. Je me suis de suite dit que c’était le début d’une nouvelle page, et que le plus dur restait à venir.

Avez-vous longtemps réfléchi avant de partir ?

Je n’ai pas douté une seule seconde. C’est ce que je voulais. Je me suis dit que c’était une chance et qu’elle ne se présenterait pas une deuxième fois, j’ai donc décidé de la saisir.

 A 19 ans, vous avez su vous imposer comme un élément majeur de l’équipe B de Tours. Est-ce important pour vous d’avoir cette confiance par le coach ?

Oui c’est important pour moi d’avoir la confiance du coach, car cela me permet d’avoir du temps de jeu. Je peux donc montrer de quoi je suis capable, j’ai la chance de faire mes preuves. J’espère que cela me permettra d’évoluer et d’aller jusqu’au niveau professionnel. C’est important pour moi de sentir que je peux aider mon équipe et le collectif, c’est vraiment ce que j’aime dans ce sport.

©Lucie Noël

Entre Bayonne et Tours, le football est-il similaire ou avez-vous eu un temps d’adaptation ? Vous êtes un joueur très polyvalent, cependant c’est quoi le poste que vous préférez ?

C’est vrai comme dans tout changement de club j’ai eu un petit temps d’adaptation. Il me fallait juste le temps de prendre mes repères, il a fallu que j’apprenne à connaître mes nouveaux coéquipiers pour créer des automatismes. Le poste auquel j’ai le plus évolué est celui de défenseur latéral droit, mais c’est vrai que je pense pouvoir jouer sur tous les postes de la défense. En CFA à Bayonne j’ai aussi occupé le poste de milieu côté.

Malgré la défaite de votre équipe le 25 février dernier (Evreux-Tours B 2-0) , vous étiez capitaine. Aimez-vous avoir des responsabilités comme celles-ci ?

Oui j’aime bien avoir des responsabilités car c’est important pour moi de sentir que je peux aider l’équipe. Le fait d’avoir eu le brassard lors du match à Evreux ne change en rien mon rôle dans le groupe car je me donne toujours à 300% pour mes coéquipiers.

Vous êtes actuellement 8ème du groupe CFA 2, est-ce un classement qui vous satisfait ou les objectifs ne sont actuellement pas atteints ?

Les objectifs sont différents pour nous que pour les autres équipes de notre championnat. Le but étant d’abord de se maintenir et de nous amener au niveau professionnel. On peut quand même dire que cette année nous avons envie tous ensemble d’accrocher la meilleure place possible en championnat car on est avant tout des compétiteurs et on a soif de victoire.

Tout à droite ©Lucie Noël

Vous avez eu la chance d’être retenu deux fois dans le groupe professionnel. Vous attendiez-vous à cela aussi rapidement ? Comment s’est passé cette intégration ?

Je ne sais pas si on peut dire que je m’y attendais car tout est allé très vite. En tout cas c’était un objectif. Le plus dur reste à venir, il va falloir confirmer et y rester. Je travaille tous les jours pour accomplir mon rêve de devenir footballeur professionnel.

Le 10 février dernier, vous faites votre première apparition en Ligue 2, à Nîmes (1-1). Pas trop dur de prendre ses marques ?

Non c’était un super bon moment que je garderai enregistré à jamais dans ma tête car il y avait une ambiance magnifique. Je ne retiens que de bonnes choses pour cette première. Mes marques je les ai prises assez naturellement car je commence à bien connaître mes coéquipiers.

Quant à l’équipe fanion, elle est dernière du classement. Comment vit le groupe dans cette situation délicate ?

Je reste persuadé que nous allons nous maintenir car on a vraiment un bon groupe avec des joueurs de qualités qui ne lâcheront rien jusqu’à la fin de la saison.

Quels sont maintenant vos objectifs de carrière ? Et l’équipe de France ? On vous laisse le mot de la fin !

Mes objectifs de carrière sont de signer un contrat professionnel dans mon club actuel. Et à court terme d’accéder à la première division.
L’équipe de France c’est vrai que c’est un rêve de gosse mais pour le moment je n’y pense pas trop car je me concentre sur mes objectifs en club.

Tout à droite ©OnATousUnCôtéFoot

 

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https://stadito.fr/2017/02/17/benjamin-nivet-interviewito/

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