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Yannis Salibur, volonté durcie et championnat conquis

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Alors que le Guingamp d’Antoine Kombouaré entame la saison 2016-2017 en proposant un jeu attirant et léché, Yannis Salibur va faire figure de joueur-clé pour les Bretons. L’attaquant est enfin parvenu à s’imposer en Ligue 1 la saison passée, alors qu’il y était attendu depuis sa prometteuse formation au LOSC, mais a finalement dû se roder en Ligue 2 pendant cinq saisons. Stadito vous raconte la lente ascension de l’égal d’Eden Hazard il y a 8 ans, qui a dû redoubler de volonté pour surpasser les obstacles qui se sont dressés devant lui. Avec des témoignages de Mustapha Ait Bouhou et David Alcibiade, anciens coéquipiers à Lille, Christopher Benkada et Maxime Colin, anciens coéquipiers à Boulogne et Hugo Vidémont, ancien coéquipier à Clermont.

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Un gamin hors du commun

“J’ai entendu mes défenseurs me dire qu’il était intenable et épuisant, ce mec. C’est un phénomène.” Lors de ce match de la saison 2007-2008, Mustapha Aït Bouhou affrontait avec Avion les U16 de Lille. Le joueur qui l’a tant impressionné n’est pas le jeune Eden Hazard, mais bien l’autre ailier de cette génération 1991, un certain Yannis Salibur.

Arrivé un an plus tôt au centre de formation des Dogues, Yannis est un garçon issu de l’Île-de-France, plus précisément de Pierrefitte-sur-Seine, dans l’arrondissement de Saint-Denis. Il y découvre le football avec le voisinage, descendant dans un parc avec son grand frère, Christophe, et les autres jeunes de son immeuble. Très talentueux, il obtient bientôt sa première licence sous les couleurs du Red Star, l’un des grands clubs de la région.

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Yannis Salibur, balle au pied, sous le maillot du Red Star, en 2005. Il y joue les matchs de 14 ans Fédéraux le week-end, alors que la semaine il s’entraîne à Clairefontaine.

À partir de 2004, il est sélectionné pour suivre, en parallèle de sa progression au Red Star, la formation de l’Institut national du Football à Clairefontaine. Au deuxième tour des détections, il y rencontre pour la première fois David Alcibiade“impressionné tant par sa technique que par son physique ! Il était largement au-dessus de tout le monde et c’était vraiment surprenant, surtout à cet âge de voir un joueur aussi talentueux”. Deux ans durant, il concilie club et Institut, puis passe la saison 2006-2007 à Clairefontaine, avant de rejoindre le Domaine de Luchin, centre de formation de Lille.

Il y intègre la génération 1991, alors en U16, qui compte dans ses rangs un certain Eden Hazard. Le Belge et le Pierrefittois s’entendent à merveille et, chacun de leur côté du terrain, mettent le feu aux défenses, à l’exemple d’Ait Bouhou.

“Ils étaient assez potes sur et en-dehors du terrain, nous confie Alcibiade, qui est également formé à Lille après Clairefontaine. Ils aimaient bien jouer ensemble, même s’ils étaient aux deux extrémités du terrain en match.” 

Très vite, le jeune ailier va monter les échelons, découvrir l’équipe réserve mais aussi les sélections en Équipe de France catégories jeune. En 2008, il joue le Championnat d’Europe des U17, aux côtés de Clément Grenier, Alexandre Lacazette, Timothée Kolodziejczak ou encore Gaël Kakuta. Seule l’Espagne de Thiago Alcantara empêchera Yannis et ses coéquipiers d’être champions d’Europe. Celui qui compte désormais des sélections en U17, en U18 et en U19 assiste depuis le banc à la déroute des Bleuets en finale (0-4).

L’Équipe de France U17 de 2008, coachée par Francis Smerecki. On soupçonne Salibur d’être le troisième de la rangée du milieu, Kolodziejczak d’être juste sous lui, et Grenier d’être le pénultième de la rangée du milieu.

