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Les Bleus chutent face à l’Espagne (0-2)

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Pour son premier match de l’année au Stade de France, l’Équipe de France s’est inclinée, mardi soir, face à l’Espagne (0-2). Les Bleus ont été dominés pendant l’intégralité d’une rencontre qui aura notamment été marquée par l’utilisation de l’arbitrage vidéo.

 

C’est une première historique. Pour la toute première fois lors d’un match officiel en France, l’arbitrage vidéo a été utilisé dans le cadre d’une rencontre de football. Promis comme une véritable avancée dans le monde du ballon rond, cette nouveauté technologique avait donc jeté son dévolu sur ce France-Espagne pour rentrer dans l’histoire. L’expérience en a été plutôt contrastée pour les Bleus, qui ont dû s’incliner (0-2) en concédant notamment deux décisions arbitrales défavorables mais justes – dans le sens de correctes – qui ont été prises avec l’assistance de la vidéo. Premièrement, l’arbitre a validé aux Bleus un but sur un coup de casque de Griezmann avant d’être déjugé par arbitrage vidéo en raison d’un hors-jeu de Kurzawa (48e). Secondement, le but de Deulofeu avait initialement été refusé pour hors-jeu avant d’être accordé, l’arbitre du van – se situant à l’extérieur du stade – ayant informé l’arbitre central de la position licite du joueur de la Roja (78e).

Mais l’arbitrage vidéo n’était pas la seule innovation du match car Didier Deschamps avait décidé de nous surprendre en alignant une composition assez inattendue. Le sélectionneur des Bleus avait fait tourner par rapport au match face au Luxembourg et a donné leurs chances à de nombreux joueurs peu habitués à être titulaires et/ou peu expérimentés (Jallet, Rabiot, Gameiro, Kurzawa et surtout Kylian Mbappé) ainsi qu’à plusieurs novices en sélection nationale (Tolisso, Bakayoko), le tout dans un schéma très inhabituel (4-4-2 en losange, utilisé pour la première fois depuis la victoire au Portugal en septembre 2015 sur un coup franc de Mathieu Valbuena) avec Antoine Griezmann en soutien de la paire d’attaque Mbappé – Gameiro. Les Bleus ont d’ailleurs connu quelques difficultés à s’acclimater à une telle organisation et ont semblé régulièrement en manque de repères.


 

Hormis lors des deux entames de mi-temps, les Tricolores n’ont guère souvent eu la maîtrise des événements et ont grandement subi face à l’omniprésence du rouleau-compresseur espagnol. Le début de match avait délivré quelques promesses, entre une action collective de grande classe non conclue par Mbappé (5e) et une tête de Koscielny sauvée par Piqué sur sa ligne (11e) mais le bloc français est très rapidement redescendu. Le trident du milieu (Kanté – Rabiot – Tolisso) ainsi que les deux latéraux (Jallet et surtout Kurzawa) furent très loin du niveau escompté et n’ont pas mis l’impact exigé par une confrontation internationale. Grâce à un Koscielny évoluant à son niveau de Kos Le Boss, la France parvenait tout de même à garder la tête hors de l’eau tout au long de la première période, malgré deux occasions d’Andrés Iniesta repoussées par Hugo Lloris (14e, 28e).

 

Juger la rencontre dans son contexte

Lors de l’Euro, les Français avaient connu une confrontation relativement similaire lors de la demi-finale face à l’Allemagne, mais ils étaient parvenus à subir sans rompre grâce à une envie débordante et une efficacité redoutable qui leur ont fait défaut mardi soir. Longtemps, Kylian Mbappé, serré de près par Sergio Ramos, a été le seul accélérateur de particules d’une formation qui ne parvenait pas à garder le ballon plus de quelques secondes et à sortir de sa moitié de terrain. Le début de seconde mi-temps a laissé augurer une destinée plus radieuse, qui a même éclaté au grand jour lorsque la tête de Griezmann a trouvé les filets de David de Gea (48e), avant que l’arbitrage vidéo ne se transforme en lune pour faire aussitôt éclipse en invalidant cette ouverture du score. Griezmann a ensuite eu l’occasion de servir idéalement Gameiro mais sa passe était trop en retrait (54e), bientôt imitée par le bloc français.

Les Bleus sont alors retombés dans leurs travers du premier acte et ont laissé jouer des Espagnols qui s’en sont donnés à cœur joie. La solution est toutefois arrivée, pour eux, du camp français, avec une passe ratée par Timoué Bakayoko. Deulofeu, tout juste entré en jeu, a récupéré le ballon avant d’être accroché par Koscielny dans la surface et d’obtenir un penalty transformé par David Silva (0-1, 68e). Dix minutes plus tard, le même Deulofeu a conclu un mouvement collectif remarquable de la Roja en étant tout d’abord signalé hors-jeu, avant que l’arbitre ne se ravise, assisté par la vidéo, en accordant le but (0-2, 78e), et enterrant les espoirs français. Il faut toutefois juger cette défaite dans son contexte, ce match ayant servi à Deschamps pour tester plusieurs joueurs et non pour réellement juger du niveau de sa formation. S’imposer face à l’Espagne aurait certes accru le crédit de cette Équipe de France, mais, aujourd’hui, ce revers est très loin de remettre en cause tout ce qu’elle a déjà accompli.

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