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Jordan Amavi, une ascension à reprendre

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En disputant l’intégralité de la victoire des Bleuets face à l’Islande, mardi dernier, Jordan Amavi a bouclé la boucle d’une histoire dont il se serait passé : une grave blessure survenue lors d’une rencontre avec les Espoirs en novembre dernier, qui le retient sur la touche jusqu’à ce que la saison s’achève avec la relégation de son club en Championship. Presque 10 mois plus tard, de retour sur les terrains et avec les Espoirs, il peut espérer reprendre une progression fulgurante, de la Gambardella à la Premier League en passant par une brillante saison de Ligue 1. Stadito en profite pour vous emmener dans les pas d’une des dernières perles de la formation niçoise. Avec les témoignages d’Arthur Leblanc, Fabien Dao Castellana et Evander Moreira, tous trois membres de la « génération Gambardella », deuxième famille d’Amavi.

La fiche par Sporticos

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Un brusque coup d’arrêt à son ascension fulgurante

Les images font froid dans le dos. Le 12 novembre 2015, aux alentours de 21h15, on joue la 72e minute de la rencontre entre les Bleuets et les U21 Nord-Irlandais au Roudourou de Guingamp. En voulant intervenir sur Jordan Stewart, l’Espoir français Jordan Amavi bloque bien le ballon mais se tord de douleur au sol. Sa jambe droite a tourné, probablement à cause d’un mauvais appui, et son genou présente un angle improbable qui laisse présager le pire. Quelques instants seulement après la sortie du latéral gauche, les photos, vidéos et messages de soutiens se multiplie sur le web. Une deuxième vague relance la tendance trois jours plus tard, lorsque le verdict tombe : rupture du ligament croisé antérieur et saison d’ores et déjà finie. Les messages affluent de toutes parts, des fans français ayant assisté en direct au choc, aux fans d’Aston Villa, qui ont déjà parfaitement adopté leur nouvelle pépite et bien vite informés de la nouvelle, en passant par la communauté niçoise qui n’a pas oublié son chouchou à 14 millions d’euros.

Car avant de rejoindre les Villans, le natif de Toulon est avant tout devenu un vrai Niçois en y passant pas moins de 5 saisons, dont l’essentiel de sa progression. Une histoire qui commencera lors d’un déplacement d’Amavi à Nice, avec son club de Toulon, à 15 ans. Face aux Aiglons, celui qui évolue alors très haut sur le terrain permet à son club d’obtenir un match nul 3-3 en signant 2 buts et une passe décisive. Par chance, Manuel Pires, tout juste instauré en tant que directeur du centre de formation, assiste à cette rencontre. Quelques mois plus tard, le voilà membre de la prestigieuse académie niçoise, et il quitte sa ville natale pour être « interne » au centre Charles-Ehrmann. Une adaptation qu’il jugera difficile sur les terrains, où il se pénalise lui-même en se mettant de la pression, mais qui est perçue comme naturelle par les autres garçons de sa génération.

Jordan Amavi (à droite) et Arthur Leblanc (à gauche) célèbrent avec Jordy Sanchez Silva.

Jordan Amavi (à droite) et Arthur Leblanc (à gauche) célèbrent avec Jordy Sanchez Silva.

« Jordan s’est très vite intégré au groupe », juge Arthur Leblanc, défenseur central, 17 ans à l’époque. Evander Moreira, latéral gauche, également né en 1994, arrivé quelques mois plus tôt, va dans le même sens : « C’est un blagueur, puis il est agréable à vivre donc je ne pense pas qu’il ait eu des difficultés pour s’acclimater au groupe, à la ville et au fait qu’il quitte Toulon ». « De plus, le fait d’être interne permet de connaître un peu mieux les autres joueurs et partager plus de choses qu’avec les externes. Puis Toulon était juste à côté donc la famille  était quand même présente. » reprend Leblanc.

Humour, rap et titre au sein d’une « génération géniale »

De famille, Jordan pourra bientôt en compter deux. La première, formée de ses deux parents (il est fils unique), restés à Toulon mais qui le soutiennent beaucoup lors des premiers mois, sera bientôt épaulé par une véritable famille qui adopte Jojo sur la Côte d’Azur, son équipe. Dans plusieurs interviews et documentaires, le premier mot à sortir de la bouche d’Amavi pour décrire sa génération est « famille ». Ses coéquipiers confirment : « On était extrêmement solidaires dans les bons et les mauvais moments, analyse Leblanc. On se disait toujours les choses en face mais de façon positive ». « Notre génération était juste géniale ! » s’exclame Dao Castellana, qui porte le brassard.