Un statut ambigu

Au sein de la réserve, Salibur fait figure d’extraterrestre. Par sa technique d’une part, mais surtout pour son statut. Et pour cause : alors qu’il n’a que 16 ans, ses dirigeant lui offrent un premier contrat professionnel, preuve qu’ils croient en le futur de leur pépite. Mais quand le compère d’Hazard intègre progressivement l’équipe première en 2008-2009, la réalité est tout autre. “Il s’entraînait tous les jours avec les pros mais revenait régulièrement pour jouer en CFA et avoir du temps de jeu” explique Alcibiade, relativement proche de Yannis pour le connaître depuis leurs 13 ans.

Car avec l’équipe de Rudi Garcia, c’est quasiment le néant pour Yannis, présent une seule fois sur la feuille de match en L1, et apparu sur le terrain pour quelques minutes face à Dunkerque en 32e de finale de Coupe de France, deux jours après avoir fêté ses 18 ans. Alors certes, il est encore jeune, mais alors qu’Eden Hazard est déjà élu meilleur espoir de Ligue 1, le natif du 93 ne progresse qu’au ralenti.

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“Salibur est un joueur qui est avant tout très technique, le mec qui peut dribbler 800 personnes dans une cabine téléphonique.” – Mustapha Ait Bouhou

Si sa trajectoire commence à diverger de celle du Belge, c’est pour certains un problème de volonté. Dans un article de So Foot, plusieurs de ses connaissances témoignent d’un manque d’envie récurrent qui freine son ascension. Alcibiade voit le problème ailleurs : “Yannis avait juste un tel talent et une longueur d’avance sur les autres que le travail n’était pas forcément son fort”.

Résultat, Yannis a 19 ans, puis 20 ans, et n’a jamais joué en Ligue 1. Seul un deuxième match de Coupe de France, un an plus tard à Colmar, et une poignée d’apparitions sur la feuille de matchs viennent lui mettre du baume au cœur. Il commence à comprendre que les dirigeants ne lui accordent plus leur confiance, et sa réaction est perceptible. Pour la saison 2010-2011, qui sera la dernière sous le maillot lillois, Salibur et le reste l’effectif de la réserve reçoivent le renfort de Mustapha Ait Bouhou, qui nous fait part du Salibur “très réservé, difficile à cerner” qu’il a connu.

“L’année où je suis arrivé, j’entendais dans le vestiaire que c’était quelqu’un de déçu, car niveau qualité, une chose est sûre, c’est qu’il n’avait rien à faire en CFA… mais le staff du LOSC en a voulu autrement. Malgré son statut professionnel, il s’entraînait tous les jours avec la réserve. Il se fondait dans la masse, mais il faut dire que l’état d’esprit du groupe n’était pas terrible cette année-là… On est même descendus puis avons été repêchés par la suite. Nous comme lui pensions qu’il y perdait son temps, et je pense qu’il savait qu’au LOSC il n’allait plus intégrer le groupe pro. Pour moi, les raisons de son départ c’est qu’il savait qu’il devait aller voir ailleurs pour ne pas stagner. Ça s’est fait rapidement.”

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À l’assaut de la Ligue 2

Alors que, 2 ans plus tôt, il était évalué à 2 millions et attirait les convoitises de plusieurs clubs italiens, il est alors bradé par Lille, qui le cède à l’US Boulogne Côte d’Opale, en L2, sans demander la moindre indemnité. L’idée du conflit est évoquée par beaucoup, mais personne, pas même ses coéquipiers, ne semblent être au courant.

Toujours est-il qu’à Boulogne, Yannis retrouve une connaissance de l’époque du centre de formation : Pascal Plancque, entraîneur de la réserve puis adjoint de Rudi Garcia à Lille, arrivé quelques jours auparavant en tant qu’adjoint. “C’est lui qui l’a ramené à Boulogne” nous confirme Maxime Colin. Christopher Benkada, également à l’USBCO à l’époque, résume la situation : “Salibur arrive dans l’état d’esprit de jouer et de s’imposer en L2. À l’époque, l’objectif  numéro 1 du club était de se maintenir en Ligue 2, et pourquoi pas un jour remonter en Ligue 1… L’effectif, il n’y avait rien à dire sur ça, il y avait une bonne équipe, avec comme [Guillaume] Loriot, [Ismaël] Gace, [Cédric] Fabien ou [Mustapha] Yatabaré, qui avaient déjà goûté à la L1, [Régis] Gurtner, qui pour moi est un des meilleurs gardiens de L2, [Bakary] Soumaré, également passé par la L1 et les USA… D’ailleurs comme on peut le remarquer, tous les gars passés par Boulogne ont explosé après la descente.”

