A LA UNEACTUALITÉAS Nancy LorraineChâteaurouxFC MetzFranceInterviewitoLiga IILigue 1Ligue 2NationalPetrolul PloiestiRoumanieSarreguemines FCStade LavalloisUS Forbach

Ludovic Guerriero : « apporter mon expérience et me sentir concerné »

1

Fort d’une très grande expérience de la Ligue 2, Ludovic Guerriero est actuellement à la recherche d’un nouveau challenge. Celui qui reste sur une pige de 6 mois dans un club roumain qui a fait faillite a accordé cette interview à Stadito et revient sur la carrière qui l’a mené de Nancy à l’Europe de l’Est, en passant par Metz, Châteauroux ou encore Laval.

Vous souvenez du jour de la signature de votre premier contrat professionnel ? Quelles sentiments ressent un joueur en ce jour ?

« Tout simplement un sentiment de fierté d’avoir atteint un premier objectif. Tout en sachant que le plus dur commence. »

a

Vous débuter donc votre carrière professionnelle avec l’AS Nancy Lorraine. Comment se passe votre première saison dans le groupe ?

« Je fais le stage à Colmar. Ensuite, je suis prêté avec Rachid Hamdani à Raon. Le club ayant recruté, ils voulaient qu’on est du temps de jeu, tout en ayant un œil sur nous. J’avais déjà évolué avec les pros un an auparavant, en mai 2003 contre Caen. Puis j’ai fini, la saison de la montée avec le groupe pro, avec une titularisation lors d’un déplacement à Reims, victoire 4-0 et le titre de champion en fin de saison. »

Vous faites parti de l’équipe lorsque le club Meurthe-et-Mosellan est sacré Champion de Ligue 2. Est-ce que cela correspond au plus beau moment de votre carrière ? Pourquoi ?

« Oui, forcément car un titre c’est pas donné à tout le monde. Surtout que je débutais à peine et avec un groupe extraordinaire. »

Puis vous êtes prêté à Raon l’Étape la saison suivante. Est-ce une case quasi-obligatoire pour les jeunes joueurs selon-vous ?

« Je ne sais pas si c’est obligatoire. En tout cas, pour moi, ça a été bénéfique puisque j’ai eu du temps de jeu et de bonnes statistiques (6 buts et 6 passes décisives). »

Lors de cette saison où vous êtes prêté, l’ASNL remporte la Coupe de la Ligue. Est-ce une déception de ne pas avoir fait parti de l’épopée ?

« Non, ce n’a pas été une déception. Même en étant prêté, le club faisait tout pour qu’on se sente concerné. On a même été invité à la finale et on a fait la fête ensemble. »

a

Finalement, vous quittez le club, où vous ne vous imposez pas, en 2008. Vous rejoignez alors l’AC Ajaccio, où vous devenez un membre essentiel de l’équipe. Comment vivez-vous ce changement de statut au sein d’une équipe ?

« J’arrive à Ajaccio en toute modestie en voulant montrer que j’ai le niveau pour m’imposer et que tout ce que j’ai appris à Nancy peut me permettre de m’imposer partout. En effet, je pense que l’ASNL est la meilleure école de foot. Je fais deux superbes saisons et je suis vite adopté par les supporters. Ça a été une chose en plus qui m’a aidé à m’épanouir, plus le fait de vivre avec des coéquipiers au top, le staff et comme je l’ai dit des supporters toujours au top, encore aujourd’hui avec moi. »

Puis, en 2010, vous rejoignez le FC Metz, grand rival de l’ASNL. Comment fait-on pour s’intégrer dans le club lorsque l’on a été dans le camp du rival ? Avez-vous eu une bonne relation avec les supporters messins ?

« Je rejoins Metz pour raison personnelle. Je savais que ça allait être dur avec les supporters, mais j’en vu d’autres, donc je m’en fichais. L’essentiel était ma raison prioritaire, un soucis de famille. »

a

Avec Metz, vous avez connu les heures difficiles du club, relégué en National à l’issue de la saison 2011-2012. Quels sentiments dominent lorsque l’on est joueur d’une équipe en grande difficulté comme cela ?