« C’était un blagueur fou, un grand rigolo, le premier à faire des blagues » – Evander Moreira (gauche) sur Jordan Amavi (droite)

Dans ce que Moreira résume par « tous frères, tous dans la même galère », Jordan assume très vite un rôle d’humoriste du groupe. « C’était un grand rigolo, le premier à faire des blagues, à nous citer des répliques de H – il connaissait la série par coeur – et du film Les Collègues, avec les Marseillais Yoan Cardinale et Christophe Hernandez. Qu’il se souvienne de la Sexion d’Assiette, quand on se prenait pour des rappeurs en imitant les Maître Gims, Black M, Lefa… Ou de la fois où on se faisait un battle dans la chambre et que le surveillant était arrivé et nous avait recadré ».

Blagueur dans le vestiaire, « flemmard » en classe, Jordan n’en est pas moins un joueur sérieux et appliqué sur le terrain. Plus haut qu’aujourd’hui sur le terrain, ailier gauche dans un 4-3-3, il fait avant tout parler sa vitesse, n’étant pas doté d’une technique exceptionnelle. « On l’appelait Maurice-Belay parce qu’il avait le même style de jeu, gaucher rapide qui joue en Copa Mundial. On le charriait un peu sur ça » rigole Moreira. Doté, en plus de sa vitesse, d’une « très bonne frappe de balle » selon Leblanc, Amavi peut également compter parmi les flèches à son arc une quasi-ambidextrie instinctive, qui date de ses premières années de formation, à Toulon, mais qu’il ne sait pas utiliser à bon escient. « Il conduisait plus son ballon du pied droit que du pied gauche, son bon pied ! » rigole Dao Castellana.

Mais, alors que son entraîneur en U19 Guy Mengual lui reproche régulièrement son emploi abusif des extérieurs du pied droit au détriment d’un efficace plat du pied gauche, c’est en se fiant à son instinct et en utilisant son mauvais pied qu’il offre à Alexy Bosetti l’unique but de la demi-finale de Coupe Gambardella face à Nantes, envoyant les Aiglons en finale. « Il est titulaire et fait un match de folie. L’homme du match sans doute, il leur a tout fait » dit Dao Castellana de cette demie-finale.

Une finale face à Saint-Étienne durant laquelle Amavi est à nouveau titulaire, « fait un bon match aussi » selon Dao et est l’auteur d’une nouvelle passe décisive sur corner pour Leblanc. Grâce à ce but et une nouvelle réalisation d’Alexy Bosetti, la famille niçoise s’adjuge le plus prestigieux des trophées de jeunes en France grâce à un groupe regorgeant de talent mais surtout doté d’une mentalité qui facilite la tâche. « Les leaders se faisaient respecter et entendre, tandis que les jeunes et les garçons un peu plus effacés dans la parole restaient tout le temps à l’écoute des leaders et des coachs afin de progresser et de tirer le meilleur d’eux même » analyse Arthur Leblanc, qui prend le temps de nous retracer cette « épopée magique », des premiers tours difficiles contre Ajaccio et Gignac aux deux dernières marches, en passant par le quart de finale contre Troyes, au Ray et avec le soutien de la Brigade Sud Nice. Evander Moreira pose qu’il est « plus facile de gagner des matchs quand tout le monde s’entend bien avec tout le monde, et que tout le monde a le même objectif ». Le capitaine Dao, qui a eu l’honneur de soulever le trophée, confirme que la « super ambiance » parmi cette génération « juste géniale » a fait leur force. « On se battait les uns pour les autres. On était tous aux anges après cette victoire, c’était juste énorme ce qu’on a vécu tous ensemble« .

« Il disait à chaque fois ‘fais de ta vie un rêve et de ton rêve une réalité’ « 

Amavi, Leblanc, Dao Castellana, Bosetti, Hassen, Maupay, Cardinale, Rougeaux, Lloris, Rafetraniaina, Raheriharimanana, Caddy, Constant et même Moreira, bien qu’absent pendant presque toute la compétition à cause d’une blessure, peuvent donc célébrer un titre qui vient couronner plusieurs belles saisons à travailler à l’unisson, mais qui n’empêche que plusieurs obstacles se dressent encore avant l’achèvement de l’objectif de tous, s’imposer en équipe première.

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Les Aiglons célèbrent leur victoire en finale de la Coupe Gambardella face à Saint-Étienne (2-1). Jordan Amavi est au centre, juste en-dessous de Fabien Dao Castellana, brassard au bras, et juste au-dessus d’Arthur Leblanc. Evander Moreira, blessé, est en tribunes.

Comme la majorité de l’effectif, Amavi jouera la saison suivant cette consécration avec l’équipe réserve, en CFA 2. Souvent surclassé, Jojo n’a pas de soucis à s’adapter dans un nouveau vestiaire. Mais sur le terrain, il ne parvient pas vraiment à se montrer décisif – « rien de fou » comme nous dit Evander Moreira – à son poste d’ailier, où son manque de technique le pénalise. Nos trois informateurs s’accordent parfaitement pour nous expliquer sa situation : dans un premier temps, le Toulonnais essaie de faire parler son côté bosseur, exigent envers lui-même et déterminé pour s’imposer dans ce qui constitue la dernière marche avant le football professionnel.

