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Un mois d’EURO … c’est beau

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Rendez-vous dans quatre ans…

Le championnat d’Europe de Football s’est achevé hier avec un goût amer pour l’Équipe de France mais également de belles promesses d’avenir. Après 51 rencontres, c’est le Portugal qui eut le privilège de remporter le trophée Henri Delaunay . À l’heure ou Lisbonne rit, Paris pleure. Néanmoins, si nos bleus nous ont fait rêver, difficile de réduire la compétition à notre seule équipe de France. Ainsi, Stadito s’est attardé à faire un petit récapitulatif, celui qui vous permettra de frimer sur la plage cet été quand vos potes demanderont « qui a fini meilleur passeur au fait ? »

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Pour commencer, quoi de mieux que des chiffres avec quelques statistiques.

51 matchs joués
24 équipes
1400 tirs
42 975 passes
2 500 000 supporters

► Buts :

108 buts
1 but marqué toutes les 44 minutes
2,12 buts par match

► Période la plus prolifique :

de la 46ème à la 60ème minute (21buts)

► Équipes les plus prolifiques :

Seule en tête avec une moyenne de 1,86 buts inscrits par match (13 au total), la France termine meilleur attaque, cela grâce à un Antoine Griezmann en feu (6 buts, meilleur buteur de la compétition). La Belgique, stoppée en quarts de finale se classe seconde, devant la surprise galloise.

1-France (1,86 buts/match)
2-Belgique (1,8)
3-Pays de Galles (1,67)

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► Équipes les plus imperméables :

Véritable exemple de rigueur tactique et de solidité, la Squadra Azura reste la meilleure défense de cet Euro. Le carré magique de la Juve (Buffon, Chielinni, Bonucci, Barzagli) n’y est pas pour rien. La Pologne, portée par la révélation Glik fait jeu égal avec les azuris. Enfin, l’Allemagne qui a prouvé que sa domination n’était pas seulement offensive, et la Suisse dans sa pure tradition, complètent le podium.

1-Italie (0,4 buts encaissés/match)
-Pologne (0,4)
3-Allemagne (0,5)
-Suisse (0,5)

Les Italiens ont notamment asphyxié l'Espagne d'Iniesta ne pouvant rien seul face à trois italiens.

Les Italiens ont notamment asphyxié l’Espagne d’Iniesta ne pouvant rien seul face à trois italiens.

► Équipes les plus friables :

Ici, l’Ukraine et la République Tchèque se partagent la première marche de ce « podium ». 3 Équipes suivent ensuite. Aucune de ces sélections n’ont franchi les phases de poules.

1-Ukraine (1,67 buts encaissés/match)
-Rep. Tchèque (1,67)
3- Autriche, Roumanie, Turquie ((1,33)

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► Possession de balle :

Sans surprise, nous retrouvons deux habitués de ce classement, en la personne des allemands, champions du monde en titre, et des espagnols, vainqueurs sortants de l’Euro. L’Angleterre complète le podium.

1-Allemagne (63%)
2-Espagne (61%)
3-Angleterre (59%)

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Statistiques individuelles :

  • Meilleur Buteur : Antoine Griezmann : 6 buts
  • Meilleur Passeur : Eden Hazard : 4 passes (le Gallois Aaron Ramsey a également délivré 4 caviars mais le Belge remporte le titre de meilleur passeur en raison d’un temps de jeu moindre de… 7 minutes)

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  • Joueur le plus décisif : Antoine Griezmann : 6 buts, 2 passes décisives
  • Joueur tentant le plus de tirs : Cristiano Ronaldo : 46 tirs tentés
    Joueur le plus précis : Gareth Bale : 16 tirs cadrés
  • Meilleur total d’arrêt pour un gardien : Hannes Halldorsson : 27 arrêts

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  • Joueur ayant récupéré le plus de ballons : Pepe : 60
  • Plus grand total de minutes jouées : Rui Patricio : 720

Si dans quatre ans, l’Euro prendra un nouveau tournant avec une organisation internationale, ce millésime 2016, qui a vu le Portugal l’emporter, était bien celui de la nouveauté. Voici un petit récapitulatif, des « premières de cet Euro ». Si certaines ont pu être oubliées, toutes nos excuses tant l’Euro 2016 fut maître en la matière.

