A LA UNEACTUALITÉAmateurFranceInterviewitoMartiguesN2

Matthieu Geran : « j’ai réfléchi à l’intérêt de continuer le foot »

0

Mathieu Geran côtoie depuis des années les réserves de clubs amateurs, où tant de jeunes talents attendent de recevoir leur chance en équipe première. Il a même joué pour celle de Lens pendant 3 ans, sans jamais recevoir sa chance en équipe première. L’ancien joueur de Mantes, de Quevilly et donc du RCL B évolue pour sa sixième saison en CFA sous les couleurs Martigues. Et même si cela ne se passe pas comme prévu, il ne fait pas preuve de moins d’ambitions.

Après une saison 2010-2011 à Mantes-la-Ville, vous rejoignez la réserve du RC Lens. Comment s’est déroulé votre départ vers ce club ? Comment avez-vous réagit lorsque vous avez appris l’intérêt de ce club pour vous ?

« Je savais que j’étais suivi depuis quelques temps par Lens. J’avais parlé plusieurs fois avec Reda Hammache qui s’occupait de superviser la région parisienne pour le Racing. J’ai été à l’essai en 2010, tout s’est bien passé. Ils ont quand même décidé de me laisser m’aguerrir un an en CFA, avant de me recruter en 2011. Sur le coup leur intérêt m’a étonné car je n’avais jamais fait de centre de formation avant, mais je me suis rapidement dit qu’il fallait que je saisisse cette opportunité car je n’en aurais peut être pas d’autres après. »

Vous resterez trois saisons avec la réserve du RC Lens. Que retenez-vous de cette aventure ?

« C’est une aventure qui m’a fait énormément grandir. J’y ai vu des joueurs avec un talent incroyable et qui malheureusement ne pouvait espérer mieux que de jouer en réserve. Je me suis aussi rendu compte que le football était vraiment un métier, qu’il fallait être irréprochable, travailler toujours plus, donner toujours plus. »

Avec cette équipe vous avez côtoyé des joueurs qui se sont ensuite imposés avec les professionnels, tels que Jean-Philippe Gbamin ou Wylan Cyprien. Avez-vous gardé des contacts avec ces joueurs ? N’y a-t-il pas une déception de votre part de ne pas avoir pu suivre le même chemin ?

« Oui j’ai gardé contact avec plusieurs d’entre eux comme Jeremie Bela aujourd’hui a Dijon, Dimitri Cavaré qui est à Rennes, mais aussi plusieurs joueurs de la génération 91. Je ne ressens pas de déception. Je suis vraiment content de ce que j’ai réalisé pour l’instant car je suis parti de très loin. Et, je suis juste fier d’avoir pu évoluer avec des joueurs qui évoluent maintenant en Ligue 1 ou Ligue 2. »

picmonkey-image

En 2014, vous rejoignez Quevilly. Pourquoi être parti de Lens ? Qu’est-ce qui vous a intéressé dans le projet de Quevilly ?

« L’aventure s’est terminée à Lens car j’arrivais en fin de cycle. Il était temps pour moi d’aller m’épanouir ailleurs, surtout que la nouvelle génération arrivait et qu’il était temps de leur faire place. J’ai eu une discussion avec Anthony Rogie qui m’a expliqué un peu le projet du club etc. J’ai ensuite parlé avec le coach Da Costa qui a eu un discours ambitieux, et c’est pour cela que j’ai rejoint Quevilly. »

Après vos deux saisons avec ce club, avez-vous été satisfait par cette expérience ?

« Pour moi Quevilly a été la plus belle étape de ma jeune carrière. J’ai changé de regard sur le football. À Quevilly je me suis éclaté, surtout la première année. J’y ai aussi rencontré des frères avec qui nous prenions du plaisir à jouer ensemble. Nous avons aussi partagé des souvenirs, une montée, un huitième de finale de Coupe de France, nous avons joué dans des stades pleins. La deuxième année a été un peu plus difficile. En effet, je me suis blessé, à Lens en plus (sourire). Par la suite j’ai eu du mal à revenir, mais j’ai quand même pu retrouvé mon niveau pour pouvoir aidé l’équipe. J’ai d’ailleurs été élu dans l’équipe type du championnat. »

Vous rejoignez ainsi le FC Martigues cet été. Qu’est-ce qui vous a convaincu pour rejoindre ce club ?

« J’ai longtemps réfléchi à l’intérêt de continuer le foot. J’ai refusé plusieurs offres de club de CFA, National, de club en Belgique etc. Mes proches et mes amis ont su trouver les mots pour me relever et quand le coach Ndioro m’a appelé, avec un discours ambitieux, je n’ai pas hésité.

picmonkey-image1

Quels objectifs vous fixez-vous pour votre première saison sous ce nouveau maillot ?

« Je n’ai pas vraiment défini d’objectifs. Je veux juste marquer, faire marquer, reprendre du plaisir, et surtout aider l’équipe à réaliser notre objectif commun. »

Comment jugez-vous votre début de saison ?

« Je pense que le début de saison est assez mitigé car je pense l’équipe capable de faire beaucoup plus et moi aussi sur le plan personnel. Mais c’est une équipe avec beaucoup de qualités, et je pense qu’il faut être patient. Les résultats vont vite arriver. »

Il se dit que par le passé, certains clubs de Ligue 2, voire même de Ligue 1, vous suivez. Est-ce le cas ?

« Oui, c’était à la fin de ma première saison à Quevilly. Beaucoup de clubs s’intéressaient à mon profil. Pour la plupart, ce n’était que des intérêts sans proposition concrète comme avec Lorient ou encore Le Havre. Mais un club a fait une proposition concrète, c’est Evian Thonon Gaillard. Proposition que j’ai refusé car j’ai été naïf. J’ai écouté les mauvaises personnes. Mais je ne regrette pas car c’est une chose qui m’a fait prendre conscience de certaines choses et surtout de mes qualités. J’en suis sorti grandi. »

picmonkey-image2

Âgé de 25 ans, pensez-vous pouvoir jouer dans le monde professionnel dans le futur ?

« Je pense qu’il n’est jamais trop tard. C’est la chose qui me fait me lever tous les matins pour aller à l’entraînement et travailler encore plus dur. Le jour ou je n’aurais plus cette ambition, je pense que ce sera le moment d’arrêter. C’est mon rêve depuis que je joue au football d’être professionnel. Toutes les étapes que j’ai franchi me donnent encore plus envie d’y arriver. »

L’équipe Stadito tient à remercier le joueur, Matthieu Geran pour sa gentillesse et de nous avoir accordé de son temps pour répondre à nos questions. Nous lui souhaitons le meilleur pour la suite de la saison.

You may also like

More in A LA UNE