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Emeric Dudouit : « je sens que je monte en puissance »

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Emeric Dudouit est un joueur de football qui a connu un parcours semé d’embûches. Après trois expériences professionnelles en France, le défenseur de 25 ans a décidé de tenter l’aventure belge avec l’AFC Tubize, qu’il a rejoint lors de l’été 2016. Le joueur formé au SM Caen, qui évolue aujourd’hui en deuxième division belge, a accepté de revenir sur son parcours pour Stadito.

Les premières années dans le monde du ballon rond…

« J’ai commencé le foot à 5 ans dans mon village à Roncey (Manche) pendant deux ans, puis je suis partie à l’ES Coutances pour une durée de cinq ans. Par la suite j’ai intégré le sport étude à Brecey pendant deux ans, et la dernière année je suis partie joué à Saint-Lô. À 14 ans j’intègre le centre de formation au SM Caen. Tout se passe bien, je franchis les étapes jusqu’à signer professionnel … j’ai connu six Ans de formation. »

Emeric Dudouit au coup d’envoi d’un match de l’ES Coutance – Source photo : Ouest-France

Premier contrat professionnel avec le SM Caen en 2011…

« Lorsque j’ai signé mon premier contrat pro c’est un rêve de gosse qui s’est réalisé. C’est une fierté personnelle d’avoir signé dans mon club formateur. À ce moment-là mon objectif est de m’imposer en Ligue 1, et la suite arrivera naturellement. »

Clermont et Reims intéressés pour un prêt, mais…

« Effectivement, ces deux clubs étaient intéressés, et bien sûr que c’était aussi intéressant pour moi. Mais, quelques jours plus tard je me fais les ligaments croisés au genou, c’est la raison pourquoi je n’ai pas été prêté. La blessure fait parti d’une carrière, donc je l’ai accepté. J’ai énormément travaillé pour revenir vite sur le terrain avec mon kiné, Tony Hubert qui est maintenant kiné chez les pros. Tout s’est bien passé mais ça a demandé du temps. Au final je reviens et je fini la saison à faire des bancs en Ligue 1. »

Source photo : Caen Maville

Le départ du club formateur…

« Suite à cela je décide de casser mon contrat et de partir en Ligue 2 pour avoir du temps de jeu, pour pouvoir remonté la marche plus facilement. Je sentais que si je restais à Caen j’allais progressé moins vite car j’avais l’image du jeune joueur formé au club, puis du joueur qui reviens d’une longue blessure. Donc je préfère partir. »

L’arrivée à Châteauroux…

« Je signe donc deux ans dans le Berry, je me blesse très rapidement, avec une fracture du coup de pied et une hernie discale qu’on a décidé d’opéré. J‘en profite pour remercier tout le staff médical de Châteauroux pour le bon travail effectué avec moi (Luis, Philou, Quentin et le Doc Roy), et particulièrement à Jérôme Perez, qui me suit de près encore aujourd’hui ! Donc, je ne commence la saison qu’en janvier. J’ai du temps de jeu, l’équipe tourne bien, je progresse donc tout va bien. Je garde de bons souvenir de ce club car c’était mes débuts en Ligue 2. C’est toujours particulier pour un joueur. C’est aussi là-bas que je me suis forgé un mental. »

Source photo : La Nouvelle République

Une nouvelle grosse blessure…

« J’ai bien fini la saison et très bien commencé la deuxième. Et, quatre mois avant la fin de mon contrat je me refais les ligaments croisés de l’autre genou. Coup dur ! Mentalement, je suis touché mais j’ai toujours gardé le moral car je me disais qu’il y avait toujours pire que moi, et que moi j’ai la chance de vivre de ma passion. Donc je n’ai pas le droit de me plaindre. Il faut bosser et revenir plus fort, comme je l’avait fait peu de temps avant ! Le club décide de me prolonger d’un an. Je me suis battu pour retrouvé mon niveau et avancé à nouveau… »

Puis la descente en National…

« Cette dernière saison est encore plus dure mentalement car j’ai connu la descente de Ligue 2 en National. À ce moment-là, je quitte le club ((je garderais pour moi les raisons de mon départ) avec le sentiment de ne pas avoir pu exprimer tout mon potentiel. Je suis donc très frustré car j’ai eu le même sentiment quand j’ai quitté Caen. »