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Première victoire du Portugal en grande compétition
Première participation de : Islande, Irlande du Nord, Pays de Galles, Albanie
Premier Euro à 24 équipes
Premier joueur de moins de 19 ans à disputer une finale d’Euro : Renato Sanches

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Premier joueur de plus de 38 ans à remporter l’Euro : Ricardo Carvalho
Première défaite de la France en finale d’une grande compétition à domicile
Première défaite de la France au Stade de France en grandes compétitions (en 7 matchs)
Premier joueur du Top 5 des championnats européens à atteindre les 70 matchs joués cette saison : Antoine Griezmann
Première défaite de la France un dimanche à l’Euro
Première victoire du Portugal sur la France depuis 1975, Deschamps avait alors 6 ans
Premier joueur à marquer 5 buts en phase à élimination directe de l’Euro : Antoine Griezmann

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Première confrontation entre la France et l’Allemagne en phases finales d’un Euro
Premier joueur à disputer 3 demi-finales à l’Euro : Cristiano Ronaldo
Premier « clean sheet » pour la France face à l’Allemagne en tournoi majeur (en 5 matchs)
Première équipe à inscrire 5 buts lors de deux matchs à l’Euro : France (vs Belgique en 1984 et vs Islande en 2016)
Première équipe de l’histoire à inscrire 4 buts en première période lors d’un Euro : France (vs Islande)
Première sélection en tournoi majeur pour un joueur français depuis 1966 : Samuel Umtiti

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Première équipe de l’histoire à aligner le même 11 de départ lors de ses 5 premiers matchs à l’Euro : Islande
Première équipe à se faire éliminer à 6 reprises aux tirs aux buts dans l’histoire des tournois majeurs : Italie
Premier joueur à atteindre les 38 matchs disputés en tournois majeurs : Bastian Schweinsteiger
Première victoire de l’Allemagne sur l’Italie en tournois majeurs
Première demi-finale pour une première participation depuis 1992 (Suède) : Pays de Galles
Premier but marqué par Wayne Rooney en match à élimination directe d’un tournoi majeur
Première fois que chacune des deux équipes marquent dans les 6 premières minutes d’un match à l’Euro (ISLvsENG).

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Au-delà des statistiques et des inédits de l’Euro, il faut dire que cette compétition nous aura une nouvelle fois faite rêver. Si de nombreuses équipes et joueurs ont répondus présents, d’autres ont déçus où sont même totalement passé à côté. Petit tour d’horizon des principaux points à signaler.

Ils sont allés au bout : Portugal

Equipe décriée durant tout l’Euro, la faute notamment à un jeu peu chatoyant et à un seul match gagné dans le temps réglementaire, les portugais ont tout de même réussi l’exploit de remporter le premier trophée majeur de leur histoire, et ce malgré un Cristiano Ronaldo parfois en demi-teinte et blessé le jour de la finale. Portés par les révélations Renato Sanches, futur joueur du Bayern, et Raphael Guerreiro son futur adversaire en Bundesliga (le désormais ex-lorientais jouera pour Dortmund l’an prochain), les lusitaniens ont également pu compter sur un Pepe stratosphérique, solide et constant, mais également sur d’autres joueurs d’expérience tels que le joker de luxe Ricardo Quarsema, la fusée Nani ou la muraille Rui Patricio.