Un constat qui va dans le sens de l’explication de Colin, à savoir que Boulogne servait à l’époque de vitrine à beaucoup de jeunes pour être repérés par de plus grands clubs, et que Yannis rejoint leur effectif dans cette optique. Pour bien se mettre en vitrine, l’ancien Lillois commence par épater la galerie : “Je me rappelle son premier entraînement avec nous, il fait tomber une autre défenseur central en le dribblant, puis marque le but derrière, conte l’actuel joueur de Brentford. On s’est tous regardé et dit qu’on avait fait une sacrée recrue.

L’US Boulogne Côte d’Opale version 2011-2012, avec Yannis Salibur debout à droite, Christopher Benkada en bas à gauche et Maxime Colin, 5e depuis la droite dans la rangée du milieu.

Maxime et Christopher, qui disent tout deux apprécier le caractère du dribbleur, s’accordent pour dire que son adaptation, facilitée par Pascal Plancque, la proximité de Boulogne avec Lille et bien sûr ses qualités en tant que joueur qu’en tant que personne, se passait bien. Ses premiers mois, sous les ordres de Michel Estevan  en fin de saison 2010-2011, sont l’occasion de ses premiers pas en Ligue 2, à commencer par une victoire au Mans en février. Sans apporter tout de suite un impact considérable, Salibur joue 9 matchs, alors que Boulogne conclut une belle saison à la 8e place. “L’objectif était de faire mieux” d’après Colin, avec l’aide de Salibur et de plusieurs recrues. La saison débute sur une série de six matchs nuls, pendant lesquels le Français d’origine guadeloupéenne marque ses deux premiers buts, face à Angers et Laval .

Mais il n’en a pas forcément fini avec ses vieux démons, qui reviennent le hanter durant la saison. Après ces deux buts, celui que le défenseur droit dit “impossible à arrêter dans un bon jour” montre toujours son talent par fulgurance mais n’est pas en mesure de se rendre décisif et de sortir son équipe d’une spirale négative. “Les performances d’un joueur sont liés avec l’équipeÀ l’époque, l’équipe ne tournait pas bien, donc il était difficile pour lui de flamber” regrette Colin, qui ne pense pas que sa passivité apparente à l’entraînement résulte d’un manque d’envie de réussir, mais rappelle que certains joueurs ont besoin de plus s’entraîner que d’autres. Benkada le rejoint, misant sur un manque de maturité : “Il donne l’impression de manquer d’envie, après il y a des joueurs comme ça qui n’aiment pas s’entraîner mais préfèrent arriver vite au weekend pour jouer la compétition.”

Salibur, qui débute rarement mais entre souvent en jeu sous les ordres de Plancque, entraîneur après le licenciement d’Estevan, ne rechigne pas lorsque son ancien formateur l’envoie avec la réserve. “Il y allait normalement, avec le sourire au lèvres dixit Benkada, qui côtoie également l’équipe B.

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“C’est un joueur extrêmement rapide, extrêmement puissant avec une qualité de dribble vraiment impressionnante. En 2011, on joue à Nantes, il prend le ballon dans nos 16m, dribble tout le terrain pour provoquer un penalty dans la surface adverse. Il y a peu de joueurs pouvant réaliser ce genre de choses.” – Maxime Colin

Cependant, s’il accepte de redescendre en CFA 2 pour quelques matchs, il ne fait pas partie de ceux qui accompagneront Boulogne en National. “Malgré tout, ils parviennent à garder pas mal de joueurs. Les mots pour les retenir c’est de rester pour remonter tout de suite en Ligue 2. Fabien reste, Loriot reste, Gurtner reste…” énumère Christophe. 

