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Anthony Briançon : «J’avais (et j’ai toujours) confiance en Nîmes»

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En jouant 17 des 19 matchs de l’excellent deuxième tour de Nîmes, miraculé de la saison passée en Ligue 2, Anthony Briançon a, comme tout l’effectif des Crocodiles, engrangé beaucoup de souvenirs et une confiance renforcée, qu’il compte bien utiliser comme force cette saison. Absent hier soir pour blessure, il a répondu à nos questions en clamant plusieurs fois son amour pour le club qui l’a relancé après une grosse blessure, mais aussi la ville et les fans de Nîmes, avec beaucoup de sympathie et un peu d’humour. Comme quoi, chez les Crocos, il n’y a pas que le CM qui soit disponible, amical et amusant.

Lors de votre parcours junior, vous êtes passé par l’Olympique Lyonnais. Pourquoi ne pas y être resté ?

« Je n’y suis pas resté, tout d’abord parce que le club ne m’a pas conservé. J’ai eu à la fin de mes 17 ans une grosse blessure au genou, qui m’a éloigné des terrains pendant plus d’un an. J’ai eu du mal à retrouver mon niveau, ce qui a causé mon départ. »

Puis, vous rejoignez Nîmes en 2012. Qu’est-ce qui vous a motivé à rejoindre ce club ? Saviez-vous que vous auriez votre chance au niveau professionnel ?

« J’ai rejoins le Nîmes Olympique grâce a Gaëtan Paquiez, qui est mon meilleur ami. Sachant que je n’étais pas conservé à Lyon, je lui ai passé un coup de fil pour savoir s’il était possible de faire un essai. Deux semaines plus tard, je suis venu faire un essai, qui a été concluant. Et j’ai signé une convention amateur d’un an au club ! Je ne savais en aucun cas que j’allais avoir ma chance au niveau professionnel. Je venais à Nîmes pour retrouver du temps de jeu et pour retrouver mon niveau ! À l’heure d’aujourd’hui je dois énormément à ce club, et à tous les entraîneurs qui ont su me redonner confiance. »

SoFoot vient d’ailleurs de publier une interview de Renaud Ripart qui disait qu’il ne savait pas jongler avant de venir à Nîmes. Étiez-vous dans le même cas en y arrivant ?

« Renaud Ripart ne sait toujours pas jongler ! [Sourire] Non, moi ça va, je me suis toujours débrouillé au niveau des jongles. »

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Au début de la saison passée, comment le groupe vivait-il avec l’idée de devoir aller chercher le maintien avec des points de retard ? Pour les joueurs, pour vous, cela ne pouvait-il pas inciter à un départ ? Qu’on dit les dirigeants pour convaincre les joueurs de rester ?

« Ce n’est jamais évident de partir avec 8 points de retard. Surtout pour des choses dont nous, joueurs, n’étions pas responsable ! C’est vrai qu’au début de saison on savait que si on engrangeait pas des points d’entrée, la saison aller être très longue ! Malheureusement on a fait tout le contraire. À la trêve on était à 10 points du premier relégable ! Dans la tête de beaucoup d’équipes, Nîmes était déjà en National ! Personnellement, j’avais prolongé mon contrat juste avant le début de saison en sachant tous les problèmes que le club avait. Il me reste actuellement un an de contrat ! J’avais confiance en ce club, et j’ai toujours confiance d’ailleurs. »

Mais malgré ce désavantage Nîmes a réalisé une deuxième partie de saison de haut vol. Est-ce que vous avez ce sentiment, vous, joueur ?

« On a un sentiment de fierté. Mais aussi un sentiment de revanche envers toutes ces décisions qui ont été en notre désavantage depuis deux ans ! Émotionnellement, c’est une saison qui peut resté gravée pendant un long moment ! »

En image de cela on peut citer le match contre Nancy, à Marcel-Picot, où vous remportez le match quatre buts à trois. Vous souvenez-vous de ce match fou ? Comment le groupe a-t-il vécu cela de l’intérieur ?

« Ce match là, je ne l’avais pas jouer. Je m’étais blessé dans la semaine et, du coup, j’étais rester à Nîmes. Mais j’avais regardé ce match fou depuis mon écran de télévision ! Après le quatrième but fou de Larry Azouni, je n’en croyais pas mes yeux ! Ça a été, pour moi, le match déclic de notre « remontada ». »

Anthony Koura avait marqué lors de ce match, et il a rejoint… Nancy cet été. Il va beaucoup manquer à l’équipe, non ?