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Ils peuvent avoir des regrets : France, Allemagne, Italie

La France, a enfin atteint une finale, tant attendue depuis dix ans. Dotée d’une ferveur populaire allant crescendo au fil des matchs, les bleus ont pu compter sur une poule abordable pour s’offrir un parcours moins compliqué que certains concurrents. Avec l’Irlande en 8èmes et l’Islande en quarts, il était difficile de jauger le niveau de cette équipe. Nous avons eu la réponse en demi-finale, lorsque les tricolores sortirent les champions du monde en titre, l’Allemagne de Joachim Löw. Une finale à domicile, laissait entrevoir de belles perspectives, face à un adversaire au jeu décrié et très en réussite depuis le début de l’Euro. Seulement, la France semblait dépassée par l’évènement, et ne sut jamais se défaire de la muraille portugaise. Les regrets seront éternels et seule la confirmation d’Antoine Griezmann comme l’un des 3 meilleurs joueurs du monde laissera une once de satisfaction dans ce dénouement si cruel. Au vu de son Euro, la France méritait mieux. Toujours est-il que le rachat de Patrice Evra et de l’histoire de Knysna semble acté. De la belle découverte Umtiti à la triplette offensive de feu en passant par la puissance de Sissoko et les parades de Lloris, la France peut tout de même se féliciter d’avoir réussi son Euro. Malgré une petite pointe amère dans la gorge.

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L’Allemagne a vu ascension stoppée brusquement en demies face à une belle équipe de France. Avec un parcours solide et un statut de champion du monde à faire valoir, les Allemands semblaient filer vers le sacre après leur succès face à une remarquable équipe italienne. Seulement, le manque d’imagination et surtout la pénurie de pur avant-centre avec la blessure de Mario Gomez fut fatale à une Manschafft qui ne deviendra pas la troisième équipe à réaliser le doublé « Coupe du Monde-Euro » (après la France et l’Espagne).

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Le cas de la Squadra Azura est plus particulier. Enterrée avant même le début de l’Euro, critiquée, appauvrie par les blessures, personne ne donnait cher de la peau des hommes de Conte. C’est sans compter le génie de celui-ci et l’extraordinaire abnégation de ses joueurs qui ont su apporter une grinta, un grand rayon de soleil dans le maillot azzuri de la nazionale. Si nous les catégorisons parmi ceux pouvant avoir des regrets, c’est qu’ils auraient sans doute pu s’éviter l’Allemagne en quarts, la faute à une défaite face à l’Eire en poules. Brillante en huitièmes face aux tenants du titre espagnol (ce match fut l’incarnation du génie tactique de Conte), la sélection italienne échouera d’un cheveu en quarts contre l’Allemagne, lors de la loterie des tirs aux buts. Cette équipe, pas forcément la plus plaisante à regarder jouer, a tout de même le mérite de s’être battue jusqu’au bout, sans forcément avoir les meilleures armes.

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Ils ont créé la surprise : Islande, Pays de Galles

Difficile d’oublier nos amis Islandais, ces vikings du nord et véritables trublions de cet euro. Qui aurait misé sur leur présence en quarts de finale pour leur première participation ? Pas grand monde. Si les imaginer en huitième pouvait être envisageable, au vu de leur poule relativement homogène, il était difficile de prévoir quel serait leur parcours. Brillants en phases de groupes en tenant le Portugal en échec notamment, ils réussirent ensuite l’incroyable exploit de sortir l’Angleterre de Rooney, Sterling et autres Kane. Si leur époppée fut brutalement stoppé face à la France (défaite 5-2), nous retiendrons de cette équipe un remarquable esprit collectif, un public de dingue et un commentateur déchainé. Que du bonheur. Au plaisir de vous revoir dans 4 ans messieurs les Islandais, voire même dans deux ans si le cœur vous en dit.

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La sélection galloise, déjà évoquée dans un article précédent, fait également partie des belles découvertes de l’Euro, avec une notoriété tout de même plus importante que celle de nos amis islandais cités ci-dessus. Dotée de joueurs de haut niveau (Allen, Williams), voir de très haut niveau (Ramsey, Bale), l’équipe des Dragons Rouges aura réussi la belle performance de se hisser en demies, battant au passage les Belges, outsiders très sérieux.

Mais aussi : Irlande du Nord, Hongrie

Ils ont déçu : Angleterre, Croatie, Belgique, Autriche, Zlatan Ibrahimov… euh la Suède pardon

Les deux premiers cités, Angleterre et Croatie, sont dans une situation relativement similaire : une élimination en huitièmes. Seulement, l’Angleterre aura chuté face aux islandais, une équipe largement à sa portée. Désolant pour une équipe comptant dans ses rangs des joueurs de grande classe. Difficile de trouver une satisfaction dans l’Euro dans anglais dans la liste des déceptions (Hart, Dier, Sterling, Kane, Hogdson…) est longue.

