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Yoan Séverin, persévérant Lyonnais

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« Viré » de l’OL à 15 ans, Yoan Séverin aurait pu baisser les bras et tourner le dos au football. Mais l’international U20 a persévéré, et son parcours l’a mené de la Haute-Savoie à l’Italie, jusqu’à devenir professionnel… en Belgique. Focusito d’un joueur qui a su faire preuve de patience et faire les bons choix tout au long d’un début de carrière mouvementé.

Les larmes d’une jeune pousse rhodanienne

« À la fin de la saison, ils ont décidé de ne pas me garder. » Presque 5 ans ont passé, mais un tremblement est encore perceptible dans la voix de Yoan Séverin quand il raconte la plus lourde déception de sa carrière. Le défenseur de 15 ans sort de 6 mois compliqués avec l’Olympique Lyonnais lorsqu’il apprend la nouvelle.

Lui et son clan sont atterrés. « Quand j’ai été mis au courant, j’ai pleuré comme si c’était moi qui avais été écarté » raconte Vincent Mendes, ami d’enfance et ex-coéquipier. Ainsi s’achèvent les deux premières années de Yoan Séverin dans un club formateur.

La découverte du football dans un cadre parfait

Natif de l’Isère, Yoan commence le football dans le club à proximité de la maison de ses parents, l’Isle d’Abeau FC. Le jeune attaquant de 8 ans ne tardera pas à franchir son premier échelon : il est rapidement repéré par Manu Mendes, éducateur à Bourgoin-Jallieu. « Après Grenoble, c’est le meilleur club formateur en Isère » introduit le joueur. Mendes l’invite à faire un tournoi avec les U10 du FCBJ, remporté grâce à la contribution notamment de Séverin, alors en tant que sérial buteur.

Yoan Severin. Photo archives Le DL

Retour aux sources. (Crédit photo : Le Dauphiné)

« J’avais déjà remarqué que ça n’allait pas être un grand attaquant et il montrait déjà des signes pour être un bon défenseur » analyse Manu, qui replacera Yoan latéral gauche dès son arrivée au club. Agacé, il ne fera jamais part de son mécontentement qu’à son père. À Bourgoin, le jeune joueur bénéficie de plus d’installations et de formateur plus compétents, le tout dans une ambiance mémorable.

« On avait un groupe de très grosse qualité, et en dehors des terrains, quand on partait en tournoi, tout le monde – nous, nos parents – s’entendait super bien. D’ailleurs, ma famille sont encore amis avec la plupart des parents de l’équipe. » Vincent Mendes, coéquipier et fils du coach, indique même que sa famille et celle de Yoan partaient en vacances ensemble.

De l’ambition sans trop d’attentes

Des U10 aux U13, Séverin s’épanouit dans ces conditions. Bien que le professionnalisme en tant que tel ne l’attire pas, il prend conscience qu’il peut arriver au plus haut niveau. « Le football a toujours été au centre de ses préoccupations. Et quand je dis football, je parle bien du terrain et uniquement du terrain, précise Vincent. Depuis nos 8-9 ans, je ne l’ai jamais entendu dire qu’il voulait faire ce métier pour l’argent, pour être connu, pour être sponsorisé… »

Manu Mendes va dans ce sens : « Il ne pensait sûrement pas encore à être pro, mais il savait pourquoi il était là : quand il était à l’entraînement, c’était pour travailler, et en match, c’était pour gagner ». Le formateur aura maintes occasions de le dire au père de Yoan, il ne serait pas surpris de voir son latéral gauche faire carrière dans le football.  