Clermont, pour “monter le plus vite possible en L1”

Mais un détour par le monde amateur n’est pas dans les plans de Salibur, à 21 ans et en fin de contrat, d’autant plus qu’il dispose de plusieurs propositions. Un intérêt de Dijon est évoqué, ainsi que le nom plus exotique de Novara, en Serie B italienne.  Ce sera finalement Clermont, avec son nouvel entraîneur Régis Brouard, qui attire le jeune joueur. Il y débarque avec toujours le même état d’esprit : gagner du terrain pour pouvoir s’attaquer à la Ligue 1 au plus vite. Hugo Vidémont nous le confirme, et nous apprend sa réputation lors de son arrivée dans le vestiaire : “On le connaît de nom, comme étant un phénomène de la trempe d’Eden Hazard”.

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Yannis Salibur signe à Clermont pour 3 ans, et portera une fois de plus le numéro 24.

Comme toujours, Yannis s’intègrre parmi ses nouveaux coéquipiers en se montrant “très sociable, calme, posé, qui ne se prend pas pour quelqu’un d’autre”. Dans sa conquête de l’élite, Salibur doit faire face à de nouveaux défis d’adaptation à un nouvel environnement. Contrairement à Boulogne, Clermont ne présente pas la même proximité avec sa famille à Lille ou à Saint-Denis, mais le professionnel de 21 ans s’y plaît. Même s’il dit apprécier l’ambiance jeune de la ville, il ne sort pas beaucoup selon Vidémont. C’est d’ailleurs toute une mentalité que Yannis a semble-t-il fait évoluer. Car Hugo, qui entretient une bonne relation avec l’ancien Lillois, nous assure que le talent ne manque pas de sérieux, à l’entraînement comme dans la vie.

“Les gens disent souvent cela par rapport au fait qu’il n’a pas encore le niveau de son talent, certes il est très nonchalant sur le terrain, mais ce n’est pas un joueur qui rechigne à la tâche. Les gens disent que Yannis n’est pas un bosseur, mais à la fin de tous les entraînements, il travaillait les coups francs. C’est ce qui lui a permis d’en mettre des beaux la saison passée.”

Une détermination à améliorer ses coups francs qui ne date pas d’hier, puisqu’à différentes époques de sa carrière, plusieurs joueurs évoquent ses séances individuelles pour botter des coups de pieds arrêtés. Cela payera pour la première fois lors de sa deuxième saison à Clermont. Après une première année où le club assure le maintien, objectif principal, en finissant 14e, et où le numéro 24 inscrit 3 buts pour 6 passes décisives, le Clermont Foot démarre la saison 2013-2014 en trombe. 3 victoires en 3 matchs, dont il est l’artisan de la troisième en marquant le 2-1 à la 92e d’un coup franc en pleine lucarne.

Le coup franc de Salibur qui offre la victoire à Clermont face à Laval à la 92e. Extrait de Ligue 2 (16/08/2013) – All Goals par RicardoTVGolo

De quoi lancer parfaitement son ascension au sein de son club mais également de son championnat. “La première saison, il était juste un jeune avec du talent, juge le numéro 10 Vidémont. Sur la deuxième, il est très performant, c’est le meilleur de l’équipe, le leader offensif. Il passe de jeune joueur à cadre.”

Le gaucher enchaîne les matchs, et son indisponibilité d’un mois en janvier-février prouve son importance, puisque Clermont ne gagne aucun des 5 matchs joués en son absence. Finalement, le CF63 termine à nouveau à la 14e place, mais celui qui a marqué 7 buts est récompensé individuellement en figurant dans l’équipe-type de L2 de la saison. Dans ces conditions, pas facile de le garder pour un club de milieu de tableau de L2, comme le déplore le directeur sportif clermontois à Ma Ligue 2. Salibur a plusieurs propositions de l’étranger, notamment du Standard de Liège, mais pas de clubs de Ligue 1, n’osant pas tenter le coup d’un joueur encore un peu irrégulier dans un championnat inférieur.

Indécis, le joueur finit par refuser la proposition du club belge, et rester en Ligue 2. Mais sa préparation tronquée par les aléas du mercato, à quoi s’ajoutent les méthodes inhabituelles de la nouvelle coach Corinne Diacre, auxquelles il doit s’adapter, compliquent la tâche. Vidémont, qui a déjà dit le mal qu’il pensait des pratiques de la seule femme à la casquette dans le football professionnel français, à savoir d’avoir un problème avec les joueurs techniques, ne veut pas épiloguer sur la question : “J’en ai assez dit sur Diacre dans la presse, tout ce que je peux dire c’est que ça ne passait pas entre les deux (Salibur et Diacre). On n’était pas fait pour jouer avec cette coach, donc c’était mieux pour nous de partir“.