« Comme tout joueur qui passe par un centre de formation, à partir du moment où il y est, il veut absolument finir pro, explique Moreira. Il a travaillé pour, il n’a rien lâché même quand c’était difficile pour lui. Je sais pas s’il était conscient [qu’il allait un jour arriver au haut niveau] mais en tout cas il y croyait dur comme fer et il avait une phrase qu’il disait  à chaque fois : ‘fais de ta vie un rêve et de ton rêve une réalité’. »

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« Jordan est vraiment un bon gars. Un mec posé, très chambreur, vraiment gentil. Il n’a pas changé malgré son nouveau statut. » – Fabien Dao Castellana

Pour l’aider à réaliser ce rêve, Amavi va pouvoir compter sur un coup de pouce inattendu : Claude Puel, instauré à la tête de l’équipe première, décide avec Manuel Pires que son physique et ses qualités seraient plus utiles plus bas sur le terrain. Le gaucher de 18 ans est désormais aligné comme latéral, et connaîtra une véritable résurrection à ce poste. « Il avait du mal tactiquement c’était un nouveau poste mais il a vite appris, s’est vite adapté et il continuait à marquer à faire marquer donc tout allait bien. C’est le déclic, le poste qu’il lui fallait. » se souvient Moreira. « Petit à petit », comme nous le disent tous deux Leblanc et Dao Castellana, le pari s’avère être une réussite totale, et il s’impose vraiment dans un groupe qui n’en finit plus de gagner et fait remonter la réserve en CFA.

C’est grâce à ce repositionnement qu’il obtiendra une saison plus tard le rôle de doublure de Timothée Kolodziejczak, récompense de son travail aidée par un peu de chance : « Il a la chance que Kolo soit suspendu pour le premier match de la saison donc il se retrouve titulaire après avoir fait une très bonne préparation, relate Dao Castellana, qui intègre très tôt le groupe pro. Ensuite il continue d’apprendre tout au long de l’année au contact des pros. Et puis la saison d’après Kolo veut partir donc Jordan commence titulaire, fait ses matchs et puis Kolo s’en va donc Jordan devient titulaire comme ça après avoir été très bon sur les premiers matchs. »

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« Il conduisait plus son ballon du pied droit que du pied gauche, son bon pied » – Fabien Dao Castellana

Jojo l’Incruste s’intègre facilement en Ligue 1 puis en Premier League

Son baptême du feu, lors de la première journée de Ligue 1 2013-2014, il le vit sur la pelouse de Gerland, et sort à la 70e minute, les jambes tétanisées par l’émotion, alors que le Gym perd 3-0. Cependant, comme le dit Dao Castellana, les performances sont vite au niveau, et il conclut sa première saison en professionnel avec 23 matchs au compteur, et signe un contrat pro, en même temps que Bryan Constant, Lucas Rougeaux et Yoan Cardinale, tous des membres de la génération Gambardella. 

Mieux, quand Kolodziejczak est transféré à Séville, Amavi sera automatiquement promu arrière gauche titulaire, sans même avoir de véritable remplaçant attitré pour lui faire de la concurrence. Alliant une solidité défensive parfaitement assimilée et un apport offensif toujours omniprésent, il devient incontournable. D’ailleurs, il inscrira son premier but en septembre 2014 contre Nantes, après avoir ouvert le score… contre son camp. Volontaire, performant et décisif, il fera une entrée fracassante dans le cœur des fans, dans les plans de Pierre Mankowski, entraîneur de l’Équipe de France Espoirs, et dans de nombreuses équipes-type de Ligue 1.

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Ayant découvert l’Équipe de France Espoirs lors de sa saison à Nice, il se paie même le luxe d’inscrire son premier but contre le Brésil, en septembre 2015.

Sa progression fulgurante ne laisse pas indifférents un joli comité de clubs européens, et son prix qui grimpe rend vite improbable l’idée de le voir rester à Nice, malgré la perspective évoquée d’une prolongation de contrat destinée à repousser la majorité des offres. En France, Lyon, mais aussi l’OM et Monaco souhaitent s’attacher ses services, alors que plusieurs clubs étrangers, comme Porto, l’Atlético ou Arsenal, pourraient bénéficier de leur gigantesque pouvoir d’achat pour permettre à celui qui a joué 55 matchs de L1 de découvrir un nouveau championnat.

C’est finalement Aston Villa, dont l’intérêt a été évoqué dès le début du mercato, qui conclura avec Nice un deal de 14M€ après des négociations à rebondissements. L’histoire offrira un petit clin d’œil à ce joyau du centre de formation sur le départ : les millions de son transfert serviront à la construction d’un nouveau centre de formation pour l’OGC Nice. La boucle est bouclée.

