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Le rêve de Coupe par Fahdi Redjam et Florian Trimborn (Sarreguemines)

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On commence à y être habitué sur Stadito, des joueurs de Sarreguemines ont accepté de répondre à nos questions. Cette équipe qui depuis deux saisons a battu quatre formations de Ligue 2 en Coupe de France, continue d’impressionner… et cela pourrait continuer face aux Chamois Niortais lors du 1/16 de finale de la 100ème édition de la Coupe de France. Ainsi, Fahdi Redjam et Florian Trimborn évoquent avec nous leur parcours en Coupe de France.

Une solidarité sans faille autour du club…

Fahdi Redjam : Avec le froid, ce fut très dur de s’entraîner, avoir une motivation avec -10 degrés sur un terrain gelé. En tant qu’amateur c’est difficile ! Mais le staff a tout fait pour qu’on s’entraîne en choisissant un club voisin pour nous prêter le terrain de football ou encore à l’Arena Soccer en Allemagne. Il y avait une crainte de ne pas être prêt pour le match, surtout qu’on a eu une semaine de vacance. Et, malheureusement quand nous avons repris, les terrains étaient gelés. Du coup notre préparation pour le match n’était vraiment pas bonne. Je n’ai pas été surpris de la solidarité affichée car le SFC est une famille avant d’être un club de football. Nous, joueurs, malheureusement nous ne voyons pas tous les efforts fournis par les bénévoles du club. Donc, pour les remercier on essaye de faire le maximum sur le terrain en leur donnant de la joie et surtout les faire vibrer.

Fahdi Redjam

Florian Trimborn : Nous savions que les conditions ne seraient pas optimales, et ça ne l’était pas effectivement. Après on a pu compter sur un club environnant, Creutzwald, qui nous a prêté son terrain et que nous remercions. La solidarité est une devise forte de notre secteur et cela ne m’étonne pas car cela fait partie des valeurs mosellanes.

Chaque victoire est belle…

Fahdi Redjam : Honnêtement, les quatre victoires sont magiques, donc je n’ai pas vraiment une victoire en particulier à choisir. La plus forte opposition, pour moi, ça a été contre Dijon, qui était à l’époque était premier de Ligue 2. Après il est vrai que la victoire contre Reims est peut-être un peu plus belle, tous simplement parce que le club a tout fait pour que l’on joue le match avec beaucoup de moyens mis en place avec des bénévoles exceptionnels. Aussi parce que honnêtement on était pas très prêt à jouer le match tant physiquement on était pas à 100%. Ce sont toujours des exploits vu notre statut d’amateur ! Certains supporteurs diront le contraire, mais nous en tant que joueur on garde les pieds sur terre quand on affronte une équipe professionnelle.

Florian Trimborn

Florian Trimborn : Je ne peux pas choisir entre les quatre matchs… Chacun est beau de par sa particularité entre celui de Dijon où on gagne après avoir été mené 1-0, celui de Valenciennes l’an dernier où on tient tout le match comme des morts de faim, celui de Valenciennes cette année où on maîtrise notre sujet alors qu’ils étaient prévenus, et Reims où on rivalise et on mérite notre victoire face à un cador de Ligue 2. Je ne valorise aucune victoire, ni parcours parce que les deux sont exceptionnels chacun à leur manière, et parce que ce sont toujours d’authentiques exploits !

Des joueurs rémois respectueux…

Fahdi Redjam : Les joueurs de Reims ont eu un très bon comportement, surtout en fin de match quand ils nous ont félicité et offert leurs maillots. Dans leur jeu je voyais qu’ils avaient du mal, surtout avec le terrain difficile. Pour nous c’était du pain béni car ils n’arrivaient pas à créer leur jeu. Honnêtement, en Coupe de France depuis que je joue contre des Ligue 2 je n’ai jamais vraiment ressenti un énorme écart de niveau. Du coup nous amateur ça nous motive à être toujours à 300% !

Florian Trimborn : Les joueurs de Reims sont venus sérieusement pour passer le tour, ne nous ont pas pris de haut. Mais l’écart individuel n’était pas énorme et notre envie a fait la différence !

Sébastien Meyer : « une équipe imprévisible, plutôt talentueuse, qui sait se transcender, mais qui est aussi capable de se laisser endormir sur des matchs moins prestigieux »…

Fahdi Redjam : Notre entraîneur nous connaît par cœur. Ils nous entraînaient déjà lorsqu’on était plus jeune à l’US Forbach notamment. J’avoue que nous sommes une équipe vraiment imprévisible avec beaucoup de talent, mais parfois on se laisse endormir avec lors des matchs de CFA 2. Du coup on perd des points bêtes et à la fin de saison on regrette. Notre entraîneur c’est un homme avant tout, il dialogue beaucoup avec nous les joueurs. C’est quelqu’un qui aime et qui s’investit comme jamais dans ce qu’il fait. Pour les défauts, je dirais qu’il est parfois un peut trop perfectionniste… On peut gagner 3-0 contre le PSG, il va quand même trouver quelque chose de négatif à dire (rires).

Sébastien Meyer

Florian TrimbornNotre coach est un forcené du travail, de l’analyse tactique et vidéo et nous permet d’être dans les meilleurs conditions techniques et psychologiques pour nous permettre de nous transcender. Son défaut est son côté à toujours voir plutôt le verre à moitié vide qu’à moitié plein.

Une phrase qui revient dans l’équipe…

Fahdi Redjam : Je vais prendre la citation du coach : « seul on va vite , ensemble on va plus loin ». Elle définit vraiment notre équipe et notre parcours.

Florian Trimborn : La citation est la devise du club : « Seul, on va vite. Ensemble, on va loin ! ». Cette citation représente parfaitement l’esprit de solidarité qui habite notre groupe, et l’environnement du club !

Stadito remercie Fahdi Redjam et Florian Trimborn pour leur disponibilité et leur gentillesse et leur souhaite bonne chance pour la suite de la saison.

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