Discret – il refuse de porter le brassard selon Manu Mendes -, un peu dans l’ombre d’un numéro 10 talentueux qui ne deviendra finalement pas pro, il est pourtant repéré par l’OL, son club de cœur. « Le FCBJ a été un énorme tremplin pour sa jeune carrière, loue Vincent. Il a pu progresser, se montrer, et nous on a vécu le truc à fond, surtout qu’on savait que certains partaient à la fin de l’année. »

Séverin saura rendre la pareille au club qui lui a tant offert. Alors que l’Olympique Lyonnais lui propose d’être testé au sein de leur effectif à l’occasion d’un tournoi au Portugal, il décline. La raison ? « Cela tombait le jour de la finale départementale U13 en Isère » nous éclaire Vincent Mendes. « C’était vraiment l’objectif principal à Bourgoin, se justifie le joueur. Et comme j’avais joué toute la saison avec mon équipe, par respect, j’ai refusé d’aller avec l’OL. Je voulais pas les lâcher comme ça, et je pense que j’ai fait le bon choix. »

Une aventure lyonnaise trop courte

Finalement, le Villeurbannais intègre son club de coeur pour la reprise de 2010. Comme tout autre jeune du centre de formation, il est en sport-étude dans un internat à la Croix-Rousse, à Lyon. « Je restais là-bas du lundi au vendredi, et le vendredi, je rentrais chez moi, j’avais 25 minutes de train pour rentrer sur Bourgoin. » Sous les ordres de Jean-Baptiste Grégoire, qui entraîne depuis plusieurs années les U14, il réalise une très bonne première saison. « Il m’a fait confiance, j’ai été plusieurs fois capitaine » assure celui qui réalise une première saison « convaincante ». 

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Séverin à droite, la main devant la bouche.

En U15, il poursuit sur sa lancée pendant 6 mois. « J’arrive au mois de décembre, j’ai une période de moins bien, regrette-t-il. Je perds confiance en moi, j’ai du mal à me remettre et, du coup, je fais une deuxième partie de saison moyenne. » Il apprend alors que ses formateurs ont décidé de l’écarter.

Cependant, il bénéficiera d’une ultime marque de confiance. Suite à une bonne semaine d’entraînement, son entraîneur le sélectionne pour le tournoi U15 très réputé de Neuville, quand bien même le groupe était censé être composé de joueurs conservés. « Comme je savais que j’étais viré,  j’ai joué relâché et j’ai fait un super tournoi » se rappelle-t-il.

Le soutien paternel, moteur efficace pour redémarrer

« Ce n’était pas une fin en soit » nuance Vincent Mendes. C’est ce que les proches de Yoan lui ont fait comprendre après cet échec. Parmi eux, Yoan peut compter sur le soutien inconditionnel de son père, son principal conseiller. « Après avoir été écarté, il a pris conscience du chemin à parcourir. Mais ça n’aurait peut-être pas été le cas s’il n’était pas bien entouré, notamment par son père qui a toujours été derrière lui positivement. » Vincent, devenu formateur, insiste sur le dernier mot, car contrairement à beaucoup de parents de joueur, « il n’a jamais cherché à lui faire sauter les étapes ». 

Manu Mendes loue l’éducation que Yoan, « une excellente personne avec de vraies valeurs morales », a hérité de son père. « Maintenant qu’il est majeur, il le laisse prendre ses décisions, mais il est toujours là pour le conseiller » constate Mendes père. Son fils complète : « il est souvent là pour le bon conseil au bon moment, le canaliser, l’encourager, lui donner la confiance en soit qu’il faut ! »

Le tournoi international de Neuville est aussi une question de mélange de générations et de retrouvailles avec de gauche à droite Thierry Fontebasso, Yoann Séverin, Philippe Séverin, Lory Fontébasso et Christophe Fontébasso...

Yoan Séverin (maillot OL) et son père (au centre) au tournoi de Neuville-sur-Saône. (Crédit photo : footengo69.fr)

Grâce à ses prestations au tournoi de Neuville-sur-Saône, il est approché par celui qui deviendra son deuxième mentor. Souleymane Cissé, ancien joueur des Croix de Savoie et actuellement entraîneur de la réserve de l’AS Monaco, entraîne les U17 à Evian lorsqu’il repère Yoan. L’ETGFC ne disposant pas des moyens des autres clubs professionnels, les équipes de jeunes regorgent de joueurs non-conservés par d’autres centres de formation.

