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Ryad Boudebouz, l’espoir confirmé par sa régularité

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Ses performances récentes face à Monaco, Marseille et Paris le rappellent : Ryad Boudebouz possède un talent que rêveraient d’avoir la grande majorité des joueurs du championnat. Cette saison, le prodige du centre de formation de Sochaux semble enfin avoir pris ses marques à Montpellier, un peu plus d’un an après son transfert de Bastia. L’occasion de revenir sur la carrière du Franco-Algérien, qui pour certains doit être crédité pour la belle carrière qu’il réalise, alors que pour d’autres, il aurait pu faire mieux.

Titulaire en L1 avant ses 20 ans

« Quand Ruffier dégage, je vois le ballon arriver et je me dis ‘je contrôle, je tente le lob’, sauf que mon contrôle est trop long, raconte Benjamin Gavanon, passé par Sochaux lors de la saison 2009-2010. Ryad me passe devant, tente le lob et le réussit. Ce n’est pas surprenant venant de lui, il a le toucher pour réaliser ce genre de gestes. »

Plus de 6 ans avant son doublé du 21 octobre, Boudebouz avait déjà marqué les esprits à Monaco, un soir de Coupe de France en mars 2010. Avec ce lob astucieux qui trompe Vincent Ruffier depuis le milieu du terrain, le joueur de tout juste 20 ans confortait dans l’esprit des gens l’image d’une pépite qu’on attendait au plus haut niveau.

« Dans le vestiaire, il faisait partie des plus jeunes, mais ses qualités de footballeurs lui donnaient une certaine crédibilité car il jouait beaucoup, présente Gavanon. Le groupe était conscient de son talent. » Pour sa deuxième saison chez les pros, le talent franco-algérien joue un total de 36 matchs, pour 6 buts. Surtout, il fait le bonheur de son club formateur, qu’il a rejoint dès ses 13 ans.

Une progression fulgurante aux portes de la Ligue 1

L’Alsacien, passé par Colmar avant son adolescence, suit une formation linéaire au FCSM, même s’il semblerait qu’il aie donné du fil à retordre à certains de ses éducateurs. Un de ses anciens formateurs a refusé de répondre à nos questions pour l’avoir « entraîné dans une période délicate au FC Sochaux qui ne reflète ni son talent ni son état d’esprit actuel ». Toujours est-il que sa progression va connaître un gros coup d’accélérateur vers la fin de sa formation.

« Il a eu une ascension fulgurante des U19 Nationaux aux professionnels » nous assure Vincent Nogueira, également formé au FCSM mais au sein de la génération ’88. Il nous résume la progression de son cadet : jamais surclassé en équipes de jeunes, il l’est « au moment le plus important, c’est-à-dire qu’il n’a quasiment pas fait de CFA. Il a fait toutes les équipes de jeunes et après il est passé quasiment directement en pro ».

Ryad Boudebouz (en bas à droite avec Marvin Martin) intègre l’équipe pro pendant l’été 2008. Vincent Nogueira est également au premier rang (3e à partir de la gauche). crédit photo : L’Est Républicain

Une intégration chez les pros réussie

C’est d’ailleurs en pro que Nogueira verra pour la première fois Ryad à l’œuvre. Et il lui fait déjà forte impression : « C’est un joueur qui a énormément de talent, il est capable de dribbler n’importe qui sur 5-10m. Ce n’est pas tous les jours qu’on rencontre un joueur comme ça, avec autant de qualités. »

Ryad continue sa progression en se faisant à la rigueur tactique du monde professionnel, avec pas mal de brio selon Nogueira. « Tactiquement, quand on arrive en pro, on a tous des lacunes. Les joueurs comme Ryad, de par leur facilité, ont parfois tendance à laisser la tactique de côté. Mais bon, il avait le plus dur à avoir, c’est-à-dire le talent, donc après le reste c’est pas le plus compliqué, et c’est allé très vite dans l’apprentissage ».

Boudebouz a vite l’occasion de confirmer sur le terrain ces progrès faits à l’entraînement. Titularisé pour la première fois en Ligue 1 au mois d’octobre 2008, à Nice puis à Nancy, il brille dès sa première entrée en jeu à Bonal. Le 8 novembre, il marque d’une frappe du gauche le but de la victoire face au Mans (2-1).