« C’est sur que Antho risque de nous manquer cette année. Il faisait avec Steve Mounie, une paire d’attaque redoutable ! Ils nous ont énormément apporté. Ce sont des grands grands artisans du maintien du club en Ligue 2 ! Ils vont évoluer tous les deux en Ligue 1 cette année. Ils le méritent et je leur souhaite de réussir ! »

En plus d’une réaction dans le jeu, les joueurs ont vraiment donné aux observateurs l’impression d’une très bonne ambiance interne et d’une communion avec les fans. L’aviez-vous senti ?

« Nîmes est une ville familiale, où la ferveur est immense ! On a eu la chance d’avoir des supporters qui ne nous ont jamais lâché dans les bons comme dans les mauvais moments ! On est très proche avec les supporters. Ils savent nous apporter le supplément d’âme quand on réalise des bonnes performances. »

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D’ailleurs comment juger vous le mercato effectué par le club ? Comment jugez-vous les nouveaux joueurs ?

« Le mercato s’est bien passé. Il y a eu des arrivées, surtout au niveau de l’attaque. Les nouveaux joueurs me font bonnes impressions. Il faut le temps que la mayonnaise prenne. J’ai confiance en l’équipe cette année pour réaliser une bonne saison. »

Après cette très bonne partie de saison, est-ce que la montée en Ligue 1 devient quelque chose à laquelle on pense plus fort ? Qu’on se sent capable de décrocher ?

« Aujourd’hui l’envie du club est de monté en Ligue 1, dans les trois, quatre saisons à venir ! Nîmes est une ville qui mérite la Ligue 1. C’est un club historique ! On se sent capable de tout maintenant »

Avez-vous eu des propositions d’autres clubs pour les rejoindre lors de ce mercato estival ?

« J’ai eu quelques propositions, mais rien de bien concret ! Pour le moment, je vois la suite à Nîmes ! À moi de faire de bonnes performances cette saison pour pourvoir espérer quelque chose en fin de saison, en France ou ailleurs ! Mais je prend les saisons les unes après les autres. Rien ne sert de se précipiter ! »

Quels seront les points forts de l’équipe selon-vous cette saison ?

« Les points forts c’est que l’on sait maintenant de quoi nous sommes capables ! On part à égalité avec les autres équipes. Il faut garder l’insouciance et la confiance que l’on avait l’année dernière. »

Comment imaginez-vous la la saison 2016-2017 de Nîmes ?

« Pourquoi pas finir dans les sept premières positions. »

Vous n’avez pas participé à la première journée de Ligue 2, face au Stade Lavallois, à cause d’une blessure ? Comment jugez-vous la performance de vos coéquipiers, en tant que spectateur ? Comment expliquer autant de cartons (9 jaunes, 2 rouges) dans ce match ?

« Oui, j’étais blessé au niveau du genou. J’étais donc forfait pour ce premier match de Championnat. Les deux équipes ont mit du temps à rentré dans le match. C’était un match très fermé, où il a eu très peu d’occasions des deux côtés. Je pense qu’on mérite quand même de gagner le match. On a eu la possession du ballon. Même à 10 contre 11, nous aurions pu accrocher un résultat. C’est le premier match, il n’y a rien d’alarmant ! Il faut continuer à travailler sur nos points faibles et continuer à prendre les matchs les uns après les autres. La saison est longue. C’est vrai que l’arbitre était en grande forme hier soir. Il y a eu certes pas mal de fautes, mais beaucoup de cartons n’étaient pas justifiés. »

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Sur les huit rencontres disputées ce vendredi, cinq se sont terminées sur un score nul et vierge ? C’est quand même étonnant de voir ce genre de résultat lors de la première journée de Championnat, non ?

« Non, je ne trouve pas ça étonnant vu que pas mal d’équipes ne se connaissent pas encore, et sont toujours en rodage. Il faut le temps de se découvrir d’où le fait qu’il y ait eu beaucoup de nuls pour cette première journée.  »

L’équipe Stadito tient à remercier Anthony Briançon pour sa disponibilité et sa gentillesse, et lui souhaite une bonne continuation.

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