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Jonathan Martins Pereira : « être là quand le coach fait appel à moi »

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Défenseur latéral de 31 ans, Jonathan Martins Pereira est aujourd’hui joueur de l’EA Guingamp. Auparavant, l’international espoir est passé par Troyes, Nantes, Ajaccio, Amiens et Lens. Pour Stadito, il a accepté de revenir sur son parcours.

 Une formation au RC Lens…

« J’en ai un super souvenir parce que c’est eux qui m’ont formé et appris le métier de footballeur. C’est un club magique et une région spéciale. J’ai beaucoup apprécié ma formation là-bas, et à l’époque j’étais défenseur central. Lens jouait le haut de tableau et la Ligue des Champions, il y avait de très bons joueurs en place donc pas beaucoup de place pour les jeunes du centre de formation. C’est pour cela que j’ai dû, pour pouvoir jouer, partir du club. »

Les premiers matchs professionnels avec Amiens…

« C’était mes premiers matchs en professionnel où je jouais déjà avec Thibault Giresse (sourire). C’était ma première expérience professionnelle donc une très bonne expérience, vu que c’était la plus grosse saison du club puisque l’on termine 4ème à un petit point de la montée. Une très très belle année pour moi et une belle découverte dans un club super sympa, avec de très belles rencontres. »

Jonathan Martins Pereira sous le maillot du FC Nantes – Source photo : fcnantes.fr

La Ligue 1 se faisait attendre après huit saisons en Ligue 2…

« C’était mon objectif premier ! Cet objectif a toujours été d’atteindre le plus haut niveau professionnel, de jouer en Ligue 1. Tout gosse, tout gamin rêve d’atteindre la Ligue 1. J’y croyais plus vraiment, je pensais être un joueur de Ligue 2, mais à force de travail et d’abnégation j’ai réussi à atteindre ce niveau là . J’en suis très fier aujourd’hui, ça a été long mais comme on dit « plus c’est long, plus c’est bon » (Rires). »

La découverte de la Ligue 1 en 2013-2014 avec Guingamp…

« Je n’ai pas été surpris par le niveau de la Ligue 1, ça se joue en vitesse, en puissance. Les erreurs en Ligue 1 tu les paies cash, en ligue 2 tu as le droit à plus d’erreurs, tu n’es pas punis forcément. En Ligue 1 tout vas plus vite, la médiatisation est aussi plus importante et il y a également plus de monde dans les stades. La différence se joue là sur l’engouement de la Ligue 1 par rapport à la Ligue 2. »

Le retour en Ligue 2 avec Troyes…

« C’était un coup dur, un coup d’arrêt dans la progression qui était la mienne. Je n’ai pas continué avec Guingamp parce qu’on était en désaccord avec la direction, on ne s’est pas compris, donc on a mis un terme à mon contrat. J’avais des propositions en Espagne, mais je n’ai pas voulu embarquer ma famille. Du coup Jean-Marc Furlan qui m’avait déjà fait venir à Nantes m’a proposé de rejoindre l’ESTAC et j’en suis très heureux puisque par la suite on a terminé champion de Ligue 2. »

Deuxième promotion en Ligue 1 avec l’ESTAC après Guingamp…

« Elle est différente parce qu’on termine champion, ce qui est un titre. Et dans le football obtenir des titres est difficile. En plus de ça je termine la saison en étant meilleur latéral droit de Ligue 2, donc un titre individuel, ce qui fait que la saison était vraiment très spéciale. J’ai pris beaucoup de plaisir à jouer à l’ESTAC parce que j’ai des amis dans cette équipe, j’ai apprécié jouer avec eux. Mais c’était vraiment deux montées différentes, parce qu’autant Guingamp c’était plus inattendu, autant avec Troyes on savait qu’on jouait la montée. Dans tout les cas c’était deux supers moments. »

Jonathan sous le maillot de l’ESTAC auteur de son geste technique favoris : le coup du foulard.