Jordan Amavi et Jordan Veretout sous leurs nouvelles couleurs d'Aston Villa contre Manchester United, le 14 août 2015.

Jordan Amavi (à gauche) n’est pas le seul ancien de Ligue 1 à rejoindre Aston Villa pendant l’été 2015 : Jordan Veretout (à droite), Jordan Ayew et Idrissa Gueye en font de même.

De son côté, Amavi, précédé par une réputation de pépite, ne déçoit pas ses nouveaux fans. Auteur d’une prestation prometteuse lors de la victoire initiale à Bournemouth, il confirme la journée suivante à domicile face à Manchester United, avant d’enchaîner les bonnes prestations. Sa qualité de centre, qui lui permet d’offrir sa première passe décisive à Rudy Gestede, et sa percussion vont notamment contribuer à lui faire une place d’honneur dans le cœur des Villans à une vitesse ahurissante. Les maillots floqués à son nom font légion, bien plus que ceux se référant à Jordan Veretout, Idrissa Gueye ou Jordan Ayew, tous trois arrivés de Ligue 1. Unanimes, les médias l’encensent jusqu’à l’évoquer comme candidat à une place en Équipe de France A.

Il retourne passagèrement sur le banc alors que son club subit une période de grands troubles – un seul point en 10 matchs après la victoire à Bournemouth -, mais est bien de retour dans le onze de départ pour affronter Manchester City et participer à tenir le nul 0-0. Malheureusement, ce point qui vient mettre du baume au cœur des Clarets and Blue en pleine crise sera le dernier de la saison pour l’arrière gauche titulaire, juste avant que ne survienne la fameuse blessure durant la trêve internationale. Son compteur provisoirement bloqué à 10 matchs de Premier League, il peut être surpris de la réaction des fans, qui lui rendent hommage comme s’il était déjà une légende du club.

Une marque d’affection et de soutien qui aidera Jordan à faire face à l’une des pires blessures du football, lui qui n’avait jamais connu de blessure importante selon ses anciens coéquipiers. S’il parvient à relativiser quant à sa blessure, notamment en côtoyant à l’hôpital d’autres patients dans l’attente d’opérations plus graves, il assiste, impuissant, aux déboires de ses coéquipiers, qui ne remportent que deux matchs de championnat pendant son absence.

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Avant sa blessure, Amavi a le temps de croiser le fer avec Manchester United, Leicester (photo), Liverpool, Chelsea et Manchester City.

De retour aux affaires en juin, il peut participer avec son équipe à la préparation de la nouvelle saison de… Championship. Un temps, les médias annoncent que sa blessure n’a pas refroidi les ardeurs de plusieurs clubs prêts à le tirer de la deuxième division anglaise, qu’il découvre fin août. Mais ni Arsenal, ni Liverpool, Milan, Lyon ou Nice, qui espérait trouver un accord de prêt, ne parviennent à rapatrier le latéral avant la fin du mercato.

Jojo, que Pierre Mankowski a tout de même tenu à rappeler en Équipe de France Espoirs pour pallier la blessure de Benjamin Mendy, pourra donc amorcer tranquillement son retour à la compétition au sein d’une équipe qui a conservé ses meilleurs éléments. Avant, peut-être, de quitter Birmingham pour un club de haut-niveau à l’occasion de l’un des prochains mercatos. Car, malgré sa blessure, l’objectif d’Amavi reste le même : « fais de ta vie un rêve et de ton rêve une réalité » comme le témoignait Evander. Un rêve qui peut actuellement être grandiose, résultat du travail du jeune homme.

Tous nos témoins sont unanimes, si Amavi est pour le moment le membre de la Génération Gambardella qui a le mieux négocié sa carrière professionnelle, ce n’est pas le fruit du hasard, du moins pas seulement. « Jordan mérite d’être là où il est ! » nous dit Arthur Leblanc sans même que nous lui ayons posé la question. Evander Moreira présente sa réussite comme la « récompense pour n’avoir rien lâché ». Son capitaine Fabien Dao Castellana concluait notre discussion par cette phrase, qui sera également la conclusion de cet article : « J’espère juste qu’il restera le mec qu’il est. Et qu’il réussira une très belle carrière parce qu’il a tout pour réussir ! ».

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« On l’appelait Jojo l’Incruste parce qu’à chaque fois qu’on était en groupe, qu’on rigolait, il débarquait toujours pour savoir ce qu’on racontait. » – Evander Moreira

Article rédigé et tous propos recueillis par Jonito.

Stadito remercie Evander Moreira, Arthur Leblanc et Fabien Dao Castellana pour leur disponibilité et leur gentillesse. 

Jonathan Tunik

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