Rebondir sur les rives du Léman

« Il m’a fait confiance, il est venu me chercher, c’est lui qui m’a relancé, qui m’a permis, en partie, d’être là où je suis actuellement » loue le Rhodanien. Cissé fait de Séverin le plus jeune joueur de l’effectif des U17, à 15 ans seulement. Solidement ancré dans le 11 de départ, l’ancien Lyonnais réalise une excellente saison pour définitivement mettre derrière lui l’échec à Tola Vologe. « Il m’a redonné toute cette confiance que j’avais perdu à Lyon. »

Malheureusement, Souleymane Cissé – « Un des meilleurs coachs que j’ai eu » pour Yoan – part pour Monaco à l’été 2013. Pour le remplacer, un entraîneur arrive de Caen et, même s’il confie le brassard des U17 à Séverin, il ne parvient pas à maintenir les résultats de l’équipe. « Entre septembre et décembre, on a gagné qu’un match, on était avant-derniers alors qu’on était Evian Thonon Gaillard, les jeunes d’un club de Ligue 1 quand même. Pourtant, on avait une équipe de qualité, mais à mon avis, c’est avec le coach que ça passait pas. »

Incertain que son avenir se joue avec les Roses, Yoan décide de revenir sur une décision qu’il avait prise quelques mois auparavant. « J’attaquais ma deuxième saison à Evian, on était en pleine préparation, quand un agent, Frédéric Guerra, contacte mon père, raconte-t-il. Il est venu à la maison, il lui a dit que la Juve était intéressée. Mon père n’y croyait pas, moi non plus. » Yoan et son père auront finalement l’occasion de rencontrer le directeur sportif du club turinois, puis de visiter les installations. Yoan réfléchit, et donne finalement une réponse négative aux négociateurs italiens. « Je me sentais pas encore prêt, il me restait pas mal de choses à prouver. » De plus, il ne veut pas faire faux bond auprès du club qui lui a fait confiance et avec qui il a effectué sa préparation.

Une adaptation difficile à Turin

Mais en décembre, alors que la situation des U17 savoyards est au plus mal, Séverin est surpris d’apprendre que la Juve « fait le forcing » et accepte. « Là, je me suis dit que, vu les résultats qu’on avait… et j’ai pensé que le train passera sûrement pas une autre fois » se justifie-t-il. « En 6 mois, j’avais quand même pris beaucoup d’expérience ». 

Même si le joueur assure qu’il y va sans appréhension, l’acclimatation à une nouvelle vie ne se fait pas facilement. « Déjà arriver en janvier dans un nouveau club, ce n’est pas évident, alors en plus dans un club étranger où il ne parlait pas la langue, et était encore un adolescent, je vous laisse imaginer la difficulté d’adaptation » rappelle Vincent Mendes. « Heureusement, j’ai ma famille, mes amis proches qui ont été là pour moi » rappelle celui qui n’a pas encore 17 ans quand il arrive à Turin.

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Au centre de formation de la Juventus, les jeunes joueurs sont tous logés dans un hôtel. Cette particularité permet aux joueurs de se rapprocher, comme le souligne Younes Bnou Marzouk, né en 1996 et seul autre francophone du centre de formation. « Il s’est rapidement fait des amis dans l’équipe. » Après quelques mois, Yoan parvient à s’exprimer en italien, ce qui ne l’empêche pas de passer beaucoup de temps avec Bnou Marzouk.

« Les entraînements les plus durs au monde »

S’il dit n’avoir eu aucun mal à se faire à un nouveau mode de vie et à une nouvelle culture, Séverin souffre au quotidien : « L’entraînement est très différend. Pas que pour moi, beaucoup de joueurs passés par la Juve disent que c’est les entraînements les plus durs au monde. C’est carrément un autre monde ».

Après 6 premiers mois avec U17, il est accueilli en Primavera, équivalent italien de la réserve, par l’ancien Lyonnais Fabio Grosso, reconverti formateur. Il est toujours titulaire, « généralement défenseur central gauche, parfois latéral gauche », et est le seul joueur de l’effectif à disputer toutes les minutes de championnat sur les sept premiers matchs de la saison. Séverin est même promu pour effectuer quelques entraînements avec les pros.