« Les difficultés sont liés au club. Perdre des joueurs en janvier alors qu’on sait qu’on va avoir des suspendus, à cause d’une bagarre en Coupe, c’est le club qui fait le choix. On était 5ème en janvier puis on a coulé. »

Vous rejoignez alors Châteauroux et restez en Ligue 2. N’aviez-vous pas envie de faire une saison à l’étage inférieur ?

« Je n’avais plus envie de rester à Metz, tout simplement. Déjà au bout de la première année, la raison familiale était finie, j’étais soulagé. Mais je savais que je n’étais pas au bon endroit pour m’épanouir. Je signe dans un bon club, Châteauroux, où je passe deux bonnes saisons. »

En 2014, vous rejoignez le Stade Lavallois. Puis en 2015, vous annoncez votre départ du club, une saison après votre arrivée. Qu’est-ce qui a motivé ce choix ?

« Je sentais que le coach me prenait pour un con, et je n’aime pas ça. Donc j’ai décidé de partir. »

Plusieurs fois, vous êtes amené à porter les brassards de capitaine de Metz et Laval. Êtes-vous un leader, que ce soit sur le terrain ou dans le vestiaire ?

« Je ne sais pas si je suis un leader. Mais, j’aime aider mes coéquipiers et parler dans le vestiaire quand ça va ou pas. Ça m’a parfois jouer de mauvais tours, mais j’ai toujours assumer. J’ai porté le brassard quelques matchs à Ajaccio, un an et demi à Metz et six mois à Châteauroux. Donc je pense que les différents coach que j’ai eu ne m’ont pas donné cette responsabilité pour rien. »

Depuis cette aventure lavalloise, quel est votre parcours ?

« J’ai fait 5 mois d’entraînement avec le club de Sarreguemines, près de chez moi car je connais le coach Sébastien Meyer, qui m’a accueilli pour garder la forme. »

Justement, avait vous suivi le parcours de Sarreguemines en Coupe de France, la saison dernière ? Qu’en pensez-vous ?

« Oui, j’ai suivi jusqu’à la victoire contre Valenciennes puisqu’ensuite je suis parti en Roumanie. Très beau parcours et surtout mérité.

a

Pourquoi avoir choisi de tenter l’aventure dans le Championnat roumain, avec le Petrolul Ploiesti ?

« J’ai toujours voulu jouer à l’étranger. J’ai donc tenté l’expérience. »

Comment s’est passé votre adaptation ? Avez-vous dû apprendre la langue ?

« L’adaptation se passe très bien. Moi, et les nouvelles recrues n’avons pas été mis à l’écart. Au bout de deux mois et demi je comprenais les discours du coach en roumain, et le directeur sportif nous a aidé au début. Il parlait français, tout comme le second coach qui est arrivé deux mois après notre arrivée. »

Quelle est votre situation actuelle ?

« Actuellement je recherche un nouveau défi. Le club a fait faillite en Roumanie. »

Des championnats, voire des clubs en particulier vous ont-ils montré leur intérêt ? Quelle option préconiseriez-vous au moment de faire un choix ? Voudriez-vous revenir en France, rester en Roumanie, découvrir un nouveau championnat ?

« Je n’ai pas de préférence. J’ai plus de 300 matchs, je veux juste apporter mon expérience et me sentir concerner dans le projet. Après, le foot tu joues ou pas. Mais tant que tu donnes le meilleur de toi, tu peux te regarder dans une glace. »

a

De nos jours, beaucoup de joueurs relativement peu connus de nos championnats se font approcher par des clubs de pays « exotiques » comme la Roumanie, et beaucoup refusent catégoriquement. En tant que joueur qui a pris le pari, considérez-vous que les championnats de l’Est paient une réputation falsifiée ? Y’a-t-il tout de même des risques qui justifient cette tendance ?

« Le risque est de ne pas être payé en temps et en heure. Sinon, niveau football ça vaut le coup. »

Pensez-vous revenir en France pour terminer votre carrière ?

« Quoi qu’il arrive je terminerai ma carrière de footballeur où je l’ai commencé, à Forbach. Après je ne peux pas en être sûr à 100%, mais c’est ce que j’ai en tête. Même si ce n’est qu’une saison. »

L’équipe Stadito tient à remercier Ludovic Guerriero pour sa gentillesse et sa disponibilité.

You may also like

More in A LA UNE