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Peu après ses débuts en Ligue 1, Boudebouz est déjà convoité par Manchester United.

Ryad et Marvin, inséparables

Cette intégration parfaite dans un vestiaire et sur un terrain de Ligue 1, Nogueira la met sur le compte du cadre sochalien. « Il y avait quand même beaucoup de jeunes dans notre groupe, dont certains qu’il avait connu au centre de formation. Il avait 3-4 joueurs avec qui il était très souvent, avec qui il s’entendait très bien au centre de formation et qu’il a retrouvés en pro. » Parmi eux, un certain Marvin Martin, qu’il connaît presque depuis son arrivée au centre de formation et qu’il considère comme son frère. « C’était bien plus qu’une amitié, nous dit Gavanon. Ils ne faisaient rien l’un sans l’autre, ils étaient inséparables sur et en-dehors du terrain ».

Sur le terrain, leur association fait des ravages durant 4 saisons. « En plus d’être complices sur le terrain, ils étaient très souvent ensemble en-dehors. Et ça se ressentait, pour nous, puisqu’ils avaient des meilleures performances chacun » affirme Vincent Nogueira. Les deux compères, qui disent se trouver sans se chercher sur le terrain, jouent leur première saison de L1, et épatent leur monde.

Le cadet, Ryad, compte 25 matchs dont 13 titularisations, avec un bilan comptable de 3 buts et autant de passes décisives. Cette saison lui ouvre les portes de l’Équipe de France U19, avec qui il dispute l’Euro 2009. Il évolue au sein d’une génération pleine de joueurs prometteurs qui n’ont jamais confirmé les espoirs placés en eux. Seuls les destins de Yacine Brahimi, de Joshua Guilavogui et de Sébastien Corchia s’y démarquent de la déception que sont des Emmanuel Rivière ou des Yann Mvila, et de l’anonymat dans lequel sont tombés la plupart des noms de cette équipe.

Et quant à Ryad ? S’il est impossible de le mettre dans la même catégorie que Damien Le Tallec, Tripy Makonda ou Magaye Gueye, qui jouent tous dans des championnats exotiques de seconde zone, peut-on pour autant dire, à 26 ans, qu’il a confirmé les attentes placées en lui ?

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Ryad Boudebouz (numéro 8), aux côtés de Yann Mvila (6) notamment.

Joueur international, un statut à assumer

À ses débuts, ses premières saisons sochaliennes lui conféraient un statut de véritable promesse du football français. Ou plus précisément de la Ligue 1, puisqu’après la saison 2009-2010, qui l’avait vu se révéler aux yeux de Benjamin Gavanon et de tout le championnat, il reçoit une proposition de Rabah Saadane, sélectionneur de l’Algérie. « Il était très attiré par la sélection algérienne, donc son choix était déjà fait » nous assure Gavanon.

En mai 2010, il porte pour la première fois le maillot des Fennecs, dans un match amical pour préparer la Coupe du Monde en Afrique du Sud. Une compétition qu’il ne s’attendait pas à jouer, même s’il l’espérait, selon Gavanon. Le joueur de 20 ans disputera 70 minutes face à l’Angleterre (0-0), mais n’empêchera pas l’élimination en phase de groupe de sa sélection.

C’est avec un nouveau statut qu’il revient dans le Doubs après avoir foulé les pelouses d’Afrique du Sud. Gavanon, qui retourne à Nancy pendant ce mercato, nous explique l’évolution : « Cela lui a fait passer un nouveau cap, et lui a permis de ne plus être considéré comme un jeune du club, mais comme un joueur de niveau international ».

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Sur le terrain, cela se traduit par un bilan impressionnant pour la saison 2010-2011 : il joue au moins une mi-temps dans chacun des 38 matchs de Ligue 1, et signe 8 buts et 8 passes décisives. Sochaux en profite pour finir 5e de Ligue 1 sous les ordres de Francis Gillot. La paire Martin-Boudebouz est alors sous le feu des projecteurs, et Ryad réalise ce qu’il considère pendant longtemps comme sa meilleure saison. Celui qui était deuxième meilleur espoir africain en 2010 remporte le ballon d’or algérien, pour avoir inscrit 11 buts avec Sochaux et son premier avec l’Algérie.