Source photo : SM Caen

Des blessures qui ont ralenti la progression…

« Bien sûr que toutes ces blessures m’ont énormément freiné dans ma progression. Mais, mon mental est renforcé à 200% ! Sans blessure, j’aurais sans doute eu un autre destin mais je ne me pose pas la question. Tout simplement car cela ne sert à rien, puis ce qui m’intéresse aujourd’hui c’est le présent et le futur et non le passé.  »

Fin de contrat, et la courte aventure au stage UNFP…

« Je décide d’aller au stage UNFP. Je profite de cette chance que l’on a de pouvoir réaliser ce stage qui s’offre à nous quand nous n’avons pas d’offres concrètes de clubs. Mais, au final, je ne fais qu’une journée là-bas car je décide de signer aux Herbiers, avec qui j’étais en contact depuis un petit moment. »

Le stage UNFP, une vraie solution…

« Le stage UNFP a énormément d’avantages ! Il permet de s’entraîner dans une structure qui est très professionnelle, avec un groupe et un staff de qualité ! Plusieurs oppositions sont proposées contre des clubs professionnels, donc c’est évident que ça aide à trouver un club par la suite. Cela nous permet de garder le rythme pour être prêt quand une proposition d’un club arrive, et de se sentir mieux mentalement. C’est très dur de s’entraîner seul… »

Une saison en National, avec Les Herbiers…

« Je signe aux Herbiers pour tourner la page de toute ces blessures, et enfin faire une saison pleine ! Pourquoi les Herbiers ? Le discours des dirigeants m’a convaincu, j’ai senti une réelle envie de leur part de me recruter. Un choix que je ne regrette pas du tout aujourd’hui, bien au contraire, car j’ai découvert autre chose. Puis, une saison pleine en National, ce qui est pas négligeable vu mon passé. »

Source photo : Ouest-France

Première expérience à l’étranger, en Belgique…

« Suite à ma saison de National, j’ai plusieurs propositions. Je décide d’aller à l’AFC Tubize car les dirigeants m’avaient déjà contacté quelques jours après ma signature aux Herbiers, puis m’ont rappelé juste à la fin de la saison. En me proposant un contrat de deux ans, plus une année en option en cas de monté. Ce club est en D1b actuellement et qui as pour objectif de monté en Division 1a avec des investisseur sud-coréens. Une expérience à l’étranger, j’y ai pensé car il fallait que je quitte un peu la France, et ainsi repartir me refaire une santé. »

L’intégration dans ce nouveau club…

« J’ai retrouvé énormément de Français en Belgique, qui eux aussi on connu la Ligue 1 ou La Ligue 2 en France. Ils sont ici tout simplement car le championnat est passionnant. Les stades, l’ambiance et le niveau n’ont rien à envier à la Ligue 2 française. Mon intégration s’est très bien passée et je me sent vraiment bien. »

Le coach, Régis Brouard…

« Effectivement, le coach est Régis Brouard contre qui j’ai joué la saison passée en Coupe de France la saison dernière. Mais, ce n’est pas lui qui m’a recruté car il est arrivé à la quatrième journée de championnat. Auparavant, nous avons eu Thierry Goudet, français également. J’ai la chance d’avoir la confiance du coach car je fais une saison pleine avec simplement quatre matchs manqués, toutes compétitions confondues. Il y a aussi la santé qui suit et je me sens de mieux en mieux ! Je sens que je monte en puissance. »

Le système des montées-descentes en Belgique…

« Il y a vingt-quatre équipes professionnelles, 16 en Division 1a et 8 en Division 1b. Nous sommes en D1b, nous faisons deux tranches. Pour la première tranche, il s’agit de matchs aller/retour avec un premier et un dernier. Il en va de même pour la deuxième tranche. Les deux premiers font la finale pour monter. Les deuxième, troisième et quatrième jouent les play-off contre des équipes de D1a pour jouer l’Europe League. Tandis que les cinquième, sixième, septième et huitième font les play-down pour ne pas descendre. Il n’y a qu’une descente. Le classement général se fait en additionnant les deux tranches ! Compliqué, je vous l’accorde, mais simple à suivre quand on le vit !!! »

Source photo : DH.be

« Tomber, se relever et avancer, n’abandonne jamais ! »

« Cette citation représente bien mon parcours. De plus, c’est une phrase qui s’applique aussi bien dans le sport que dans la vie en général. Il faut toujours se battre, ne pas se plaindre dans la vie car il y a toujours pire que nous. Travailler, travailler et travailler pour ne rien regretter. DIEU est grand ! »

Stadito remercie Emeric Dudouit pour sa disponibilité et sa gentillesse et lui souhaite bonne chance pour la suite de la saison.

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