"À l'époque (de Lille), il essayait déjà de travailler les coups francs, qu'il commence à vraiment bien maîtriser, enfin, aujourd'hui (rires)" - David Alcibiade

“À l’époque (de Lille), il essayait déjà de travailler les coups francs, qu’il commence à vraiment bien maîtriser, enfin, aujourd’hui (rires) – David Alcibiade

Guingamp, à 24 ans, enfin en Ligue 1

Après des derniers mois en queue de poisson (7 apparitions sur la feuille de match), Salibur est laissé libre par Diacre, tout comme Vidémont et deux autres ailiers. La veille de l’année 2015, celui qui valait plus d’un million d’euros au mercato estival a alors l’occasion de rebondir gratuitement à Guingamp, où Jocelyn Gourvennec le suit depuis plusieurs années. 3 ans après son départ de Lille, Yannis est arrivé en Ligue 1, mais il est à court de forme. Il s’intègre, joue des bouts de matchs en Ligue 1 et en Coupes, mais n’a pas l’occasion de se montrer décisif, n’étant pas titularisé lors de ses six premiers mois.

C’est à force de travail, cette fois, que Salibur se mettra au niveau d’un championnat qu’il juge moins physique mais plus tactique que la Ligue 2. Et le résultat se voit, pour celui qui a su hausser ses exigences et sa quantité de travail pour s’imposer. Il se diversifie notamment, acceptant parfois de délaisser son poste sur les ailes pour un poste plus axial, et Gourvennec le titularise dès la reprise de la Ligue 1. Pour sa septième titularisation, il se montre décisif pour sa septième titularisation avec une passe décisive pour Jimmy Briand à Lille, et la machine sera lancée. À la fin de la saison, il a inscrit 10 buts toutes compétitions confondues dont 3 coups francs, signé 6 passes décisives et, plus important que tout, a convaincu tout le monde de sa légitimité en Ligue 1.

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Salibur marque 10 buts lors de la saison 2015-2016 : 7 en L1, 2 en Coupe de la Ligue et un en Coupe de France.

La volonté de faire encore mieux

Depuis l’arrivée d’Antoine Kombouaré au poste d’entraîneur, l’En Avant Guingamp pratique un jeu qui doit faire plaisir à l’attaquant, amateur de beau jeu. Le jeu léché, parfait pour laisser s’exprimer Salibur, Coco et autres joueurs offensifs, aura fait trembler Monaco (mené 2-0 puis revenu à 2-2 lors de la première journée), tomber Marseille (contre qui Salibur ouvre le score avant la minute de jeu) et Nancy, mais aussi propulsé provisoirement Guingamp sur le toit de la Ligue 1. De quoi satisfaire Salibur, qui veut désormais assouvir de plus grandes ambitions après avoir conquis la Ligue 1 par ses dribbles, ses coups francs et son travail.

Quoi qu’il en soit, il lui aura fallu du temps et de la patience pour y parvenir, sans jamais douter. “Après, voilà, il savait très bien qu’il avait des qualités parce qu’à l’époque il était très jeune. Je suis sûr qu’aujourd’hui, avec l’âge et la maturité, il doit faire plus que ce qu’il faisait avant, analyse Benkada. Ses prestations du début de saison et de la saison dernière en sont la preuve, on voit qu’il bosse dur, qu’il n’a plus le même comportement qu’en étant jeune.” Et le Pierrefittois, marié et père de famille (probablement un papa poule selon Benkada) depuis quelques années, sait désormais ce qu’il lui reste à faire pour assumer encore un peu plus l’étendue de son talent. Plus de doute, il en a la volonté.

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Article rédigé et tous propos recueillis par Jonito

Stadito remercie Mustapha Ait Bouhou, David Alcibiade, Maxime Colin, Christopher Benkada et Hugo Vidémont pour leur disponibilité et leur gentillesse.

Jonathan Tunik

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