Une triste fin pour la belle aventure sochalienne

Seulement, Ryad et Sochaux vont connaître une période difficile : dès début novembre, Ryad ne trouve plus le chemin des filets et Sochaux ne gagne plus. Il faudra attendre mars pour voir gagner les Sochaliens, qui ont entre temps chuté de la 10e à la 20e place. Ryad ne pourra célébrer un but que lors de la dernière journée, lorsqu’il marque le but de la victoire face à Marseille (1-0).

Sochaux est maintenu, l’essentiel est là, mais toujours est-il que le FCSM n’a pas su enchaîner après sa 5e place. Pour Ryad, au club depuis 10 saisons, c’est probablement l’heure du départ. Ainsi, alors que Marvin Martin joue l’Euro puis est transféré à Lille, Boudebouz affiche haut et fort ses idées de départ, notamment pour l’OM qui se montre très intéressé. Seulement, son club est dur en affaires et l’OM en période de troubles financiers. Le feuilleton se finira à quelques jours de la fin du mercato par le retrait des négociations de la part des dirigeants marseillais.

Boudebouz reste une saison de plus dans le club où il pense avoir fait le tour de la question, et ressent la frustration de ne pas avoir rejoint son club de cœur, dont il avait même salué les supporters. Pire, il est pris en grippe par les fans sochaliens, et le début de saison lui réserve une pléiade d’insultes et de mauvais traitements à Bonal. Entre temps, Éric Hély, son ancien formateur devenu entraîneur après le licenciement de Mécha Bazdarevic, a redressé l’équipe en difficulté. Ce personnage prépondérant de la carrière de Boudebouz connaît le talent du jeune ailier et lui accorde sa confiance.

Boudebouz écoute les conseils de son mentor devenu coach du FCSM.

Besoin d’être « piqué » pour bosser

Mais apparemment, il n’est pas satisfait de son rendement, puisque, quelques années plus tard, il reprochera à son protégé de ne pas avoir effectué assez de travail physique et de s’être trop reposé sur son talent naturel.  Benjamin Gavanon ne semble pas d’accord. S’il nous a dit que « la génération dont il est issu était exceptionnelle, mais leur malheur a été de s’en rendre compte et de se reposer sur leurs acquis », il porte un avis beaucoup plus positif sur le cas spécifique de Boudebouz. « Lui aussi était conscient de son talent, mais il ne s’en contentait pas. Il bossait déjà beaucoup et il voulait déjà jouer tous les matchs. Malgré son jeune âge il était assez perfectionniste ».

La vérité se trouve peut-être dans le discours de Vincent Nogueira, qui explique que la pépite devait être « piquée » pour réaliser un travail physique qu’il s’appliquait ensuite à respecter.

« Il a eu des coachs comme Francis Gillot ou, justement, Éric Hély, qui sont des coachs assez à cheval sur le travail, et qui ne lui ont pas laissé d’autre choix que de travailler. Quand il avait des performances moins bonnes, Gillot n’hésitait pas à le mettre sur le banc. C’était quelqu’un qui avait besoin de ça parfois, il y réagissait très bien et il avait des très bonnes performances une fois qu’il avait été un peu plus piqué. Il avait besoin de ça pour revenir sur le devant de la scène. »

Cependant, malgré le travail imposé par Hély, Boudebouz n’y arrive pas lors de la saison 2012-2013. Même s’il dit ne pas s’être attardé sur son non-départ du mercato hivernal et être pleinement impliqué, quelque chose a changé. Peut-être est-ce, en partie, le départ de Martin à Lille, comme il le dit dans une interview au Figaro. Mais cela ne saurait suffire pour expliquer une saison où il ne marque que 3 buts en Ligue 1. « C’est vraiment pas facile d’avoir la position qu’il avait, être le meilleur joueur d’un club qui vit une saison vraiment pas facile, nuance Nogueira. Marvin était parti, et c’était dur pour Ryad de tirer tout le monde vers le haut. »