« La première fois que je suis allé m’entraîner avec eux, j’étais un peu timide, j’étais dans mon côté, je faisais rien, je parlais avec personne, se souvient-il. Bon, c’est normal, j’avais 17 ans et en face de moi j’avais des Carlos Tevez, des Pirlo, des Buffon. »

« J’ai senti direct que ça avait craqué »

En octobre 2014, il a même l’occasion de jouer un match interne entre les pros et la Primavera… dans les rangs des hommes de Conte. Seulement, au duel avec son coéquipier habituel Anastasios Donis, actuellement prêté à Nice, sur une balle en profondeur, sa jambe reste bloquée dans l’herbe. « Lui, avec sa jambe gauche, tape mon genou et j’ai senti direct que ça avait craqué. »

Le verdict est lourd : Yoan souffre d’une rupture des ligaments croisés, la pire blessure pour un footballeur. « Cela nous avait affecté aussi, toute l’équipe était vraiment triste, témoigne Bnou Marzouk. On lui avait rendu hommage en portant un maillot à son nom. » Juste après sa blessure, contre toute attente, Séverin se voit offrir son premier contrat professionnel de la part des dirigeants. Une « marque de confiance » jusqu’en juin 2017 qui le touche et le pousse à travailler encore plus dur pour s’en remettre.

Malgré tout, Yoan ne rejouera plus de la saison et, une fois de retour avec la réserve, il part de loin et doit encore plus travailler que d’habitude pour retrouver sa place dans l’équipe. « En autant de temps loin du terrain on perd tout, de la vitesse, des appuis… » regrette celui qui estime qu’il lui a fallu un an et demi pour retrouver son niveau.

2016-2017, saison des premières

Après ce délai, il est plus souvent intégré à l’équipe première, où il finit par s’intégrer. Grâce, notamment, à Paul Pogba. « Quand il a appris que j’étais Français, il est venu vers moi, il m’expliquait quand je ne comprenais pas un exercice. » Alors qu’il s’impose sur le long terme en Primavera et en Youth League, il fait même la préparation estivale en Australie avec Dybala, Hernanes, Lemina et tous les joueurs professionnels à ne pas avoir disputé l’Euro ni la Copa America. Il dispute même son premier match amical sous les ordres de Massimiliano Allegri.

Le prochain pallier de cette progression réalisée « petit à petit, de manière linéaire », sera franchi quelques mois plus tard, en octobre. Yoan Séverin figure pour la première fois dans le groupe professionnel pour le déplacement de la Juventus à… Lyon, en Champions League. « La veille de partir à Lyon, le coach Grosso m’a averti que je partais avec l’équipe première. En plus Lyon, j’y suis né, j’y suis passé, c’est mon club de cœur, donc ça m’a fait énormément plaisir. Le destin fait bien les choses ! » Même s’il assiste au match depuis les tribunes, il a l’occasion d’être dans le vestiaire avant et après le match ainsi que pendant la mi-temps. « J’ai pu voir comment se préparent les grands joueurs avant un grand match » se réjouit-il.

Un néo-Bleuet plein d’objectifs

Quelques semaines plus tard, une nouvelle surprise vient égayer sa progression : il figure dans la liste de Ludovic Batelli pour le rassemblement de novembre de l’équipe de France U20. « J’attendais cette liste, car je savais qu’ils m’avaient observé, mais je n’étais sûr de rien, dit-il. C’est une fierté, car représenter mon pays a toujours fait partie de mes objectifs. »

L’intégration à ce groupe, qui a remporté il y a quelques mois l’Euro U19, se passe bien grâce notamment à Jordy Gaspar, ex-coéquipier à Lyon mais aussi à Maxime Lopez, avec qui il partage sa chambre. « On s’est super bien entendus, assure le Rhodanien. Au final, je me suis bien entendu avec tout le groupe, qui est très bien forgé, dans la continuité de l’Euro. »

Séverin participera aux deux rencontres amicales face aux Pays-Bas organisées pendant ce rassemblement. Désormais, il garde bien sûr en ligne de mire la prochaine liste, en mars, mais surtout la Coupe du Monde en Corée du Sud, au mois de mai. « À moi de travailler, à moi de faire les bons matchs pour faire partie du groupe. »

Cet objectif est d’autant plus accessible que depuis le mercato hivernal, Séverin évolue dans un championnat plus médiatisé que la Youth League et la Primavera.

