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Jordan Gasser : « heureux de pouvoir vivre de ma passion »

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Depuis son départ de Schiltigheim il y a un peu plus d’un an, Jordan Gasser a découvert le National. Et entre des premiers pas à Colmar, un dépôt de bilan à Luçon et un nouveau défi à Chambly, l’Alsacien a déjà goûté à toutes les sauces. Le joueur de 23 ans ne perd définitivement pas son temps, puisqu’il nous confie qu’il est déjà préparé à la retraite. Interview d’un joueur qui vit de sa passion depuis un an, et a déjà beaucoup à raconter.

Pouvez-vous vous présenter pour ceux qui ne vous connaissent pas ?

« J’ai 23 ans, je joue en National depuis une saison et mon transfert au SR Colmar. Auparavant j’ai effectué sept ans au Sporting Club de Schiltigheim dont cinq en CFA 2 dès l’âge de 17 ans. J’ai également effectué six mois entre janvier 2016 et juin 2016 au Vendée Luçon Football où j’ai connu un dépôt de bilan malheureux. À côté du football, j’ai obtenu ma licence STAPS spécialité entraînement sportif ainsi que tous les diplômes jusqu’au BMF inclus en entraînement de football. »

Vous avez évolué dans deux clubs alsaciens jusqu’à présent : Schiltigheim et Colmar. Avez-vous déjà songé à jouer à Strasbourg ?

« L’histoire entre moi et Strasbourg a toujours été spéciale. Nous avons noué des contacts plusieurs fois, mais jamais rien de concret. Je sais que je ne suis pas le profil qui leur correspond. Parfois des relations  » amoureuses  » sont impossibles pour diverses raisons, et je crois que celle-ci en fait parti. »

Vous avez quitté le club de Colmar en janvier dernier. Pourquoi avoir fait ce choix ?

« Dès la fin des matchs aller, j’ai été sollicité le 21 décembre par le Vendée Luçon Football qui était deuxième à cette époque de l’année. J’ai été  » harcelé  » pendant une semaine (même le soir de Noël et également mon anniversaire). C’est là que j’ai remarqué leur volonté de me recruter. De plus ce club avait une vraie ambition pour la montée en Ligue 2. Malheureusement le destin a été identique à Colmar. »

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Depuis, le club alsacien a connu des moments difficiles à cause de problèmes financiers. Quel est votre sentiment par rapport à cela ? Comment expliquer cela, selon-vous ?

« Pour le SRC, il est vrai que j’ai suivi de très près l’histoire malheureuse. Je ne saurai l’expliquer car je n’y ai effectué que six mois. Mais je peux vous dire que lors de cette période je ne m’attendais pas à ce dénouement. Le club était au bord du monde professionnel. Tant au niveau des joueurs, qu’au niveau des infrastructures, qu’au niveau de la qualité des encadrements. Je pense que les problèmes ont été repérés en interne et qu’il faut les régler entre les personnes. Nous, simple supporteurs de ce club alsacien, constatons juste malheureusement les dégâts. »

Depuis votre départ de Colmar, vous avez déjà connu deux nouveaux clubs. En effet, en janvier 2016 vous avez rejoint Luçon. Pourquoi l’aventure a été si courte ?

« Pour le dépôt de bilan tout aussi malheureux du VLF, je pense qu’il a été acté suite à la non fusion entre le club et la Roche-sur-Yon. Effectivement ce club est un club très familial qui ne possédait pas de gros moyens. Il fallait créer un rapprochement avec une grande ville telle que la Roche-sur-Yon pour créer un super club vendéen. Les discussions ont été en bonne voie jusqu’à un mois avant la fin du championnat, et jusqu’au coup de théâtre qui nous a annoncé la fin des discussions. Avec le reste des joueurs et du staff, nous sentions à ce moment là que le club allait avoir des difficultés financières pour repartir à ce niveau là. »

Puis, en juin, vous vous êtes engagé avec Chambly. Qu’est-ce qui vous a attiré vers ce club ?

« Pour la petit histoire, au moment de mon accord avec Luçon, Chambly m’a contacté également… mais avec quelques heures de retard. J’ai donc été très sensible au fait qu’il me recontacte très rapidement. Je connaissais un peu le club et notamment la famille Luzi par des échos entendus. Je n’y ai entendu que de bons échos et je peux vous dire que cela se confirme. Je n’y suis que depuis quelques semaines mais je m’y sens déjà comme chez moi. Les valeurs de combativité et de famille sont prônées, tout ce que j’aime. J’y suis comme un poisson dans l’eau et je sais que l’on peut aller très loin avec ce club. »

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Comment se passe le début de saison de l’équipe ? Comment le jugez-vous ?

« Le début de saison est plutôt encourageant. En tant que défenseur je suis satisfait de voir que nous n’avons toujours pas pris de but après trois matchs. Sur le plan offensif, même avec deux matchs nuls 0-0, nous avons toujours eu les occasions pour marquer. J’ai entièrement confiance en la qualité de nos attaquants qui vont trouver la marque rapidement . Tant que nous sommes solides défensivement et préserverons notre invincibilité, nous chercherons des points. Maintenant nous souhaitons passer la vitesse supérieure pour commencer à remporter des victoires. »

Quels seront les points forts de Chambly cette saison ?

« Les points forts de cette équipe sont multiples, notamment avec un groupe de vingt-trois joueurs de qualités. Nous nous cherchons encore car nous sommes quinze nouveaux joueurs et avec notamment cinq joueurs ,dont moi, qui sont arrivés en cours de préparation dû aux trois clubs en dépôt de bilan cet été. Nous avons les qualités du National. Combativité et solidarité sont nos mots d’ordre. Mais surtout un concept où le coach insiste beaucoup l’intelligence. Intelligence dans les choix, nous essayons de jouer un maximum au ballon mais à bon escient. Je crois que tous les joueurs sont en phase avec cette philosophie et ont compris que Chambly est un club où on s’y adapte facilement. »

Quel objectif s’est lancé le club ? La promotion en Ligue 2 est-elle dans un coin de votre tête ?

« Nous irons chercher des objectifs par étape. Nous souhaitons engranger un maximum de points à domicile, mais surtout être dans la première moitié de Championnat à la trêve pour espérer mieux par la suite. Prenons d’abord les matchs par étape et évoluons dans l’ombre. Cela nous convient parfaitement. Je serai sûrement très présomptueux pour dire que nous cherchons la montée car il y a de très bonnes équipes dans ce championnat. Mais nous essayerons de jouer les troubles fêtes. »

A aujourd’hui 23 ans, quel serait votre carrière rêvée ?

« Pour la suite de ma carrière, je ne fais pas de plan trop éloigné. Je sais que j’ai signé deux ans à Chambly et j’espère que l’on pourra atteindre les objectifs fixés. Je suis déjà heureux de pouvoir vivre de ma passion. Je prend un maximum de plaisir pour le moment. J’ai des objectifs car je suis un compétiteur mais je ne me focalise que sur le plaisir et la réussite de mon travail pour aider le club de Chambly. De plus, je sais qu’avec ma licence et mes diplômes de coach, je n’ai pas de souci à me faire pour connaître mon orientation après le football. Je travaillais avant de pouvoir vivre de ma passion en tant que coach sportif et préparateur physique. Je reprendrai ce chemin là en temps voulu. »

L’équipe Stadito tient à remercier le joueur, Jordan Gasser, pour sa gentillesse et de nous avoir accordé de son temps pour répondre à nos questions. Nous lui souhaitons bonne chance pour la suite de la saison.

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