À la fin de la saison, les envies de départs sont plus fortes, mais la liste de clubs intéressés semble avoir considérablement réduit. Après avoir effectué la préparation estivale et avoir joué les deux premiers matchs de la saison avec le FCSM (il profite de la réception de l’OL pour marquer son dernier but à Bonal), il est transféré à Bastia, où l’attend Ludovic Genest. L’actuel joueur de Clermont nous a fait part de l’image qu’il avait auprès du vestiaire corse quand il arrive : « un joueur qui venait pour apporter une véritable plus-value technique ».

Une transition corse réussie

Et malgré l’été mouvementé vécu par l’Algérien, qui avait connu la désillusion de ne pas être convoqué en sélection, il ne tarde pas à montrer à ses nouveaux coéquipiers qu’ils ne se sont pas trompés. « Ryad est arrivé plutôt en forme. Ses qualités techniques ne pouvaient pas disparaître du jour lendemain, et il les a montrées dès le début. » 

Dans le vestiaire, tout se passe également pour le mieux, et le garçon « garçon très gentil et qui aime le football » qu’est Boudebouz s’intègre rapidement et sans encombre. Mais malgré sa motivation qui « était bien là » selon Genest, « son adaptation [à son nouveau cadre de vie] prend un petit peu de temps à se faire, en raison de l’environnement totalement différent ».

C’est plus rapide sur le terrain, où il est propulsé titulaire dès son arrivée et n’a besoin que d’un mois pour inscrire son premier but à Furiani. D’ailleurs, il s’attire très vite les faveurs de l’exigeant public bastiais, puisqu’il comprend la mentalité des fans et « mouille le maillot ».

Sur ses 27 titularisations pour sa première saison avec Bastia, il inscrit 3 buts et délivre 6 passes décisives. Il faut dire que Frédéric Hantz lui fait souvent confiance au poste de milieu offensif, où il est influent dans le jeu sans forcément être décisif. Ludovic Genest considère qu’il « a rempli son contrat » concernant l’apport technique pour lequel Bastia avait dépensé autour d’un million. Et sur le plan personnel, le cap pour lequel il a quitté Sochaux a bien été franchi. Cependant, cela ne lui suffit pas pour figurer dans le groupe algérien à la Coupe du Monde 2014.

Transféré pour sauver le SCB

Il en profitera pour préparer au mieux la saison 2014-2015. Plus que jamais assigné au cœur du jeu malgré la valse des entraîneurs qui prend place à Bastia, il est incontestablement l’arme principale de ces Corses qui remontent la pente après le départ de Claude Makélélé et l’arrivée de Printant. Il sera notamment l’auteur d’un but et d’une passe décisive lors de la large victoire face au PSG (4-2) en janvier.

Il inscrit 5 buts en Ligue 1 pour cette saison, et entre plus que jamais dans le cœurs des supporters turchinis. Un départ pourrait être envisagé, car son nom intéresse à nouveau plusieurs clubs français, mais il semblerait que Ryad se plaise en Corse. Les difficultés économiques qui minent le SCB ne laisseront même pas lieu d’être à ce feuilleton qui s’annonçait intéressant : sous la menace de la relégation administrative, les dirigeants actent la vente de Boudebouz, un de leurs joueurs à la plus grande valeur marchande, avant même l’ouverture du mercato.

Pour 1.7 millions d’euro, Boudebouz est un joueur montpelliérain. Titulaire en Ligue 1 dès son arrivée, comme toujours, il peine pourtant en même temps que le club champion de France 2013. Mais une fois le début de saison catastrophique passé, il ouvre son compteur face à… Bastia, fin octobre. Il offre plusieurs passes décisives à ses coéquipiers lors du regain de forme qui les voit battre Reims, Lyon et Guingamp.