« Je ne connaissais pas Zulte-Waregem »

Alors que ses 20 ans approchent, le bruit court que Yoan Séverin va connaître sa première expérience dans un effectif professionnel. Il se raconte même que plusieurs clubs de L1 seraient sur le coup. Son contrat arrivant à terme 6 mois plus tard, les différentes parties optent pour un transfert libre. « Un prêt ne m’intéressait pas, moi j’aime bien être stable dans un club » pose Yoan.

C’est alors qu’une offre d’un club qui ne lui dit rien arrive sur la table. Il s’agit de Zulte Waregem, club belge partenaire de la Juventus. « Moi en Belgique, je suivais surtout les équipes connues : Anderlecht, Bruges, le Standard de Liège… Zulte Waregem, je ne connaissais pas » confesse-t-il. Mais après un entretien avec le directeur sportif de la Juve, qui lui présente « un club structuré, qui tient la route », Yoan fait ses valises pour la Belgique. « En plus, c’était vraiment le coach qui me voulait, se réjouit-il. Donc je suis allé visiter les installations, et j’ai été agréablement surpris. » Le lendemain, convaincu par le discours de l’entraîneur, il signe un contrat de 2 ans et demi.

Une nouvelle fois, il doit gérer une adaptation hivernale à un club étranger. Cette fois, même si Zulte est une ville de langue flamande, la barrière de langue est plus facile à surmonter : « La plupart de l’effectif est francophone, le coach parle flamand mais aussi très bien français, l’intégration était facilitée ». « Il fait partie de l’effectif pro maintenant, fini le centre de formation, il a son appartement désormais. C’est une nouvelle étape dans sa vie d’adulte et de joueur professionnel » témoigne Vincent Mendes, qui lui a rendu visite il y a quelques jours.

« L’ambition de revenir un jour à la Juve »

En plus de son nouveau logement, Séverin a franchi deux caps le 24 janvier dernier : son anniversaire de 20 ans, qui a coïncidé avec son premier match avec Zulte, et donc son premier match professionnel. Face à Mouscron, il est aligné en défense centrale et réalise une excellente performance : il est élu homme du match. Il enchaine avec un deuxième match de championnat et une demi-finale retour de Coupe de Belgique, lors de laquelle ils décrochent d’ailleurs leur billet pour la finale.

Après ces trois bons matchs de sa part, il discute avec son entraîneur, qui lui intime de la patience. « Il m’a dit ‘t’es jeune, faut pas te mettre sous le feu des projecteurs trop vite’. » Le défenseur assiste donc depuis le banc aux chocs contre la Gantoise et Anderlecht. De retour dans l’axe ce weekend face au Club Bruges, il n’est pas à son avantage puisque lui et ses coéquipiers subissent une cuisante défaite (5-0).

Cela n’empêchera pas Yoan de rêver, à court comme à long terme. Dans un premier temps, il aimerait continuer à offrir de bonne prestation à son nouveau club qui lui fait confiance, avec la finale de Coupe de Belgique et la Coupe du Monde U20 en ligne de mire. « Après, bien sûr, j’ai pour ambition de revenir à la Juve ou dans un autre grand club européen. Mais si c’est la Juve, ça serait top ».

Pour l’accompagner à travers sa carrière, il peut compter sur un laïus puisé dans le souvenir des larmes d’ado : « ne jamais rien lâcher, malgré les échecs, savoir se relancer, comme je l’ai fait après Lyon ». Vincent Mendes, qui lui prépare des séances supplémentaires personnelles, rappelle que sa grosse blessure l’a également renforcé dans sa volonté de travailler et s’entretenir. Avec un but qui le démarque de beaucoup d’autres professionnels : « ses seules préoccupations sont ses performances, travailler plus pour jouer plus et jouer mieux ». Yoan Séverin l’assure, et son parcours nous incite à le croire : « S’il y a des échecs, je relèverai la tête, je travaillerai pour rebondir ».

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Stadito remercie Yoan Séverin, Vincent Mendes, Manu Mendes et Younes Bnou Marzouk pour leur disponibilité et leur gentillesse. 

Jonathan Tunik

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