Le retour au Roudourou en décembre 2015…

« Je suis très heureux d’avoir fait une partie de mon parcours à l’ESTAC. J’ai accepté de revenir à Guingamp parce que la démarche a été faite par le coach directement qui m’a appelé. Guingamp était dans la difficulté (19ème à ce moment là), l’ESTAC était dernier et voué à redescendre en Ligue 2. Le coach (Jocelyn Gourvennec) m’a fait comprendre qu’il avait besoin d’un latéral droit. Ainsi, le plus simple pour lui a été de me rappeler moi parce que je connaissais déjà la maison et que j’avais le tempérament qu’il fallait pour obtenir le maintien. C’est en priorité pour le coach que je suis revenu, ensuite bien sûr parce que j’avais passé deux saisons exceptionnelles entre la montée, la Coupe de France et la découverte de la Ligue 1. Tout ça je le dois à Guingamp, donc j’ai pris le pari de revenir ici et d’obtenir ce maintien, ce qu’on a réussi à faire l’année dernière. »

Deux titres de champion au niveau professionnel…

« En étant très très jeunes, oui, j’avais déjà remporté des titres dans mon premier club à Bayonne où on gagnait tout (championnat etc…). Mais au niveau national, non, que ce soit en jeune à Lens où on a fait les phases finales des championnats, mais on a jamais été champions. Même en Gambardella on a dû s’arrêter en quart je crois mais je n’ai jamais gagné de titres. C’est très très important, il y a des joueurs qui font des carrières sans jamais gagner de titres. Donc une Coupe de France et un titre de champions de Ligue 2, j’en suis très fier. La Coupe de France est le plus beau titre, sans parler du but que j’ai inscrit. Rien que la joie que ça procure, c’est sur un match que tu dois gagner pour obtenir le titre, au Stade de France c’est spécial. Il y a vraiment de l’engouement derrière cette Coupe. C’est vraiment le plus beau moment. »

International français espoir entre 2006 et 2008…

« C’est beaucoup de fierté, on fait partie des meilleurs jeunes joueurs en France donc c’est intéressant. Cela glorifie le travail que tu peux effectuer avec ton centre de formation et ça récompense ton travail. Ça reste une fierté, mais c’est un aparté par rapport au club, le plus important reste le club. »

Un temps de jeu réduit cette saison…

« Je le vis bien tout simplement parce que je n’ai pas été mis de coté parce que j’ai été absent à cause des blessures ce qui ne m’a pas permis de lutter pour gagner ma place. Tout ce que je demande aujourd’hui c’est de retrouver toutes mes sensations et mon potentiel pour aider au mieux l’équipe. Peu importe le temps de jeu que j’aurai, c’est le coach qui décide, je ne suis pas aigri ni frustré, je suis surtout déçu d’avoir été autant blessé. Maintenant je fais le maximum pour éviter ces petits pépins et être là quand le coach fait appel à moi pour aider l’équipe. Pas de départ envisagé, ce n’est pas à l’ordre du jour. »

La concurrence avec Jordan Ikoko…

« Jordan c’est un super latéral droit ! Dans ses performances tout est régulier, il n’y a rien à dire. Il a un grosse marge de progression, il n’a que 22 ans. Je pense qu’il a encore le temps, il est voué à un avenir glorieux. Je pense que ce qu’il a montré sur sa première partie de saison est plutôt énorme. Il faut savoir féliciter un collègue même si c’est le mec qui joue à ma place, je suis très heureux pour lui. Il a prouvé par le travail qu’il peut jouer, qu’il est très bon à ce poste là en Ligue 1. »

Source photo : eaguingamp.com

La première saison avec Antoine Kombouaré…

« C’est compliqué de parler du coach, mais avec Jocelyn Gourvennec c’est deux approches différentes. L’un plus dans la rigueur et l’aspect tactique et l’autre dans la folie et l’engouement. C’est deux styles différents qui fonctionnent tout les deux et on voit d’ailleurs que l’équipe a eu de supers résultats sur la première partie de saison. Maintenant il ne faut pas s’arrêter là et continuer sur la deuxième partie de saison. »

Les ambitions pour le futur…

« Arrêter de me blesser premièrement (rires), et de prendre du plaisir au plus haut niveau du football. »

Un proverbe qui représente sa carrière…

« Ce qui ne tue pas nous rend plus fort. »

Stadito remercie Jonathan Martins Pereira pour sa disponibilité et sa gentillesse et lui souhaite bonne chance pour la suite de la saison.

 

Nous remercions également Samuel, qui a servi d’intermédiaire, et qui nous a donc permis de réaliser cette interview.

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