Le tournant dans la saison de Ryad, devenu titulaire en puissance, se produira sur le banc, en janvier : orphelin de Courbis, parti à Rennes, le MHSC engage Frédéric Hantz, ancien coach de Boudebouz à Bastia. Un hasard qui fait bien les choses : « le rôle que le coach lui donne sur le terrain est quasiment le même que celui de Bastia, et cela fonctionne très bien, analyse Ludo Genest. C’est un avantage d’avoir déjà travaillé ensemble ».

Auteur de 8 passes décisives et d’un but jusqu’à la fin de la saison, Boudebouz se fond plus que jamais dans le collectif montpelliérain, qui ose attaquer sans mesure. Son rôle de dynamiteur dans l’axe du terrain se peaufine, laissant apercevoir de belles choses sans pour autant convaincre.

2016-2017, la saison de la consécration ?

C’est indéniablement lors du début de cette saison que Boudebouz semble passer un cap. Dès la première journée, il inscrit un superbe but face à Angers, slalomant entre les défenseurs grâce à sa technique hors du commun. Il se démarque ensuite en surnageant lors de la défaite face au rouleau compresseur monégasque. Son doublé n’empêche pas la correction subie par son équipe (6-2), mais celui inscrit lors de son prochain match face à Marseille permet à Montpellier d’obtenir les trois points (3-1).

Que ce soit contre l’ASM, contre Rennes ou contre Nice, Ryad s’est démarqué par son réalisme sur coups de pieds arrêtés. Son habilité à l’exercice des 11m ne date pas d’hier : depuis sa première saison de Ligue 1, il a inscrit la bagatelle de 16 penaltys avant d’en envoyer un sur le poteau de Lille il y a un peu plus d’un an. Contre Monaco, il se paye même le luxe d’envoyer un superbe coup franc direct au fond des filets de Subasic.

Le résultat de beaucoup d’efforts datant de son passage sur l’Île de Beauté selon Genest : « Nous passions des heures à frapper les coups de pieds arrêtés. Quelques ballons finissaient dans la mer, derrière les buts du terrain d’entraînement. »

Également buteur face à Nice en début de saison et auteur du 3-0 face au PSG le week-end passé, l’accélérateur du jeu héraultais répond présent dans les grands rendez-vous. Un indice d’un nouveau cap franchi ? Ce n’est pas à exclure.

Même s’il joue sa 9e saison de Ligue 1, le natif de Colmar n’a peut-être pas fini sa progression. Ce qui semble certain, c’est que celui dont on attendait une ascension fulgurante a misé sur la régularité, comme le prouvent le fait qu’il soit devenu le meilleur joueur de trois clubs de Ligue 1 et ses performances dans chacun de ces clubs. « Il avait toujours les stats qui parlaient pour lui, et c’est pour ça qu’il est toujours resté en Ligue 1, analyse Vincent Nogueira. À partir de là, c’est une très belle carrière, car il est tout de même difficile de rester au haut-niveau pendant autant d’années. »

Boudebouz, dont Nogueira dit qu’il était un joueur « sans histoires, qui ne faisait jamais de vagues », ne deviendra peut-être pas la star internationale qu’on attendait, mais il est parvenu à se montrer régulier sur tellement de Ligue 1 que sa carrière n’est d’ores et déjà pas une déception. Contrairement à beaucoup de ses coéquipiers en jeunes, à l’image de sa génération d’équipe de France ou de Marvin Martin, il ne s’est pas brûlé les ailes et du mérite doit lui être accordé.

Maintenant, Ryad Boudebouz doit peut-être passer à autre chose. Après avoir fait le tour de la question dans des clubs qui ont trop souvent joué le maintien, il serait inspiré de rejoindre à la fin de la saison un club qui prône un jeu offensif où il pourrait s’exprimer sans que toute la responsabilité de l’animation offensive repose sur ses épaules. Certes, il n’est probablement pas prêt pour porter le maillot du PSG ou de Monaco, mais il pourrait rendre de fiers services à la grande majorité des clubs de Ligue 1. Et à l’Algérie, avec qui il s’envolera probablement en janvier pour la CAN au Gabon.

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Stadito remercie Ludovic Genest, Vincent Nogueira et Benjamin Gavanon pour leur gentillesse et leur disponibilité.

Propos recueillis et article rédigé par Jonito.

Jonathan Tunik

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