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Les Croates, brillants en poules et portés par une génération de feu (Modric, Rakitic, Perisic, Subasic…) auront tout simplement joués de malchance, s’inclinant dans les ultimes secondes contre le futur vainqueur de l’épreuve, le Portugal (but de Quaresma à la 118ème minute). Malgré un beau début de parcours et une défaite avec les honneurs, difficile de ne pas les classer comme l’une des déceptions de la compétition.

Concernant les Belges, il est apparu dès les premiers matchs que tout ne tournait pas rond. Des choix incompréhensibles de Marc Wilmots, une attaque apathique, et des joueurs phares en demi-teinte… Ceux qui depuis deux saison se proclamaient et étaient considérés comme les favoris de la compétition sont tombés de haut, défaits en quart de finale par des Gallois pourtant bien en dessous techniquement mais beaucoup plus soudés.

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Les Autrichiens et les Suédois auraient pu espérer mieux qu’une élimination en phase de poule. Si l’Autriche semble conserver quelques cartouches pour l’avenir, la Suède semble avoir laissé filer l’occasion de briller avec la désormais retraite de Zlatan Ibrahimovic. Peu en vues durant l’Euro, les deux sélections, potentielles surprises, ne garderont pas un souvenir impérissable de leur venue en France.

Ils ont tenu leur rang : Pologne, Suisse

Les Polonais, portés par Robert Lewandowski resteront comme l’une des satisfactions de l’Euro, avec de belles découvertes (Glik) ou confirmations (Fabianski). Après une élimination en quarts contre le Portugal, les Polonais pourront sans doute ruminer ces tirs aux buts, mais semblent être à leur place. Un top 8 européen.

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Les Suisses, huitièmes de finaliste de la dernière Coupe du Monde ont réalisé une phase de poules mi-figue mi-raisin. En atteignant néanmoins les huitièmes, ils ont confirmé qu’il fallait compter sur eux pour l’avenir. Nous avons néanmoins eu la confirmation que Yann Sommer faisait partie des grands gardiens européens, que Fabian Schär était un sérieux client à surveiller et que Shaqkiri, s’il n’est plus le joueur qu’il put être au Bayern, reste capable d’éclairs de génie (plus beau but du tournoi).

Mais aussi : Slovaquie

Et en tribunes ?

Du côté des supporters, difficile de dire qui fut le meilleur ou non. Mention spéciale aux Irlandais, avec leurs nombreuses animations, chants et autres facéties qui firent fureur sur la toile. N’oublions pas les Gallois, toujours dans un très bon esprit et plus de 20 000 en moyenne. Forcément difficile de ne pas évoquer les Islandais et leur clapping, les Français (malgré une mise en route un peu molle) et les Portugais jamais avares de klaxon et de chants.

Du côté des mauvais élèves (nous rappelons que nous ne sommes pas là pour faire des amalgames sur les supporters, qu’une minorité ne représente en aucun cas l’esprit d’un pays entier), difficile d’oublier les hooligans venue de Russie et d’Angleterre, et les climats de tensions avec certains Turques et Albanais notamment.

Cet Euro s’achève donc, place maintenant au mercato et au retour des championnats. Nous souhaitons un bon repos bien mérité à tous les joueurs et un grand bravo à nos bleus qui nous ont fait rêver jusqu’au bout. Enfin, merci à l’UEFA, à la France et aux villes organisatrices pour ces conditions de jeu (malgré quelques pelouses en mauvais état) et la sécurité qui a pu régner durant la compétition. Vivement 2018 et la prochaine coupe du monde, rendez vous dans quatre ans pour un nouvel Euro, avec un nouveau format.

Waldemar de Laage
Etudiant journalisme, passionné par le monde des tribunes. Twitter : @delaagewaldemar

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